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Caractères de Fantaisie
BIBLIOGRAPHI.
BIBLIOGRAPHIE
BIBLIOGRAPHIE
Bibliograpbie.
BIBLIOGRAPHIE Bibliographie.
Cf.
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BlBIilOC^RJLPHIE.
Bibliograplile.
BIBL.IOGRAPHIB.
Bibliographie.
BIBLIOGRAPHIE
Bibliographie.
Bihliogr. — Lbfkvrb (Th.) : Op. cit., chap. I, II, XIII. — Spécimens typographiques de V Imprimerie royale. — Paris, 1845, in-folio, première partie.
Carte (Bel.), — Morceau de papier fort ou de carton mince placé entre la peau et le dos du livre dans les reliures à dos brise. La carte est libre ou fixe selon qu'elle est collée ou non sur le dos du livre.
Bihliogr. — Bosquet : Op. cit., p. 112.
Cartes à joner. — Leur histoire se rattache à celle de la xylographie, à cause du procédé de leur fabrication. Jusqu'en 1400 elles se fabriquaient au moyen de patrons découpés à jours, à travers lesquels on traçait les traits qu*on enluminait ensuite ; mais depuis le XV* siècle on gravait sur bois en relief les images des cartes que Ton reproduisait ensuite par impression. La première mention qui en est faite se trouve dans le roman du Renard contrefait^ qui date de 1328.
Bibliogr, — Bullet : Recherches historiques sur les caries à jouer. Lyon, 1757, in-8*. — SiNGEH : Researches in io history of playing cards, London, 1816, in-i**. — Lbdbh : Eludes historiques sur les cartes à jouer. (Mémoires <lcs antiquaires de France, t. XVI, p. 256 à 3K4). — Diir.HRSXE atnë : Jeux de cartes tarots et de caries numérales du xiv* au xxi* siècle^ Paris, 1844, pet, in-fol. — Garxier (J.-M.) : Histoire de Vimagerie populaire et des cartes à jouer à Chartres, Paris, 1869, in-8*. — Bruxet (GrsT' : Dictionnaire de bibliologie catholique, art. Cartes à jouer, I, col. 383 (CoUcct. Migne). — Lalaxxb (Lude) : Les curiosités bibliographiques, Paris, 1857, pet. in-8* p. 58 et 384. — Lacroix (P.) : L'origine des cartes h jouer. (Bulletin du bibliophile, décembre, 1835, in-8*.)
Cartes géographiques. — La plus ancienne carte connue est celle dite de Peutinger, dont il n*existe qu'une copie fragmentaire à Vienne, qui aurait été faite par un moine de Colmar en 1265. Selon le système employé par les Romains, la carte est comprimée et se développe horizontalement; sa date approximative serait entre 2'20 et 270. Marc Velser en publia quelques fragments à Venise en 1591; de Scheyb, à Vienne, la publia en entier en 1753. Ernest Desjardin en avait entrepris la reproduction annotée ; il en fît paraître en 1872 les segments restants, mais l'introduction ne fut pas pas finie. Enfin l'Académie de Vienne en donna un fac-similé en héliogravure qui forme un album grand aigle de 10 planches. — Fra Mauro est le plus célèbre cartographe du xv* siècle. Le premier ouvrage imprimé renfermant des cartes géographiques est la Cosmographie de Ptolémée^ Rome, 1478, jin in-folio de vingt- sept caries gravées par Arm. Buckinck.
Bibliogr. — Jomart : Monuments de la géographie..., Paris, Duprat 1862, ^. 4*. — Santarbm (V** de) : Essai sur V histoire de la cosmographie et de la cartographie pendant le moyen Âge. Paris, Mauldc et Henou, 1849-1852, 3 vol. in-8*.
Carton [Bibliot.). — Désigne une feuille ou une fraction de
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feuille imprimée après coup et destinée à remplacer, dans un volume imprimé, un fragment équivalent défectueux ou dont le texte est remanié. Les notes additionnelles imprimées sur une feuille volante, destinée à être intercalée à la suite d'une page ou dans le cours d'un volume imprimé, portent le même nom. On appelle aussi carton les cartes de détails placées dans les angles d'une grande carte géographique.
