‹ Manuel pratique du bibliothécaireChapitre 116 sur 233 · ANGLAIS · texte numérisé non relu

ANGLAIS

hdt.

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cr. {S).

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royal (^^rand folio).

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transi.

translatcd.

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niorc»cco.

enl.

enlarged.

n. éd.

new édition.

post (petit in-K"^.

oh. 4".

oblon); i".

ABREVIATIONS LES l'LlS USITEES DANS LES CATALOGUES ITALIENS.

carat, got.

caratteri gotici.

leg. Hi lela.

legato in mezza Ida

carat, ton.

carallxîre tondo.

leg. Ui pelle.

le^ato in mc/zu pelle

ca. gr.

carta grande.

leg. in pel.

le^alo in pelle.

ca. vel.

carta velina.

leg. ol.

legatiira olandese.

ca. l'ISS.

carta azzurra.

ma ce h.

macchialo.

dor. sut fol.

dorato sui fo^Ii.

m 8.^ mss.

manoscrito, nianos

esemp.

eseniplare.

criti.

fig-

fig^urc, fijfurato.

obi.

oblunjfo.

in- fol.

in-foglio.

ott. cons.

ottima consenazi<»nc

leg. an t.

leg^utura antica.

pag.

pagina, pa^'ine.

leg. bod.

le^ato alla Uodoniana.

perg.

perj^amena.

LKXIQIK

picc.

piecolo.

iaylio r.

ta^lio i*<).sHo.

quad.

quadcrno.

Uirl.

taiiato.

sec.

sec«lo.

iip.

tipo|;rafia.

Hcnz'anno.

t., tom.

ioniio, tonii.

scnza luo^o.

r., vol.

volume, volumi.

scnza data.

II nous resterait à signaler quelques abréviations en usage clans les incunables et quelques ouvrages du xvi*' siècle ; elles se rapportent surtout à la langue latine.

Les imprimeurs avaient pour but d'imiter plus parfaitement les caractères des manuscrits qu'ils voulaient reproduire, aussi les graveurs en lellres s'ingéniaient à rendre les abréviations avec la forme même qu'elles avaient sur le manuscrit. On comprend donc que leur nombre est aussi grand que dans les manuscrits et que leur dessin, pour celles identiques et de môme valeur, changeait selon les imprimeurs. Nous ne pouvons ici donner un tableau qui les renfermerait toutes et une sélection nous paraît dangereuse.

Bihliog. ~ Piuui (M^rn.) : Manuel de paléographie^ Paris, Picard, 2« éd., 1892, in-8", chap. II, Ahrévations, et à la fin de l'ouvrajife : Dictionnaire des abréviations. — Lkfkvkk (Th.) : Guide pratique du compositeur et de l'imprimeur typographe^ nouvelle édition, Paris, Firniin-Didot et Cie, 1883, in-8", chap. III, p. 113, sq. — Ottixo (Gius.) : Manuale di hibliografia^ Milano, U. lltepli, 1885, in-16, p. 38, sq. — Documents relatifs aux bibliothèques universitaires ou des Facultés, suivis de Vinsiruction générale concernant le service de ces bibliothèques^ Paris, Dclalain, s. d., in-8*, broch., p. \\. — Chassant (Alimi.) — - Paléographie des chartes et des manuscrit* du X' au XVIII* siècle. 6- édit. Paris, Aubry, 1887, in-8*.

Aciérage (Grav.). — Procédé consistant à recouvrir d'une couche d'acier impalpable une planche de cuivre sur laquelle la gravure est exécutée au préalable. Le cuivre est recouvert d'un dépôt galvanoplastiquc de fer ammoniacal. Par cet ajoutage, le métal offre plus de résistance et la planche s'use moins vite au tirage. Inventé par Salomon et (larnier, ce procédé a été perfectionné par Jacquin. Certains artistes se servent encore de plaques d'acier décarbonnées à la surface et rendues malléables après avoir été soumises à une haute température.

Bibliogr. — Lostalot (Alf. de) : Les procédés de ht gravure, Paris, Quantin, s. d., in-8", p. 107. — Dictionnaire de VAcadémie. 1878. — IIatzfki.t» : Dict.

Acotoir {Pap,), — Synonyme d'éj^oultoir (voir ce mol). Bibliogr. — Le Normand (L. S.) : Nouveau manuel complet du fabricant de papiers...^ Paris. Roret, s. d., t. II., Vocabulaire. (Manuel Roret).

Addition {Typ,y — Courte note, date, chiffre, indication sommaire

placée en marge, hors de la justification et sans renvoi. (Voyez :

Glose marginale, note marginale, manchette.

Bibliogr. — Encyclopédie méthodique^ 2«édit., Panckouckc. — Bertrand: Description des arts et métiers, t. III, p. 59t. — Le grand vocabulaire français, par une société de gen» de leltres, Paris, Panckoucke, s. d., in-4*', I, p. 371. — Dictionnaire de V Académie française, 1762. — Littrk, Hatzfeld, etc.

Affiner [ReL), — Coller contre les mors des cartons une bande de papier mince ou même de parchemin, afin de leur donner de la fermeté et d'éviter leur détérioration pendant les diverses manipulations de la reliure.

Bibliogr. — Bertra.xd (J.-E.) : Description des arts et métiers, Neuchàtel, 1777, in- S", t. V^III, p. 641 (article du Relieur, par Duinx^. — Dictionnaire de V Académie, 1878. — Littrk : Dictionnaire. — Le grand vocabulaire français. — BosguBT (Em.) : Traité théorique et pratique de Vart du relieur..., Paris, Raudry et C'", 1890, in-8o, Vocabulaire. — Lkxormaxt (S.) : Nouveau manuel complet du relieur, nouv. cdit., par Maigne, Paris, 1879, in-12 (Manuel- Roret), p. 412.

Affleurée [Pap.). — Quantité de pâte dont on charge la pile affleurante et qu'on retire après qu'elle a été préparée. Bibliogr. — Le Normaxi» : Op. cit.. Vocabulaire.

Affleurer [Pap.], — Délayer la pâte h papier dans la pile affleurante avant de l'employer.

