MALADIES DU CORPS VITRÉ
dans le corps vitré, d'autres dans la rétine, d'autres dans le cristallin , d'autres enfin dans la choroïde. Des discussions de ce genre ne peuvent point trouver place dans ce livre.
La symptomatologie de cette affection est loin d'être bien dessinée au début : les sujets qui commencent à en être affectés aperçoivent devant l'œil une espèce de fumée, qui se dissipe quelquefois complètement pendant quelques heures pour reparaître ensuite. Mais peu à peu cette fumée devient plus épaisse, et la vue s'affaiblit. On aperçoit alors dans l'intérieur de l'œil un certain degré d'obscurcissement, dont il serait difficile de préciser le siège. Jusque là la pupille conserve encore une grande partie de sa mobilité. Mais bientôt, si la maladie continue à faire des progrès, la vue diminue de plus en plus, la pupille se dilate en conservant sa forme arrondie, ou eu revêtant une forme irrégulière, et devient immobile. On aperçoit alors distinctement derrière cette ouverture une couleur nébuleuse d'un noir verdâtre ou vert d'eau, qui paraît manifestement concave. Les malades ne peuvent plus alors distinguer que les objets d'un grand volume. Bientôt l'iris n'offre plus sa couleur naturelle. On a observé que ceux qui étaient bleus prennent une couleur d'un gris sale, tandis que les noirs et les bruns deviennent d'un jaune foncé. Ces svrnptômes sont souvent accompagnés de douleurs intermittentes plus ou moins vives, qui, au dire de Weller, redoublent ordinairement vers le soir, éprouvent une rémission le matin . et s'exaspèrent communément lorsque le temps devient mauvais, ou que le malade couche sur la plume. Ordinairement aiors, il existe un certain degré de pholophobie.