‹ Manuel pratique de vocation [microforme]Chapitre 8 sur 95 · La voix de Dieu ne se fera pas entendre.— Tout · texte numérisé non relu

La voix de Dieu ne se fera pas entendre.— Tout

péché mortel détourne les bonnes inspirations, mais il semble que les péchés commis dans la jeunesse entraînent avec eux de plus tristes effe!1. Souillant la première innocence de l’homme, et ravissant à Dieu les prémices de la vie dont il est si jaloux, ils l’irritent davantage, et l’obligent presque à retirer ses faveurs aux malheureux qui se rendent ainsi dès l’âge le plus tendre les esclaves de l’enfer. Alors s’accomplissent ces paroles de l’Ecriture : ‘“ La sagesse n'entrera point dans une âme maligne, et elle n’habitera point dans un corps assujstti au péché. (Sagesse 1, 4). Vos iniquités ont mis un mur de séparation entre vous et votre Dieu, et vos péchés vous ont caché sa face miséricordieuse. (Is, 49, 2). ‘ La voie des méchants est pleine de ténèbres ; et ils ° ne savent où ils tombent” (Prov. 4, 19). Elle est donc bien à plaindre cette jeunesse qui se traîne dans le péché, jusqu’à l’heure où elle doit décider définitivement de son avenir. Quelques rares élévations vers Dieu, quelques retours d’un

instant vers le bien, suffiront-ils à dissiper les ténèbres amoncelées Par une vie coupable ?

3. Supposons toutefois que Dieu, riche en miséricorde, ne laisse pas de parler au coeur, tantôt par de vives illuminations de l'esprit, tantôt par de

gieux ou prêtrise—ne sera Pas suivie. On n’aura pas le courage de faire les sacrifices nécessaires à cet effet. On entrera dans le mariage sans aucune idée de Dieu et de ses devoirs d'état : par Pure passion. Et souvent on contractera des alliances insensées à l’encontre de tous les intérêts du temps et de l'éternité, et l’on expiera ensuite par d’amers et inutiles regrets les folies ’une jeunesse coupable,

IL. I en est d’autres dont la conduite sans être positivement criminelle est cependant légère et frivole. — Malheureusement le nombre en est grand parmi les jeunes gens et les jeunes filles de nos Jours. On va à la messe assez régulièrement, on se confesse de temps à autre ; Mais au fond il n’y a pas de piété sérieuse. Les après-midi du dimanche, comme la plupart des soirées de la semaine, se passent aux parcs, aux théâtres, aux vues animées, à la danse, dans des lectures frivoles, des amitiés plus ou moins sensuelles, des rencontres dangereuses. Rien de sérieux dans la vie, pas d’esprit chrétien. On travaille tous les jours, mais au lieu d’aider efficacement sa famille, tout va à la vanité, à la parure, au plaisir. Le

coeur tout de même n’est pas complètement gâté ; mais l’e

orateur, et moins encore le comprendre, ainsi il devient impossible de distinguer celle de Dieu, si le monde fait trop de bruit autour de notre esprit et de notre coeur. On embrasse donc alors un état de vie quelconque, au hasard et à peu près, sans aucune garantie de l'appel divin. En conséquence :

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