DANGER D’ENTRER DANS LE MARIAGE CONTRE LE BON PLAISIR DE DIEU
Quand une jeune fille se marie au gré de son père a est riche et bon, celui-ci, fournit tout d’abord une ot convenable pour l’établir, et vivre suivant sa condition.—Plus tard, il se plaît à lui venir en aide, et lui accorde les dons, les Secours que réclament les circonsces. :
Dieu est notre Père, et il appelle le plus grand nombre de ses enfants à l’état conjugal. Quand une ernes fille ou un jeune homme se marie à son gré, c’est-
-dire en faisant'et pour faire sa volonté.
Il lui donne tout d’abord une dot suffisante d’apti-
tudes et de qualités qui lui sont nécessaires ee remplir le rôle d’époux, d’épouse et de mère qu’Il lui a imposé.
De plus, Il tient en réserve pour lui, des secours spéciaux qu’Il Jui donnera en temps voulu, selon ses besoins. L’hcure de la nécessité, de la détresse vient— elle a sonné, cet é ux, cette épouse, cette mère peut, s’adresser à son Père céleste en toute simplicité et lui
ire : ‘ Mon Dieu, je me suis marié pour faire votre volonté, vous le savez, i souffre, j’ai besoin de & qui êtes mon Père.” Et rante sera exaucée d’une façon ou d’une autre.
Supposons au contraire, un jeune homme, une
jeune fille obéissant à quelque passion, ou à l'attrait
- tout naturel et irréfléchi, bien qu’innocent, d’une affection première, et s’engag:
du mariage; Dieu qui occuper dans la société et
l’avait pourvue des aptitudes voulues pour remplir cette piace ; mais peut-être lui avait-il m plusieurs des per ge et dispositions nécessaires pour bien rem-
lir le rôle d’époux, d’épouse et de mère qu’elle rend
e son propre mouvement et contre la volonté ee Cette fille, par exemple, sera donc dans la société comme un membre Fo n’est pas à sa place. Mariée sans vocation et sans les aptitudes voulues, elle ne remplira ses devoirs qu ’imparfaitement, et là où d’autres n’auraient point rencontré de difficultés, elle en rencontrera de nombreuses et qui la feront beaucoup souffrir.—Il est bien des personnes mariées, par exemple, qui eussent conservé leur santé et auraient été heu. reuses dans le célibat laïque ou dans la vie religieuse, et qui, dans le mariage, se traînent jusqu’à la mort, avec une santé bientôt ruinée, souffrent beaucoup et font souffrir les autres.
Supposez cette personne douée d’aptitudes naturelles suffisantes pour les fonctions et les devoirs ordinaires de sa vocation usurpée : elle a la santé, l'esprit, le caractère qu'il faut. Dans les moments difficiles Pourra-t-elle prier comme celle qui est dans se vocation ? Aura-t-elle droit comme celle-ci aux attentions spéciales de la Providence ? Evidemment non.—Dieu ne lui refusera pas tout secours ; maïs il en sera plus avare et la fera attendre souvent plus longtemps. -
Dès lors, le salut même devient plus difficile et fort incertain ; ces personnes commettront facilement des fautes graves, tantôt en excédant dans les joies de leur saint état, tantôt en n’en remplissant pas les devoirs si graves, d’autres fois en ne sachant supporter les croix pénibles qui leur échoient.
Nous allons plus loin et nous disons avec tous les saints et d’après de nombreux témoignages d’expérience, que bien des fois la colère de Dieu éclate contre
ces enfants rebelles à ges volontés, et qu’il leur envoie
ur les punir de particulières et de nombreuses tribuations.—Par des voies diverses et cach poursuit d’ordinaire ceux qui négligent sa volonté, et agissent en un point aussi grave contre ses desseins éternels.