Carton (/?e/.). — C'est la matière employée pour former les plats de la reliure. Le carton estformé,soitd'unepâte à papierplus grossière, soit par l'assemblage de plusieurs feuilles de papier ordinaire qui adhèrent entre elles au moyen d'une pression faite pendant que le papier est encore humide. Pour obtenir une bonne reliure, il ne faut se servir que du carton gris ou bleuté, le carton paille, subissant les influences hygrométriques, se gondole ou se dessèche.
Carton [Typ,). — On donne le nom de carton à quatre pages d'un format quelconque (excepté l'in-folio et l'in-quarto où ces pages forment une feuille ou une demi-feuille), qui se composent d'un seul morceau de papier que l'on plie en deux : Carton de titrer de fin y intercalaire, elc.
Cartonnage {Bel,). — Endos ou couverture de livres dont les plats et le dos sont formés de carton mince, ou même les plats seulement, le dos étant recouvert de toile, de percaline ou de papier. Il existe les emboitages, les cartonnages à la Bradcl et les cartonnages classiques.
Bibliogr. — Bosquet : Op. cit., pp. 168, 180.
Casse [Typ.). — Double compartiment en forme de boîte basse avec divisions intérieures qui servent à renfermer les caractères d'imprimerie. Elle est partagée en deux parties, en haut et bas de casse. Dans le bas de casse sont placés les types de lettres d'un usage courant, dans le haut de casse se trouvent les lettres employées moins souvent. La casse française, telle qu'elle est encore un usage dans la plupart des imprimeries, se compose de la manière suivante d'après Lefèvre :
cidr.
r.drni.
Ban de casse
Bibtiogr. — LBFàvns (Th.) ; Op. cil., p. S(H.
Casser ta batte» (ïiel.). — Se dît quand te batteur, ne diri^'c^nt pas bien son marteau, des feuilles se trouvent coupées. Expression qui ne parait plus usitée aujourd'hui puisqu'on ne lit que ; couper /a baltée.
mbUogr. — DuTus ; Op. cit., p. 811. — Bosquet : Op. cit., p. 52.
Cassetina (Typ.). — Ce sont le» divisions intérieures de laçasse;
Ua^uil du BliLioriiiol» W
elles varient selon Talphabet de la langue, les signes de ponctuation et de séparation que Ton emploie. En français le bas de
casse renferme cinquante-quatre cassetins, le haut de casse quatre vingt-dix-huiL Bibliogr. — Lefevre (Tii) : Op. cit., chap. I, XIII.
Cassetm dn diable {Typ,). — Cassetin libre de la partie droite inférieure du haut de casse, destiné, à tort, à recevoir provisoirement les lettres gâtées.
Bibliogr. — Lkfkvhe (Th.) : Op. cit., p. 713.
Gensnre. — Au point de vue administratif, la censure est Tcxamen des écrits, des dessins, etc., que Tautorité ecclésiastique ou civile exige de tout auteur ou de tout imprimeur avant de permettre l'apparition et la circulation de cet écrit. A Torigine l'autorité ecclésiastique était seule à interdire certains écrits. — La censure fut établie en France pour la première fois à la fin du xiii^ siècle par Philippe le Hardi. Une ordonnance de ce roi plaçait les libraires de Paris sous la surveillance de l'Université, autant pour empêcher la propagation des mauvais livres que pour éviter la circulation de copies fautives; d'où obligation pour les libraires de prêter serment ; mais on ne peut pas encore appeler cela la censure, car elle ne fut réellement eifective qu'après l'invention et la propagation de l'imprimerie. — Avec les statuts de l'Université de 1323, il y eut une nouvelle réglementation sur la censure. Dans une bulle donnée en 1501, Alexandre VI ordonne que tout livre imprimé sera soumis à l'examen des évoques et des prélats ; le Concile de Latran (1515) décida la même chose. En Angleterre, la Chambre étoilée organisa aussi un système de censure en 1637. — François 1*"" rendit une ordonnance sur la même matière en 15:21. En 154:2, le Parlement émet un arrêt contre les livres aux opinions calvinistes et publie un index des livres défendus. En 1547, un édit de Henri II oblige l'auteur et l'imprimeur d'apposer sur les livres qu'ils impriment ou qu'ils éditent leurs noms, surnoms, marques et enseignes de libraires. Les imprimeries clandestines sont interdites par un arrêt du 27 juin 1551 . — Un édit de Louis XIII charge les docteurs en théologie de l'examen des ouvrages nouveaux et le chancelier peut choisir, à partir de 1629, la personne qui lui