Bibliogr. — Encyclopédie méthodique, 2* cdit. — Beutrano (^art. papier , t. V., 1788, p. 463, sq. — Littrk, Hatzfeld.

Affût (Pap.), — Cadre de bois qui fait la base de la forme ou moule dont l'ouvrier se sert pour puiser la feuille. Bibliogr. — Le Norma.\d : Op. cit., Vocabulaire.

Aglosse enivrée {Aglossa cuprealis, Hlbner). — Lépidoptère dont

la chenille attaquerait les reliures des livres, au dire de M. Milière,

entomologiste.

Bibliogr. — Milsaxt (Et.) : Les ennemis des livres, Lyon, 1877, pet. in-8" carre, sij;. in-4", p. 22. — Blaues : Les livres et leurs ennemis, trad. de Tan^I., Paris, Qaudin, 1883, in-12.

LEXigiE 283

Aigle (grand) {Pap.). — Voy. : Papier,

Ais (lieL). — Terme générique désignant toutes les pièces de bois

minces servant à l'usage du relieur. Ils se divisent aujourd'hui en

entre-deux et en membrures. Au xviii® siècle, ils comprenaient les

ais à endosser, à presser, à rogner de devant, à rogner de derrière,

il fouetter. On les fabriquait généralement en bois de hêtre bien poli.

Bibliogr. — Dudix : Op. cit., p. 6 SI. — Bosquet (Em.) : Op. cit., Vocabulaire^ p. 310. — LiTTnB. — Hatzfbli).

Ajouté (un) {Typ,), — Mot, phrase ou partie de phrase n'existant point dans la copie et que l'auteur ajoute à la correction de son épreuve.

Bibliogr. — Lbfbvrb (Th.) : Op. cit., p. 701.

Albertypie (Grav.). — Synonyme de phototypie ; on nomme ainsi un procédé qui permet de transporter un cliché photographique sur une plaque de verre recouverte de chromate de potasse et qu'on impressionne à la lumière. On peut ensuite encrer cette plaque •comme une pierre lithographique et tirer des épreuves au rouleau «l à l'encre grasse.

Bibliogr, — Lostalot (A. de) : Les procédés de la gravure, p. 190.

Alàins(Typ.), — Caractères d'imprimerie désignés aujourd'hui sous le nom d'italiques, lettres vénitiennes et qui ont été créées par Aide Manuce. Voyez : Caractères typographiques.

Alinéa (Typ,), — Première ligne de texte renfoncée d'un cadratin ; par extension, on entend aussi par ce mot un passage, un paragraphe compris entre deux alinéas. Faire un alinéa, remanier un alinéa.

Bibliogr, — Lefèvhe ^^Th.) : Op. cit., p. 700. — Dictionnaire de l'Académie^

LiTTHB.

Almanach [Bibl,). — Nom vulgaire donné au calendrier ou à des ouvrages paraissant périodiquement avec un calendrier en tète ou à la fin. Le premier almanach est celui publié par Jean Muller (JoHAXNES DE Mo.NTEREGio) vcrs 1475. Une édition de Venise est un des livres les plus anciens sur lesquels on ait mis une date. Rabelais «n publia en 1533 portant le titre de : Almanach calculé sur le

LEXigi'E

méridien de la, noble cité de Lyon. Les livres d'heures renferment souvent des almanachs ; Simon Vostre, GeofTrov Torv en mettaient généralement dans les leurs.

Bibliogr. — NiAAnn (Ch.) : Histoire des livres populaires ou de U littérature du colportage.... Pari», Amyot, 1851, 2 vol. in-8", t. I, chap. 1". — Brunet ;(i., ; Dictionnaire de /)i/)(iolojfie, Paris, 1860, 21 q. col.((loU. Mi^ne). — Ghasiimer'^V.;: Les anciens almanachs illustrés, Paris, Frinzine et O', 1885, in-folio. — PouY (F.) : Nouvelles recherches sur les almanachs et calendriers à i^rtir du xvr siècle, Amiens, 1879, in-8*.

Alphabet [Tifp,). — Mot formé des deux premières lettres grecques : alphn^ bêta, 11 désigne Tensemble des caractères ou lettres qui servent à composer les mots dans les diverses langues. A Torigine delà typographie, on se servait de caractères gothiques, plus tard, les caractères romains prédominent et le gothique n'est plus utilisé aujourd'hui que dans la langue allemande. Voici un tableau du nombre de caractères typographiques en usage dans la plupart des langues, abstraction faite des signes de ponctuation et autres :

Allemand

Anglais

.\nglo Saxon

Arabe

Arménien

Hougui

Chinois

Copte

Cunéiformes (Assyrie)

Dévanagari

Espagnol

Etrusque

Ethiopien

Français (aveci/;).

Géorgien

Gothique

Grec archaïque . . .

Guzarati

26 lettres.

21 i clés.

32 lettres.

51 signes.

28 lettres.

182 signes.

20 lettres.

39 caract.

2(> 2i 42 signes.

Hébreu

Himvarite

Italien

Javanais

Japonais

Magadha

Mandchou

Mésogothique . . . .

Mongol

22 lettre.»*

Pâli

Palmvrénien.

Pehlvi

Persan

Persépolitain Polonais . . . .

Hunique. . . .

Russe

Samaritain . .

Syriaque ... .

24 caracl

35 loi 1res.

22 caracl.

LEXigi'E

Tartare Mongol. . .

Tarlare mandchou (il n'existe plus trace de cette écriture)

23 lettres.

39 lettres.

Tamoul 51 signes.

Thibétain 40 caract.

Télinga 51 signes.

Zend 42 caract.

Bibliogr. — Lbfbvhr (Th.) : Op. cit., p. 309 — DARBiiDBi\G et Saglio : Dictionn&ire des antiquités grecques et romaines^ t. I, art. Alphabetum, par F. Lb- -NORMAAT. — Notice sur les types étrangers des caractères de V imprimerie royale, Paris, 1845, in-fol., 2* partie. — Bbrgbh (Ph.) : Histoire de Vécriture dan» V antiquité^ Paris, Hachette, 1891, in-8*. — Ladourbt (A.) : iVotioiu de typographie orientale. Appendice aux essais progressifs de composition typO' graphique de V. Brbto.x, Paris, 1893, in-folio.

