‹ Manuel pratique de vocation [microforme]Chapitre 65 sur 95 · REMARQUES · texte numérisé non relu

REMARQUES

1. Que celui qui reconnaît en lui la présence de ces signes se marie sans aucune hésitation, surtout s’il ne se sent pas la force de pratiquer la continence, Qu'il suive alors le conseil de Saint-Paul : Quod si non continent, nubent, melius est enim nubere quam uri: 11 vaut mieux se marier que de brûler du feu des mauvaises passions.

2. Si on ne veut pas employer les moyens de chasteté dans le célibat, tels que la fuite des occasions de péché, la tempérance dans le boire et le manger, la prière, la fréquentation des sacrements, alors, le mariage est non-seulement de conseil, mais de précepte de charité envers soi-même, comme remède à la concupe et comme moyen nécessaire d’observer la loi

e Dieu et de sauver son âme.

3. La vocation au mariage étant la vocation ordinaire et par conséquent celle du plus grand nombre, ne se fait pas sentir aux premières années de la vie ; C’est petit à nee et même sans qu’on s’en préoccupe, qu’elle se développe ordinairement.

4. Le mariage est la condition commune. La Proyidence appelle au mariage la majorité des hommes. La plupart y sont destinés. Pour beaucoup, le mariage est nécessaire, parce qu’ils ne pourraient autrement pratiquer la vertu, supporter les charges de la vie, s’ac-

uitter de leurs devoirs de famille ou de société. —La

équence, la presque universalité des vocations à l’état du mariage permet de ne me se montrer diffcile pour les conditions à réaliser. faut pourtant y regarder avec soin, P p que tous ne sont pas faits pour le mariage. Cet état demande une vocation toute particulière. Il est des caractères, des constitutions, des

VOUS de vez que 6: x qui eu] moyen d

ousse ae rmalh brocipitée.—#E déterminent votre choix.

Les motifs suivants ne sauraient être des marques üe vocation au mariage :

L'amour de l'argent. —Je deviendrai riche, —QOui, mais vous sauverez-vous ? Et sans le salut, à quoi peut Vous servir la fortune ?

La coutume.—Je veux faire comme les autres — Dieu ne peut-il Pas vous appeler ailleurs ?

Le hasard. Un parti se présente, saisissons l'oc- Casion.—Mais êtes-vous faite pour cet état ?

L'exemple. —Je vais imiter ma compagne, mon amie—Autant voudrait-il prendre les mêmes habits ou les mêmes remèdes.

Une passion Pour une Personne.—Quoique le motif ur, d’inclination, conforme à la nature, ne soit

Pas mauvais en soi, puisqu’une affection

soutenue peut être

moins quand elle de

passion, elle nous enlève tou

choisir un état imm

inconstants désirs. Vous Fe pouv

tat —

Le désir d’une position sociale.—Sans amour pour les devoirs du mariage, qu’on se réserve d’accomplir ou de violer à son gré, on ne recherche qu’une position sociale de convenance, —communément imposée par les usages.

De vaines promesses.— Partout on vous montrera des fleurs, des avenues riantes ; mais attendez, les épines ne tardent pas à se montrer.

Le dépit et le caprice. —On a été souvent contrarié, on a éprouvé une déception ; on se jette là par étourderie et comme pour se venger.—Ou bien, on veut se soustraire à la vigilance de ses parents ; Sans mesurer la grandeur des obligations qu on assume,

Le plaisir, le bonheur purement humain.— Combien se persuadent que la vie commune est leur voie, tout simplément parce qu’elle flatte davantage leurs pen-

ts, leur amour des faux plaisirs du monde.

La jeunesse est naturellement inclinée vers le

mariage ; mais cette inclination naturelle, même jointe à l’aptitude pour remplir les devoirs de l’état Sa

a loin de prouver une vocation surnaturelle à cet tat.

La crainte d’un sacrifice passager. —Pour aller au og il me faudrait faire tant de sacrifices. . .Je me

marie

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