conviendrait ' pour cet examen. La vraie censure date de cette
époque, car l'auteur ou Tiniprimeur étaient tenus de déposer deux
exemplaires manuscrits de Touvrage dont Tun restait entre les
mains des censeurs qui constataient après l'impression si aucun
changement n'avait été fait post approbalur. En 1741, on nomma
des censeurs royaux. La censure fut supprimée en 1791 ; mais
rétablie en 1803, elle fut régularisée par un décret du 5 février
1810. Puis vinrent les diverses lois sur la presse (6 juillet 1814, etc.).
liihliogr. — Cuchbval-Clariony : Histoire de la presse en Angleterre et aux Etals-Unis, Paris, 1857, in -12. — Andribu (Jules) : La censure et la police des livres en France sous l'ancien régime, Paris 1884, in-12. — Lottin (Augustix-Martix) : Catalogue chronologique des libraires et des librairesimprimeurs de Paris. Paris, 1789, 2 parties in-8». — Rousset (Gust.) : Code général des lois sur la presse et autres moyens de publication, Paris, 1869, in-8'>. Mkrso.n (Ehx.) : La liberté de la presse sous les divers régimes, Paris, 1874, tn-8".
Contons [Bihliot.). — On donne ce nom à des morceaux de poésie composés d'hémistiches, de vers entiers ou de passages pris dans un ou plusieurs auteurs et réunis de manière à former un sens fort éloigné de celui qu'ils présentaient primitivement.
Bibliogr. — Bhuxet (G.) : Dict. bibliogr. col. 660.
Chainetto {Bel.). — Couture initiale et finale en tête et en queue du volume faite pour arrêter les (ils pendant la couture et affectant la forme d'une petite chaîne. La chaînette existe même dans les livres cousus sur nerfs ou sur rubans.
Bibliogr. — Lexormaxt : Op. cit., p. 134, 417. — Bosquet : Op. cit., p. 311.
Chalcographe [Grav.). — Terme particulier sous lequel on désigne les graveurs en taille-douce.
Chalcographie {Grav.), — Art de graver sur métaux. — Collection d'(euvre gravées. — Etablissement ou se tirent les gravures et où on les conserve. — La chalcographie du Louvre.
Ghalcotypie {Grav.). — Procédé de gravure en relief sur cuivre inventé en 1851, par l'allemand Fleims.
Chaperons {Pap.), — Défaut du papier présentant l'apparence d'égratignures et provenant du frottage du papier contre les cordes lors deTétendage.
Bibliogr. — Le Normaxd : Op. cit. Vocabulaire.
Chapitean [ReL), — Petit noyau de la tranchefile double.
Bibliogr. — Dudin : Op. cit., p. 642. — Lbnohmand : Op. cit., p. 162.
Charbon de saule (Grar.). — Ce charbon, taillé en biseau et imprégné d'huile, sert à user, par le frottement, la surface d'une planche de cuivre aux endroits où l'on veut baisser de ton et rendre les traits moins vigoureux.
Charge {Pap,), — Terme sous lequel on désigne les matières minérales telles que talc, kaolin, sulfate de chaux, qu'on ajoute à la pâte à papier pour lui donner du poids.
Chamiàre {ReL), — Le mors du livre. Les relieurs de Lyon ou qui font la reliure à la lyonnaise donnent le nom de charnière aux mors du livre.
Bibliogr. — Dudin : Op. cit., p. 612.
Chasse [ReL). — Se dit des parties du carton qui débordent le livre et auxquelles on donne du jeu aiin de pouvoir mettre les cartons au niveau de la tête et de la queue au moment du rognage ; lorsque le livre a été rogné, on assujettit fortement les cartons.
Bibliogr. — Bosquet : Op. cit., p. 311.
Chasser (Typ.). — Expression employée pour indiquer qu'il entre moins de lettres à la ligne, à la page, à la feuille, de tel caractère comparativement à tel autre, quoique de même justification. On dit que le dix chasse plus que le neuf ei que celui-ci chasse plus que le huit. — Un manuscrit chasse lorsque l'écriture en est serrée, minutée ; il perd lorsque l'écriture en est large.