Ana (BibL), — Ce mot désigne la réunion de bons mots, de pensées et d'observations sur les personnages célèbres, ou bien les mots et les pensées qu'on leur prêtait. C'est au xvn* siècle que parurent les premiers anas qui eurent une certaine vogue.

Bibliogr. — Peignot : Répertoire de bibliographie spéciale..., Paris, 1810.^ Beuchot : Mercure de France, 1811, t. XLVI, pp. 493-497, t. XLVII, pp. 256- 263. — Xamur : Bibliographie des ouvrages publiés sous le nom d'Ana, Bruxelles, 1839, in-8''.

Anagramme (BibL), — Transposition de lettres, de mots ou de phrases en plusieurs autres ayant un sens différent ou exprimant une autre idée. Des auteurs célèbres se sont servis de cette forme de mots pour signer leurs ouvrages.

Andouilles (Pap.), — Terme désignant les défauts du papier

lorsque la pâte s'accumule dans certaines parties de la forme et

produit une matière bulbeuse.

Bibliogr. — Encyclopédie méthodique. — Arts et métiers mécaniques, t. V, 1788, article papier, p. 336.

Anépigraphe (BibL), — Sans titre; sans inscription de titre. La plupart des manuscrits sont anépigraphes, les premiers incunables aussi .

Anglet (Typ.), — Ouverture d'angle faite à l'extrémité d'un

filet destiné à encadrer un tableau, une couverture. Faire un anglet

à la lime, au coupoir, au canif.

Bibliogr. — Lbfbvrb (Th.) : Op. cit. p. 700.

Amiotations Bibliogr.). — Remarques et observations manus-

crites mises en marg-es des ouvraj^es imprimés par leurs possesseurs. Certains savants avaient poussé très loin les annotations et ces ouvrages, la plupart dans les bibliothèques, y sont conservés avec beaucoup de soin. Nous nommerons le président de Thou, Huel, La Monnaye, Hossi, Mirabeau, Letronne, Paul-Louis Courrier,

Boissonade, etc.

Anonymes. — Sans nom. On désigne ainsi tout ouvrage dont Tauteur n'est pas indiqué par sa signature sur le titre, même s'il signe à la fin d'une préface ou d'une lettre introductive.

Anopistographa. — Seditdes manuscrits et des livres imprimésdont le recto seul porte de l'écriture ou de l'impression. La plupart des rouleaux ainsi que les livres xylographiques sont anopistographes.

Antiquariat [Bibliogr,), — Dénomination que des auteurs du xvni*' siècle appliquent indifféremment aux Musées, aux collections et à la science des antiquités. Ce mot tombé en désuétude esl employé encore en Allemagne pour désigner les libraires dont la spécialité est la vente des livres d'occasion et de vieux ouvrages.

Antiqner sur tranche (^e/.). — Appliquer sur la tranche d'un livre des ornements variés.

liihUogr. — Drnix : p. 6 SI.

Antiques (lettres) [Typ.). — Voy. Caractères d^ imprimerie.

Appel de note (Typ.). — Chiffre, lettre, astérisque, ou tout autre signe placé dans le courant du texte et renvoyant à une note correspondante qui se trouve soit au bas de la page, soit à la fin des chapitres ou des volumes.

Bibliogr. — Lefèvre (Th.) : Op. cit. p. 700.

Application [Typ.). — Ce mot désigne des vignettes qui peuvent

servir d'ornements au milieu d'un filet ou dans les coins.

Bibliogr. — Breton (V.) : Les vignettes typographiques et leur emploi.— Annuaire de Vimprimerie, par A. Mixleh, 189 i, in-12*, p. 120 sq.

Approbation [Bibliogr.). — Acte par lequel le censeur royah chargé de lire un manuscrit, déclare l'avoir lu et ny avoir rien trouvé de contraire à la morale et aux lois établies, ce qui aurait pu en empêcher l'impression. On dit encore Approbatur. — Los

candidats au doctorat en France soumettent encore leur manuscrit à l'a/^proi&a/ur du Doyen et au visa et au permis d'imprimer du Recteur.

Approche [Typ,], — En fonderie, on appelle ainsi la distance naturelle qui existe entre les lettres et le blanc nécessaire que porte chacune d'elles. Un caractère est plus ou moins serré d'approcheselon que sa forme le comporte. Dans la composition c'est la séparation inopportune de deux lettres, causée par la présence d'un corps étrangler ou par une partie saillante de matière provenant bien souvent d'un coup de pointe donné maladroitement à la lettre sur le côté de la frotterie. En Allemagne, au lieu de se servir de lettres italiques pour certaines remarques, on se contente d'espacer l'approche des lettres du double de l'approche ordinaire.

Bihliogr. — Lefedyiik (Th.) : Op. cit. p. 700.

Aqna-forte (Grav.), — Voy. Eau-forle.

Aquatinte (Grain) — Gravure exécutée avec une seule couleur,, généralement foncée ou neutre et donnant les dilFérentes tonalités par des dégradations ou des accentuations de teintes.

Armure (Pap,), — C'est le papier qui sert à envelopper les rames de papier; on la fait ordinairement avec des maculatures bleues ou grises suivant l'espèce de papier.

Bibliogr. — Le Norsiand : Op. cit., Vocabulaire.

Arraphique [Rel,), — Terme par lequel on désigne une reliure

faite sans couture. On l'emploie pour les journaux et les grands

in-folio à papier très souple.

Bibliogr. — B(>squbt : Op. cit., p. 28 i. — Lexormand ; op. cit., p. 35t.

Assemblage {HeL). — Ce terme désigne la mise en ordre des

feuilles imprimées pour en former des volumes. On se guide pour

cela sur les signatures placées au bas des feuilles. Bihliogr, — Bosquet : Op. cit., Vocabulaire.

Assortiment {Typ.), — Sortes plus ou moins nombreuses de caractères demandées au fondeur pour équilibrer celles qui sont surabondantes dans le bardeau.

Bibliogr. — Lefkvhe (Th.) : p. cit., Op. 700.

Autographe. — Ecrit par soi-même; écrit par la propre main de

288 LExigrE

Tauteur : lettres, documents, mémoires. De nos jours certains amateurs se passionnent pour ce genre de collection et recueillent précieusement les moindres écrits des personnages de marque, anciens ou modernes. Considérés comme manuscrits, on doit procéder pour leur classement des mêmes principes que pour les premiers. I/inventaire devra en être aussi développé que possible, mais la division sera faite selon Tordre alphabétique des signataires ou supposés tels. On a souvent lancé dans la circulation de faux autographes et bien des collectionneurs sV sont laissé prendre. La duperie de Vrain-Lucas envers M. Chasles, qui a duré assez longtemps malheureusement, n'est pas oubliée par certains. Pour la rédaction d'un catalogue de ce genre, il faut citer comme modèle ceux qui sortent de la maison Gharavey.

Bibliogr. — Dr LEscriis (F.-A.) : Les autographes et le goût des autographes en France et à l'étranger^ Paris, 1865.

Auto^aphie. — Ecriture ou dessin fait au moyen d'une encre grasse sur un papier spécial. Ce dessin ou cet écrit peut être décalqué par une simple pression sur une pierre lithographique qu'on prépare ensuite pour le tirage. A moins d'une habileté extraordinaire et d'une grande sûreté de main les épreuves obtenues sont boueuses et sans netteté.

Avant-lettre {Grav.). — Abréviation employée en terme d'artiste pour désigner une épreuve de gravure tirée avant l'indication du sujet et la signature de l'artiste. On dit : une belle uvanl-letlre ,

Aviver (Grav.), — Rendre plus vive une taille du burin, lui donner <lu brillant en la creusant avec un outil plus aigu.

Azur (Pap.). — Couleur bleue — bleu de Prusse, indigo, oxyde de cobald, ce dernier encore employé — que les Hollandais et après eux les Français et les Allemands mettaient dans la pâte à papier pour faire disparaître les teintes plus ou moins jaunes ou rouges de certaines pâtes.

Bibliogr. — Le Nohmam» : Op. cit.. Vocabulaire.

Bachat [Pap,). — Pièce de bois creusée profondément dans laquelle

on pile les chiffons; elle est appelée aujourd'hui mortier ou pile.

Bihliogv. — Bertrand: Op. cit., art. papier. — Le Normand: Op. cit., Vocabulaire. — Littré : Dicl.

Balle (Typ.), — Tampon de forme conique qui, avant l'invention des rouleaux à encrer, était employé pour appliquer Tencre sur les formes composées et prêtes à être tirées. On lui donnait l'apparence d'un entonnoir en bois muni d'une poignée. L'intérieur était rempli de laine recouverte de cuir cru cloué sur les bords.

Balle (Grav.). — Les graveurs sur bois se servent encore aujourd'hui d'une balle pour encrer leurs planches lors des tirages d'essai. Sa forme est ronde, en boule, surmontée d'une poignée également sphérique.

Balle [Pap.). — Réunion de dix rames de papier emballées. Bibliogr. — Le Normand : Op. cit,, Vocabulaire.

Ballon (Pa/>.). — Nom donné à la quantité de papier équivalant à

peu près à une rame ou deux porses lorsqu'on le donne au collage.

Bibliogr. — Bertrand : Op. cit., art. papier. — Le Normand : Op. cit., Vocabulaire.

Barbe [Pap.). — Parties terminales d'une feuille de papier tirée à la forme. La pâte arrivant sur les bords de la forme n'olfre que de la matière désorganisée et affecte des irrégularités fort prisées par les amateurs de livres à marges pleines auxquelles elles servent de témoins. On donne aussi ce nom aux sections opérées avec un couteau à papier lorsqu'on coupe un livre imprimé sur papier velin, japon ou Whatman. — Dans la Description des arts et métiers^ on définit les barbes : bords des mains de papier.

Bibliogr* — Le Normand : Op. cit., Vocabulaire.

Barbe [Grav.). — Aspérités laissées par le burin après son passage sur le cuivre.

Bardeaa [Typ.). — Boîle divisée en compartiments assez sem-

MaMUEL du BnsUOTHftCAIRK 19

blable à une casse et dans laquelle on dépose les caractères inutiles, les sortes surabondantes.

Bibliogr. — Lbfbvrb (Th.) : Op. cit., p. 701.

Bardeaude (casse) (Typ.). — On se sert de cette expression pour désigner la casse dans laquelle certaines sortes de caractères manquent, tandis que d'autres y sont surabondantes ; ce qui la fait ressembler à un bardeau^ grand casseau destiné à recevoir les sortes surabondantes des casses de chaque caractère.

Bibliogr, : Lbp&vrb (Th.) : Op. cit., p. 701.

Battée (^ReL). — On désigne ainsi la quantité de cahiers d'un

ouvrage broché que prend en une fois l'ouvrier batteur afin de

réduire le papier et de Tassouplir sur le bloc.

Bibliogr. — Dudix : Op. cit., p. 641. — Bosquet (Em.) : op. cit., p. 52 et Vocabulaire.

Battre (ReL), — Action de frapper avec un marteau spécial, fort lourd, à panse très large et légèrement bombée, dont la poignée est courte, sur les cahiers d'un livre afin de les réduire et de les assouplir.

Bibliogr. — Bosqubt : Op. cit., p. 52.

Bavocher [Typ.). — Imprimer sans netteté; se dit lorsque le tirage est flou et Tencre mal venue, ou lorsque le contour des lettres est sale, baveux; se dit encore d'une estampe mal tirée.

Bavochure. [Typ.). — Défaut d'un ouvrage bavoché; les bavochures d'une estampe.

Belle page [Typ.). — Page impaire ou recto de feuillet. Faire tomber les titres^ les chapitres^ elc.^ en belle page.

Bibliogr. — Lbfèvrb (Th.) : Op. cit., p. 701.

Berceau [Grav.). — Instrument du graveur en manière noire; sorte de ciseau terminé par un biseau aigu que l'on promène — en berçant — sur le métal à graver ; on obtient ainsi une série de pointillés, de grains, de petits trous qui retiennent le noir d'impression. L'épreuve obtenue, après l'emploi du berceau, est d'un noir plus velouté.