Bibliogr. — Lefkvhk (Th.) : Op. cit., p. 703.
Chevancher {Typ.). — On dit que les mots chevauchent lorsqu'ils manquent d'alignement par suite d'un corps étranger qui se serait glissé en dessous ou parce qu'une des lettres est d'un corps supérieur. Il arrive que les fins de lignes se mettent à cheval sur les précédentes à la suite d'un réglage irrégulier.
Bibliogr. — Lbfbviib (Th.) : Op. cit., chap. XIII.
Chiffes. — Nom donné aux fragments d'étoffe hors d'usage qui doivent servir à la fabrication du papier. On a cru longtemps que les premiers papiers étaient exclusivement faits de chiffons de
coton, c'est une erreurq ueles travaux de Briquet, Wiesncr ont absolument démontrée. Dans Fanalyse qu'on a faite des divers papiers, on a trouvé seulement du chanvre et du lin.
Chiffres [Bibliot,) — Signes de la numération qui servent en typographie à numéroter les feuillets et les pages, à mettre les dates au bas du titre et les signatures au commencement des cahiers ou des parties de cahiers. Nos chiffres actuels dérivent des chiffres arabes, mais avec une variante de forme. — Les chiffres grecs s'expriment au moyen d'une lettre de l'alphabet surmontée d'un accent ou d'un signe.
Les latins employaient comme signe de numération les capitales suivantes I, V, X, L, C, D, M, dont les combinaisons pouvaient produire tous les nombres désirables.
m:mkration grecque
KL
<'ouT'
I ou i
I I ou ij
III ou iij nu ou IV \
NUMERATION LATINE
VIIII ou IX
\JT^l^J^ -^ï
'A ij •
500 — D ou ID 1000 — M ouCID.OO.
Quelques difficultés :
Mcccc7z — 1472
CIDiinCLVIllI — 1459
MCCCCiniXXvi — 148-2
OOIO — 1500
Mil) — 1499
GinlOCilXC — 109-2
Bibliogr, — Otti>o (G.) : Manunle di hibliografia, pp. 53-55.
Chimitypie [Grav,). — Procédé de j^ravure découvert à l'iniprimerie impériale de Vienne (Autriche).
Chromolithographie (Grav,). — Procédé et épreuves d'impression lithographique en plusieurs couleurs. On est obligé de dessiner sur autant de pierres qu'il y a de couleurs différentes et Ton tire autant de fois qu'il y a de pierres. La difficulté du tirage est de repérer exactement ses épreuves en sorte qu'elles tombent bien pour Tapplication des couleurs. Appliquée à la reproduction des miniatures, la chromolithographie a donné les meilleurs résultats. Certains ouvrages, surtout de vulgarisation, sont illustrés avec des planches chroniolithographiées.
Chromotypie ((/Var.). — Art d'imprimer en plusieurs couleurs à Taide de procédés typographiques; on dit encore typochromie.
Ghromotypographie (dVar.). — Impression en couleurs semblable à la chromolithographie, mais dont les tirages se font à la presse typographique; les gravures se trouvent donc en relief.
Chrysoglyphie. {(irav.). — Procédé de gravure sur métal découvert par MM. Firmin Didot frères; ce mol tire son nom do la couche d'or étendue au préalable sur la planche de cuivre, et qu'on retire après la gravure.
Chrysographe [Bibl,]. — Ce mot désignait les enlumineurs qui, au moyen âge, appliquaient l'or sur les lettres capitales ornées placées en tête des chapitres et sur les miniatures.
Chrysographie [BibL). — C'est l'art d'écrire et de dessiner; au moyen âge cet art était en grand honneur et nombre de manuscrits entre les x" et xvi^' siècles nous montrent des miniatures et des lettres rehaussées d'or avec beaucoup de goût. L'or s'appliquait soit sous forme de poudre impalpable mélangée de matière liquide
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j^ommeuse, soit sous forme de feuille couchée sur le dessin qu'on avait
enduit de gomme liquide à l'emplacement où Tor devait rester. On
enlevait ensuite le surplus de Tor pour dégager les traits du dessin.
Bihliogr. — Dbms (F.) : L'ornementation des manuscrits, 2* édit. Pari», Rouvcyfe, 1879, gr. in-8*.