Bercer (/?e/.). — C'est balancer un peu de droite et de gauche les

LEXigiTE 491

feuillets du livre pour les faire remonter du dos vers la j;outlièrc. Bihliogr. — Dudix : Op. cit., p. 611.

Bibliatriqae. — Mot créé par Boissonade, rhellénistc. Peu usité aujourd'hui. Signifie l*art de restaurer les livres.

Bibliognosie. — Peu usité. Désigne la connaissance des livres, de leur valeur, de leur prix, de leur histoire. On emploie de préférence le mot bibliologie.

Bibliognoste. — Celui qui possède la bibliognosie, la connaissance des livres; ce mot ne s'emploie plus.

Bibliographe. — La personne qui s'occupe de bibliographie, mais dans un sens restreint, ne s'étendant pas jusqu'à la bibliophilie. Tout bibliothécaire doit être bibliographe, c'est indispensable.

Bibliographie. — C'est la science du livre sous toutes ses formes, au point de vue intrinsèque et extrinsèque ; c'est aussi la science du classement et du catalogage des manuscrits et des livres imprimés. Aussi peut-on diviser la bibliographie en deux parties : la bibliographie pure ou littéraire qui traite de la valeur du contenu des ouvrages, de leur critique et de leurs rapports entre eux, et la bibliographie matérielle ou appliquée qu'on peut partager en bibliotechnie et en bibliologie. La bibliotechnie surtout comporte le classement du livre, son catalogage, sa mise sur les rayons ainsi que l'organisation matérielle d'une bibliothèque ; la dernière partie comprend la description matérielle du livre (voir ces deux mots).

Bihliogr. — Brunkt (G.) : Op. cit., col. 74. — Grande Encyclopédie... Paris, Ladmirault, in-l**, art. Bibliographie ^ par Grant.

Bibliologie. — Science de l'histoire du livre depuis ses origines jusqu'à nos jours, et de sa connaissance matérielle extérieure et intérieure. Cette partie de la bibliographie s'attache à la description de la matière employée pour faire un livre, aux procédés typographiques et de gravure mis en usage, ainsi qu'à sa reliure et toute autre particularité pouvant le signaler à l'attention des amateurs ou des bibliographes.

Bibliomane. — Terme appliqué à un collectionneur maniaque recherchant une certaine catégorie de livres curieux par leur originalité et leur rareté, sans tenir compte de la partie matérielle du livre.

Bibliomanie. — Bizarrerie du goût de certains amateurs qui recherchent des livres curieux, extraordinaires, mais qui sont bien souvent sans valeur littéraire ou scientifique.

Bibliopée. — Art de faire des livres; peu usité.

Bibliophile — Terme qui désigne Tamateur de livres, au sens intelligent et instruit. On entend par là le collectionneur qui a souci de réunir les beaux livres, remarquables parleur reliure ou la beauté de leur impression, de leur illustration et ornementation typographique. Le ^ibliophile s'attache trop souvent à l'apparence du livre, à sa reliure ou sa rareté et dédaigne quelquefois la pureté du texte si Fouvrage est commun.

Bihliogr. — Richard de bury : Philobihlion. — Bhunet ^G.) : Op. cit., col. 92. Barbier : Bibliothèque choisie d'an homme de goût,,., Paris, 1808-1810, 5 vol. in-8*». — Pbignot : Traité du choix dei livres, D^on, 1817, in-8«'. — Jani.n : Vam^ur des I(vre«, Paris, Miard, 1866, in-8*.

Bibliopole. — Synonyme de libraire. Celui qui vend des livres. Terme inusité aujourd'hui.

Bibliotacte. — Celui qui s'occupe exclusivement du rangement des livres sur les rayons et de leur classement. Les garçons de salle sont des bibliotactes.

Bibliotaphe. — Celui qui enterre ses livres et ne les communique à personne. Local d'une bibliothèque où sont placés les ouvrages réservés ; c'est en un mot le cabinet noir.

Bibliotechnie, — Terme qui serait à employer de préférence au mot Bibliothéconomie. Ce mot désigne d'une manière générale tout ce qui touche à la connaissance du livre, à sa manipulation, à son catalogagc, à son classement dans les rayons d'une bibliothèque. Il s'applique encore à la connaissance de la création d'une bibliothèque et à son organisation complète, toute matérielle. Ce mot peut et doit s'employer dans le sens le plus large et le plus étendu de la Bibliographie matérielle,

Bibliothôconomie. — Mot usité surtout en Allemagne et en Italie. Il est synonyme de bibliotechnie. (Voir ce mot.)

Biblorhapte (Pa/7.). — Néologisme datant d'une trentaine d'années;

ce mol désigne un cartonnage à fermeture spéciale servant à retenir (les fiches, des feuilles volantes, des brochures, selon le format ; sorte de reliure mobile.

Biffer {Grav,), — On nomme ainsi l'action d'annuler une planche gravée en la couvrant de traits de burin creusés profondément, mais sans effacer la planche.

Bilboqaet {Typ.), — Terme typographique désignant des ouvrages de peu d'importance, tels qu'annonces, prospectus, cartes, lettres de faire-part, etc. On le désigne encore sous le nom de travail de ville.

Bihliogr. — Lefîîvhk (Th.) : Op. cit., p. 701.

Blanchet [Typ,), — C'est une pièce de drap, de flanelle, de soie ou de Casimir qui garnit le tympan de la presse manuelle afin d'amortir le coup de la platine, diminuer le foulage et garantir Tœil de la lettre.

Bihliogr. — Lkfèviib (Th.) : Op. cit., p. 364.

Blanchir [Typ.). — Ajouter du blanc dans les titres ou dans les garnitures.

Bihliogr. — Lkkkvhb (Th.) : Op. cit., p. 70J.

Blancs (7^j//).). — On appelle ainsi en fonderie les espaces, demicadratins, cadra tins et cadrais.

On dit qu'un caractère porte sur blanc lorsque l'œil du caractère se trouve dans une proportion relativement inférieure au corps.