Cire a border {(irav,), — Cire verte à modeler dont les graveurs se servent pour faire des bordures aux planches de métal une fois gravées, afin de les transformer en cuvette ; l'acide était versé directement sur la planche.
Cmlité {Cîiravtères de), — Voyez au mol : caractères (T imprimerie.
Clavette (Bibliot,). — Pièce métallique, composée de deux parties distinctes, servant à soutenir les tablettes sur les montants de bibliothèque : 1" la tige qui s'introduit dans l'ouverture percée le long du montant; 2" la tète ou partie plate qui déborde, sur laquelle est couchée la tablette et qui la soutient.
Clichage {(irav.). — Opération consistant à reproduire au moyen d'un métal fusible, des bois gravés, des dessins photographiés, etc. et dont on peut faire des tirages multiples sans détériorer la planche originale.
Clichage (Tifp.), — On nomme ainsi la reproduction textuelle de pages composées et mises en forme, faite au moyen d'un moule qu'on a obtenu en appliquant sur la page à reproduire, soit une' couche de plâtre liquide, soit une série de feuilles de papier entre lesquelles on met une préparation spéciale et qu'on imprime au moyen d'une brosse. Le clichage au plâtre donne des résultats plus lins, mais il est plus long et plus méticuleux ; au contraire avec le carton-matrice ou flan, il suffit de l'appliquer sur la partie à clicher et d'imprimer les caractères avec une brosse dont on frappe le papier. Il y a souvent moins de netteté dans les clichés au papier, les arêtes des caractères ne ressortant pas, mais il est plus expéditif et moins coûteux.
Bibtiogr. — Lbkkviip. (Th.) : Op. cit., chap. XI.
Cliché. — Relief en métal obtenu par le clichage et sur lequel s'exécutent les tirages de texte ou de gravure.
Codex [Bihlioi,), — Manuscrit dont la forme était celle de nos
livres actuels en opposition au volnmen. I>es feuilles de parchemin étaient découpées à des dimensions déterminées et reliées ensemble.
Coiffe (Rel,). — C*est la partie débordante de la peau du dos des livres, en tête et en queue, que Ton rabat sous la tranchefile. — La tranchefîlc lyonnaise consiste à rabattre la peau sur une ficelle un peu épaisse de manière à former une saillie qui arrête le haut des feuillets ; dans ce cas on ne met pas de tranchefile.
Coiffer la tranebe (Rel.). — C'est rabattre sur la tranche du carton le cuir de la tête et de la queue. Bibliogr. — Dudix : Op. cit., p. 643.
Coins (Rel.). — Fers à dorer de forme triangulaire qui ser\'ent à pousser les ornements dans les angles du dos ou des plats de la couverture.
Bibliogr. — Dudlx : Op. cit., p. 643.
Coins (Typ.). — Vignettes de petite dimension, dont le dessin
est inscrit dans un triangle et qui servent d'ornement d'arrêt dans
les filets.
Bibliogr. — • V. Brbtox : Les vignetieM typographiques et leur emploi (Annuaire de Fimprimerie, par A Mullbr. 1894, in-13), p., 130, »q.
Collage on Encollage [Pap.). — L'encollage du papier consiste aie plonger dans une dissolution gommeuse afin d'éviter les bavures de l'encre lorsqu'on écrit dessus. Au xvni* siècle on se servait d'alun pour encoller le papier ; l'ancien procédé consistait à coller le papier en feuille, aujourd'hui on le colle à la cuve. Pour bien encoller le papier destiné au dessin, on l'imbibe à l'aide d'une éponge, d*un mélange de savon blanc, de colle de Flandre additionnée d'alun eu poudre et de quelques gouttes d'alcool.
Collationner (/?e/.), — C'est faire la vérification avant le cousage de toutes les feuilles d'un livre afin de savoir si elles se trouvent bien dans leur ordre numérique ; on collationne de même les planches, les tableaux hors texte et toutes les gravures qui doivent figurer dans le livre.
Bibliogr. — Littrb, Dict., Hatzfbld, etc., Dict.
CoUationnement [Biblioi.). — Action de collationner ou de vérifier si un ouvrage manuscrit ou imprimé est complet comme texte ou
comme impression. Il est important, dans une bibliothèque, de ne pas acheter d*ouvraf^es anciens ou de collections, sans que le collationuement ait été fait.