Les interlignes, les réglettes et les lingots forment une seconde espèce de blancs destinés à prolonger l'étendue verticale de la composition.

En composition on appelle blancs l'intervalle que l'on met entre les lignes de titres en sus de l'interlignage ordinaire.

Dans l'imposition, les fonds et les têtières s'appellent les petits blancs et les marges extérieures et de pied les grands blancs. Bihliogr. — Lefèvhk (Th.) : Op. cit., p. 701.

Blatte germanique. — Orthoptère.

Blatte orientale. — Orthoptère. Insecte réputé nuisible aux

livres; le kakerlac^ de la même famille, cause de sérieux ravages

dans les bibliothèques d'Amérique.

Bihliogr. — [Mulsant (Et.)] : Les ennemis des livreSy Lyon, 1879, pet. in-S*», carre, si^^né en in-4«*, p. 23.

294 LEXIQl'K

Blocage (Typ.). — Lettre retournée provisoirement et mise avec intention à la place d*une autre. Celte feuille contient du blocage. Bibliogr, — Lekkvhb (Th.) : Op. cit., p. 701.

Bloquer (Typ,). — Remplacer par des lettres de même épaisseur en les retournant le cran en dessus, celles qui sont momentanément épuisées dans une fonte.

Bibliogr. — Lef&vrb (Th.) : Op. cit., p. 701.

Blaireau (Grav,) — Pinceau spécial, à poils très doux utilisé par les jçraveurs pour nettoyer les planches de cuivre f^ravées et en enlever les grains de poussière.

Bois {Grav.). — Par abréviation, se dit d'une j^ravure sur bois. Pour graver on se sert de bois qui n'est pas poreux, dont les fibres sont serrées et fermes, tel que le cormier, le poirier, le pommier et surtout le buis dont le grain est d'une grande finesse et d'une ténacité excessive. Aussi se sert-on de ce dernier pour les travaux qui exigent un grand soin.

Bois (Typ.). — On comprend sous cette dénomination générale toutes les parties en bois qui servent à garnir une forme (les biseaux y réglettes^ feuillets^ coins \ etc.); mais rigoureusement on n'appelle ainsi que les caractères d'une certaine épaisseur, comme le 30, le 40, le 48, le 72, le 96 points.

Bois habillé. — Toute gravure (bois, cliché ou galvano) qui a du texte sur une ou plusieurs de ses faces.

Bois (Emploi du) dans les Bibliothèques. — Les bois à employer dans la confection des rayonnages et dans la fabrication du mobilier d'une bibliothèque, doivent être bien secs et durs afin d'éviter ce qu'on nomme « le travail du bois » et aussi pour écarter les insectes. Les bois de luxe : acajou, palissandre, ébène, bois de rose, tuya ne peuvent guère être employés dans une bibliothèque publique à cause de leur prix élevé; il faut les laisser aux amateurs qui peuvent obtenir par un mélange combiné de diverses essences de bois des meubles et des corps de bibliothèque d'une richesse excessive. Le chêne blanc, l'yeuse ou chêne vert si l'on peut, le noyer, le frêne sont des bois choisis de préférence pour faire les rayonnages; ou peut encore employer le poirier, le pitchpin, le pin, le sapin qui conviennent à des ressources plus modestes.

LKXIQIF. 295

Voici quelques détails sur ces bois : Le Buis [euphorbiacéé). C'est le plus dur et le plus compact de nos bois d'Europe ; cet arbuste nous vient surtout de l'Orient ; on en distingue deux sortes : le vert et le jaune; le premier est le plus facile à travailler. On l'emploie beaucoup dans la gravure sur bois (voir le mot : gravure), — Le Cèdre [conifère) est originaire des régions montagneuses de l'Asie où il arrive à une très grande taille. Son bois est d'une grande finesse, mais trop tendre pour recevoir un beau poli; son odeur agréable mais forte, éloigne les insectes; il dure très longtemps. — Le Chêne (cupulifère) est un bois tenace et de longue durée. Il s'emploie beaucoup dans toutes les industries, mais il ne faut pas qu'il soit trop jeune, son aubier tenant trop de place alors. Trop vieux, son bois est noir, gras sous l'outil, cassant et sujet à la vermoulure. Pour la belle menuiserie on l'emploie après une submei'sion de deux ou trois ans, car son grain devient plus fin après dessication. Le chêne vert [lyeuse^ quercusilex) est encore plus dur et plus difficile à travailler que le chêne ordinaire (quercus robur^ sessilis^ etc.) — Le Frêne ijasminée) est le plus élastique de tous nos bois. 11 est blanc avec un grain moyen et peut être employé pour la confection des échelles de bibliothèques. — Le Ilêire [amentacée] casse facilement et manque d'élasticité; malgré sa facilité d'être travaillé à contre fil et sous toutes ses faces, il doit être prohibé des bibliothèques ayant l'inconvénient d'être piqué par les insectes. — Le Noyer [juglandacée) présente de belles veines et une teinte agréable, mais doit être employé avec circonspection dans les bibliothèques à cause du piquage auquel il est sujet. — Le Pin (conifère). C'est un bois blanc et léger, peu employé dans l'industrie à l'exception des planches très résineuses dont on faitdes meubles. Bien qu'il soit très résistant et que les insectes ne l'attaquent pas, il est bon de ne l'utiliser dans les bibliothèques que pour les montants ; la résine qu'il dégage pouvant gâter les livres. — Le Poirier {pomacée)^ à cause de la finesse de son grain et du beau poli mat que peut prendre son bois, peut être utilisé pour l'ébénisterie, la sculpture et la menuiserie fine; mais il ne faut l'employer que très sec parce qu'il diminue beaucoup de volume. — Le Sapin (conifère) est le plus utile et le plus employé de nos bois dans la grosse charpenlerie et la menuiserie ordinaire. Dans la boiserie des bibliothèques, on ne peut le prendre que provisoirement, car il est spongieux et ne peut recevoir aucun poli.