Colle [ReL), — Les relieurs emploient la colle de pâte et la colle forte. — La première composée d'amidon ou de fleurs de farine doit être faite avec soin. On y ajoute de Talun ou tout autre corps qui peut la rendre imputrescible et en écarter les insectes ; c'est celle dont on use le plus fréquemment. — La colle forte n'est utilisée que pour les ouvraji^es de ^rand format, pour les reliures arraphiques; on emploie alors la colle dite de Lyon ou de Givet, qui est réputée la meilleure.
Colophon {Biblioi.). — Terme sous lequel on désigne la suscription dans les incunables (Voir : suscriplion). — Ce mot est particulièrement employé en Angleterre et en Allemagne.
Colorier [Grav.). — Recouvrir de couleur des surfaces délimitées par un contour. Les ouvrages d'histoire naturelle renferment des planches qui sont souvent coloriées à la main. Les miniatures sont des dessins coloriés au moyen de couleurs opaques. — Pour l'imagerie des livres de vulgarisation et les images ordinaires, on procède de la manière suivante : On prend des patrons en basin ou en toile découpés comme des vignettes et aussi nombreux qu'il y a de couleurs différentes. Au moyen de repérage on pose exactement le patron sur la pièce à colorier et l'on passe avec une éponge imbibée de couleur le ton voulu ; on répète autant de fois ce travail qu'il y a de patrons.
Comàte [ReL), — Tranchetile artificielle produite au moyen
d'une ficelle recouverte d'étoffe ou de fils de diverses couleurs et
que l'on colle à l'emplacement de la tranchefile authentique.
Bihliogr. — Lbxormaxt : Op. cit., p. 172. — Bi»tiQUBT : Op. cit., p. 105 et Vocabulaire,
Compartiment (ReL). — Intervalle qui sépare, au dos du livre, une nervure d'une autre. C'est dans les compartiments qu'on pousse les titres et les numéros des tomaisons, ainsi que les fleurons et les filets s'il y a lieu. Les pièces de cuir, de couleurs diverses, appliqués sur les plats des reliures, qui sont dorées et ornées, et qui forment des dessins variés, prennent aussi le nom de compartiments.
Composer (Ttfp.), — Moi qui exprime particulièrement Taction d*assembler les lettres dans le composteur, mais qui s'applique ^ussi à la composition des tableaux de tout genre. Bihliogr. — LeFàvRE (Th.) : Op. cit., p. 703.
Compositeor {Typ,), — Nom de l'ouvrier qui exécute les travaux relatifs à la composition typographique.
HibUogr, — Lbfàvrb (Th.) : Op. cit., p. 703.
Composition (Typ.). — On appelle ainsi tout assemblage de
lettres, de lignes, de filets quelconques destinés à être reproduits
.sur le papier par l'impression. — Par extension on nomme aussi
•composition le local, la pièce où s'exécute ce travail. Bibliogr. — Lefàvre (Th.) : Op. cit., p. 703.
Composteur (Typ.). — Instrument de forme rectangulaire qui
-«ert à assembler les lettres au fur et à mesure que le compositeur
les prend dans la casse, de manière à former des lignes de même
longueur. — Par analogie on donne ce nom à la forme de petite
<limension destinée à recevoirles caractères d'imprimerie maintenus
par une vis de pression et avec laquelle le doreur pousse les titres
sur le dos des volumes.
Bibliogr. — LefAyrr (Th.) : Op. cit., p. 703. — Dictionnaire de VAcadémie, 1762. — IIatzkeld, etc., Die.
Concordance de la Bible (Bibliol.). — On appelle ainsi des répertoires dans lesquels sont classés, par ordre alphabétique, tous les mots delà Bible avec les passages dans lesquels ces mots sont cités. Il en existe en plusieurs langues; nous citerons : 1** Habbi Mordecai Nathan ; Metr nelib (flambeau de la route), Venise , J . Bomberg, 1554, 406 ir. ; Buxdorf; Concordaniiœ bibliorum Hebraicœ nova et artificiosa, methodo dispositse^ Bâle, 1632.
Conscience (Typ.). — On désigne sous ce nom les ouvriers •compositeurs qui travaillent i\ la journée ou à Theure : Un homme <le conisvience^ la conscience, Ia: local où ces ouvriers se tiennent prend aussi le nom de conscience.
Bibliogr. — Lkpkvur (Th.) : Op. cit., p. 703. — Hatzfelu, etc., Dicl.
Consoles (Typ.). — Filets d'angles servant à Timpression comme ornements.
Contre-épreave [Grav.), — Epreuve d'une gravure reproduite en sens inverse ; on l'obtient en appliquant sur une épreuve fraîche une feuille de papier qui s'empare de l'encre par le foulage et reproduit alors le dessin à l'envers.
Contrefaçon [Bibliot). — Imitation d'œuvres imprimées à un endroit déterminé et portant sur les titres dé fausses indications d'éditeurs et de lieu d'impression /Certains ouvrages, interdits par la censure, étaient ainsi publiés, d'autres se faisaient dans un but de fraude. La Hollande, la Belgique, Genève, Baie et Avignon, cette dernière ville avant sa réunion à la France, produisaient sur une large échelle la contrefaçon de nos ouvrages français.
Bibliogr. — Brunet ; Dictionnaire de bibliogie, col. 668.
Contre-taille (Grav.)i — On nomme ainsi des hachures qui coupent les tailles primitives perpendiculairement ou obliquement ; elles sont difficiles à obtenir sur les bois.
Bibliogr. — Encyclopédie^ Mb i. — Littré, Dict. — Hatzebi^d, etc., Dict,
Contre-planche. (Grar.). — C'est une seconde planche gravée destinée à imprimer certaines parties de gravures réservées, laissées intactes sur la première planché .
Copie [Typ,), — Manuscrit ou livre imprimé d'après lequel l'ouvrier fait la composition.
Bibliogr. — Lbfbvrb (Th.) : Op. cit., p. 703. — Hatzfbli>, etc., Dict,
Coquille [Pap,). — Papier à écrire dont le filigrane portait à l'origine l'empreinte d'une coquille; c'est un papier de petit format.
Coquille [Typ.), — On nomme ainsi toute lettre qui, lors de la
distribution, est placée dans un autre cassetin que celui qui lui est
destiné. C'est aussi une lettre fautive que le compositeur a placée à
son insu dans sa composition et dont la correction lui est indiquée
à l'épreuve.
Bibliogr. — Lbfèvrb (Th.) : Op. cit., p. 704. — Littré, Dict. — Hatzfeld, etc., Dict.
Correcteur (Typ.). C'est la personne qui, dans une imprimerie, est chargée de lire les épreuves et d'y indiquer les fautes qui s'y trouvent ; on dit : correcteur en première, en seconde.
Bibliogr, — Lbfèvre (Th.) : Op. cit., p. 70 i. — Littré, Dict. — Hatzfeld, «te., Dict.
LEXIQL'E
Correction [Typ.), — Action de corriger la composition lypo|;raphiquc en rectifiant toutes les défectuosités et les erreurs si«;nalées par le correcteur. — Toute réédition d'une œuvre déjà imprimée est sujette à de nombreuses fautes qui vont toujours en au^ientant dans les éditions postérieures ; l'éditeur et l'imprimeur doivent y veiller de bien près. (Voir ci-contre le tableau des signes de correction emprunté à Th. Lefèvre).
Corrigeor (Typ.). — C'est le compositeur qui corrige sur le caractère les épreuves en première, en seconde et en tierce. Bibliogr. — Lrfbvhb (Th.) : Op. cit., p. 701.
Côté de première. — Côté de seconde [Typ.). — On appelle co/é de première la forme dans laquelle se trouve la première page d'une feuille, le côté de seconde ou de deux celle où se trouve la seconde page. Voici pour les principaux formats les pages qui se trouvent du côté de première et du coté de seconde ; elles sont indiquées non dans le sens de la pliure de la feuille, mais telles qu'elles se trouvent sur la forme posée dans les chiîssîs; les séparations des châssis sont indiquées par des traits verticaux ou horizontaux.
Bibliogr. — Lbfbvrb (Th.) : Op. cit., p. 559 à 617.
CitTK DE PHBMiicnR.
CoTli I»R SKCOMDIC.
In-fol. —
In.So. —