Bibliogv. — Dictionnaire technologique...^ Pari», 1822, in-8«, t. 3, p. 250, sq. — Laboulaye : Dictionnaire des arts et manu factures... y 6* édit., Paris, 1885, |çr. in-8", t. I, article : Bois,

Boitense [Typ.). — On appelle ainsi la colonne d'une page qui n'est pas de même longueur que les autres s'il y en a plusieurs. Bibliogr. — Lbfbvhb (Th.) : Op. cit., p. 701.

Bon à mettre en page {Typ,). — Épreuve en placard tirée à la brosse ou typographiquement sur laquelle les premières corrections ont été effectuées, et qui doit être ensuite tirée en feuilles.

Bon à tirer (Typ.). — C'est Tépreuve en pages corrigée par Tauieur, et sur laquelle il a porté la note : Bon à tirer.

Bord dn carton (ReL). — Ce terme désigne l'extrémité de la coupe du carton, tant à la tête et à la queue, qu'au côté opposé au dos. Bibliogr. — Dudin : Op. cit., p. 611, 641.

Border [Grav.). — C'est entourer de cire malléable, de manière à former un bourrelet, les planches de grande dimension qu'on ne peut plonger dans la cuvette, mais sur lesquelles on verse directement l'acide à mordre.

Boule de vernis {Grav.). — On nomme ainsi l'enveloppe de soie affectant la forme d'une boule et renfermant le vernis des graveurs. Ils promènent cette boule sur la plaque chauffée.

Bourdon {Typ.). — On appelle ainsi l'omission, faite par le compositeur, d'un mot, d'une phrase, etc., de la copie qu'il compose. Bibliogr. — Lefùvhb (Th.) : Op. cit., p. 702.

Boustrophédon {Écriture). — Écriture qui part alternativement

de gauche à droite et de droite à gauche. Les Grecs écrivaient à

l'origine de la sorte.

Bibliogr. — BRuoEn (Ph.) : Histoire de Vécriture dans Vantiquilé, Paris, 1891, in-8».

Bouteilles {Pap.). — C'est un défaut dans le papier occasionné par une bulle d'air enfermée entre la pâte et la feuille couchée ; la pâte s'écarte et enlève de l'épaisseur à la feuille.

Bibliogr. — Le Normand : Op. cit., Vocabulaire.

Bradel {Bel.) — Nom d'un relieur français vivant au commence-

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ment de ce siècle et qui mit à la mode des reliures à dos brisé dont les plats et même le dos, souvent, sont recouverts de toile ou de papier; on dit : un livre relié à la Bradel. Bihliogr. — Bosquet (E.) : Op. cit., p. 168.

Broché (livre) (Bel.), — Se dit d'un livre dont les feuilles, au sortir de l'imprimerie, ont été pliées, cousues sommairement par cahiers et recouvertes d'une couverture en papier, collée au dos.

Brochure (Typ.). — On applique ce nom aux ouvrages qui n'atteignent pas dix feuilles, in-quarto ou in-octovo. Bibliographiquement, une brochure est un ouvrage qui n'atteint pas 100 pages, au-dessous et jusqu'à 50 pages elle peut se nommer une plaquette.

Brunissoir [Grav,). — Outil en acier, de forme variée, mais ne présentant jamais d'arêtes vives. On s'en sert pour brunir la plaque avant de graver ainsi que pour effacer les traits peu profonds.

Bnrin (Grav,), — Instrument de forme spéciale, à arête très aiguë, servant à graver sur cuivre. — Par extension, pour dénommer une belle gravure, on dit : cest un beau burin.

Cabochons {(irav.), — Très petite vignette gravée en relief ou sur bois, qui sert d'en-tête ou de cul-de-lampe aux articles de journaux. On l'emploie aussi pour séparer les alinéas.

Cadrai [Typ.], — Pièce de fonte, moins haute que les lettres, mais de même corps, servant à compléter les lignes où la lettre ne remplit pas la justification. En général on l'emploie à remplir les vides de toute espèce qui peuvent se trouver dans une page.

Cadratin [Typ,). — C'est un cadrât qui est aussi épais que la largeur du corps.

Cadratin (Demi-) [Typ,), — Petit cadratin de la largeur d'un chiffre.

Bibliogr. — Lefèvre (Th.^ : Op. cit. p. 81.

298 LKXlgi'E

Cadre [Typ.], — F'ilels taillés en aiij^lels et servant à encadrer la composition.

Cadre {Pap.). — Châssis formant rebord autour de la forme afin de retenir la pâte lorsqu'on la fait égoutler.

Cahier {Typ,), — Assemblaji^e de plusieurs pages (loujoui's audessus de quatre) portant une signature distincte. » Ainsi Tin-S', et rin-12, imposé à la française, ont deux cahiers égaux — rin-18 est en deux cahiers, Tun de 24 pages (le grand cahier), Tautre de 12 pages (le petit cahier), l'in-lS peut être encore de trois cahiers à 12 pages chacun.

Cahier (Bel,), — En terme de reliure on donne aussi le nom de gros cahier à la partie la plus considérable de la feuille, pour les in-12, imposition hollandaise, les in-18, les in-24, etc. — la plus petite partie s'appelle pelil cahier ou feuilleton.

Bihliogr. — Lbfbvhb (Th.) : Op. cit., p. 702. — Duin>- : Op. cit., p. 6i2.

Calame. — Roseau dont Tun des bouts est taillé en biseau on forme de bec de plume avec lequel on écrivait sur le papyrus et le parchemin ; on se servait aussi de plumes d'oiseaux : corbeau, aigle, oie.

Calcographe {(irav.). - Instrument servant à faciliter le tracé des images fournies par la chambra claire et celui des dessins représentant des objets vus «en perspective.

Calligraphie. — Art de bien écrire. Dans l'antiquité on désignait sous ce nom l'occupation des scribes qui rédigeaient sans aucune abréviation les manuscrits écrits d'abord avec des notes, dans le genre des notes tyroniennes. — Au moyen âge ce mot avait pris la désignation sous laquelle nous le connaissons ; il existait dans les couvents d'habiles calligraphes. Nicolas Jarry est un des plus célèbres calligraphes français (né en 1620, mort en 1603); il est surtout coiniu par la Guirlande de Julie et i Office de la bienheureuse Vierge Marie.

Bihliogr. — Mï»tfau(:o>- ; Palœographin, liv. I, cap. 8, liste des calligraphes. — Dems (FkiO : Histoire de l'ornementation des manuscrits. 2" étlit., Paris» 18794çr. in-H».

Calque (OVat*,) — C'est une reprise d'un dessin, trait pour trait, faite au moyen d'un papier transparent appuyé sur le dessin lui— môme. L'artiste n'a qu'à suivre avec un crayon ou une plume sur le papier à calquer les lignes du dessin. Il est surtout nécessaire pour les graveurs qui n'ont plus qu'à reporter leur calque sur le bois ou le métal et à suivre, avec le burin ou Téchoppe, les lignes indiquées.

Camalen (Grar.)— On nomme ainsi des épreuves d'un dessin tirées en couleur, mais avec une encre d'une seule tonalité ; la gradation des tons est obtenue par le travail des hachures.

Cambrer les cartons (Bel,). — C'est donner aux cartons une

forme cintrée (convexité, extérieure) de manière à ce que les bords

pincent davantages les feuilles du livre une fois relié. Les livres ne-

sont plus cambrés de nos jours ; la fermeture parfaite du livre

s'obtient : 1** par le battage qui rassemble bien le papier ; i'^ par la

couture qui doit être en rapport avec le genre de papier employé ;

3" par une judicieuse mise en presse.

Bibliogr. — Dudix : Op. cit., p. 255, 642. — Busquet : Op. cit., p. 311. — Lk>obma.nd : Op. cit., p. 413.

Caractères typographiques. — Terme générique qui comprend les différentes espèces de lettres en usage dans l'imprimerie. Le plususité des caractères est celui dit romain dont les lettres sont droites ; il fait le fond de tous les ouvrages imprimés en Europe : pays allemands, slaves, grec et turc exceptés ; le caractère italique a ses lettres penchées comme l'écriture. Selon leur hauteur en points, les lettres prennent le nom de gros ou de petits caractères. — Les premiers caractères employés en typographie étaient les lettres gothiques, tantôt anguleuses, hérissées de traits et de points, tantôt aux contours un peu arrondis, sans traits superflus ; ils prenaient le nom de lettre de forme {hlack-letier), lettre de somme. Jenson, en Italie, créa le caractère romain. Aide Manuce fit fondre les lettres italiques qu'on nommait aussi caractères aldins. Puis vinrent ensuite les caractères gravés par Garamont et dénommée depuis elzeviers, par suite de l'emploi que ces imprimeurs en firent. Les types de Didot sont moins agréables à l'œil que ceux de Garamont. Nous nommerons encore les types créés par Bodoni, Baskerville, Ungerde Berlin, etc..

300 LRxigi'E

Les caractères de civilité fort à la mode au milieu du xvi® siècle ont été inventés, dit-on, par Granjon, qui obtint de Henri II, en 1557, un brevet pour leur emploi exclusif.

Aldinsoxx italiques. — Aide l'Ancien fît graver ce type par François de Bologne et Tu tilisa pour la première fois en 1501, pour Timpression d'un Virgile. Ils se distinguent des autres en ce que Taxe et la direction des lettres obliquent légèrement à droite. Ces caractères inclinés dans le sens de l'écriture anglaise sont employés aujourd'hoi pour attirer l'attention du lecteur ; ils remplissent l'ofiice des mots soulignés dans les manuscrits.

Antiques [Lettres). — Caractères d'épaisseur uniforme dont les pleins ne sont pas terminés par des barres finales.

Capillaires (Lettres). — Lettres très maigres où les pleins et les déliés ne diffèrent pas entre eux.

Capitales. — Lettres majuscules romaines ; elles excèdent à peu près de la moitié le corps de la lettre ordinaire ; elles suivent son alignement par le bas et par le haut celui de son prolongenieiil supérieur. Les petites capitales ne sont guère plus grandes que les lettres ordinaires.

Cicero. — Type de caractère appelé ainsi de ce que Sweynhcini et Pannartz l'employèrent pour leur première édition des Epistohv familiares de Ciceron, imprimées en 1 4(>7. r— Ce terme désigne aujourd'huh un caractère de onze points.

Egyptiennes [Lettres). — Klles ressemblent assez aux lettres antiques, mais les déliés et les pleins sont lourds et épais.

Normandes [Lettres). — Ces caractères sont un peu écrasés, aux pleins très massifs tandis que les déliés subsistent toujours. Ce type sert surtout pour des mots à mettre en vedette, ainsi que pour les titres.

Saint' Augustin [Lettres de). — Type de caractères qui a servi pour la première fois dans l'édition de Saint Augustin imprimée k Bâle en 150() par Jean d'Amerbach.

Caractères de fantaisie. — On désigne ainsi tous les types qui n'affectent pas une forme classique, tels sont l'anglaise, la ronde, l'égyptienne, la normande, la prismatique, etc.

Voici maintenant, d'après Lefèvre, la dénomination des caractères par points avec leur ancienne appellation :

Forée de corps. Ancienne dénomInAtton.

Trois Diamant.

Quatre Sëdanoise.

Cinq Parisienne.

Six Nonpareille.

Sept Mif^onnc.

Sept et demi Petit-texte.

Huit Gaillarde.

Neuf »... Petit-romain.

Dix Philosophie.

Onze Cicéro.

Douze ou treize . . . Saint- Augustin.

Quatorze Gros-texte.

Quinze ou seize . . . Gros-romain.

Dix-huit ou vingt . . Petit-parangon.

Force de corpe. Anrleniie dénomination.

Vingt et un ou vingtdeux Gros-parangon.

Mngt-quatre Palestine.

Vingt-huit ou trentedeux Petit-canon.

Trente-six Trismëgiste.

Quarante ou quarante-quatre Gros-canon.

Quarante-huit ou cinquante-six Double-canon.

Soixante-douze . . . Triple-canon.

Quatre-vingt-seize. . Grosse - nonpa -

rcille.

Il nous reste à dire que les types de caractères se mesurent toujours par points et que le point vaut environ quatre dixièmes de millimètre.

Nous donnons un spécimen des différents types de lettres :

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