INDICATIONS LOCALES
Salle 1
Rez-de-chaussée .
Salle 2
Entre-sol.
MaXCBL du BiBUOTHBCAinB
CiBCULAIRB RELATIVE AUX DROITS DE BIBLIOTHÈQUE
// novembre /878,
Monsieur le Recteur, un certain agent comptable ayant exif^é d'un candidat à la licence es lettres, qui avait pris les quatre inscriptions réglementaires dans une Faculté libre, le paiement d*un droit de bibliothèque de 10 francs, j*ai signalé à M. le Ministre des finances cette perception qui me paraissait irrégulicre. Les lois de finances du 29 décembre 1873 et du 3 avril 1875 n'ont, en effet, imposé le droit dont il s'agit que dans les Facultés où Tentretien de la bibliothèque est à la charge de TEtat.
Mon collègue a reconnu que les candidats qui ont pris leurs inscriptions dans les Facultés libres, comme les candidats qui ont pris- leurs inscriptions dans les écoles préparatoires entretenues par les villes, doivent être aiTranchis des droits de bibliothèque imposes par les lois de finances rappelées ci-dessus.
Je vous prie d'adresser des instructions en ce sens aux agents comptables des Facultés et écoles supérieures de pharmacie par Tintermédiaire de MM. les doyens et directeurs.
A. Bardoux.
ARRÊTK DU 31 JANVIER 1879 INSTITUANT UNE COMMISSION CENTRALE DES BIBLIOTHÈQUES UNIVERSITAIRES OU DES FACULTES.
Le ministre de l'instruction publique, des cultes et des beaux-arts Arrête :
Art. \". 11 est institué près le ministère de rinstruction publique une commission centrale des bibliothèques académiques et des collections des facultés.
Art. 2. Cette commission donne son avis :
Sur les projets de rèj^lemenls particuliers préparés par les facultés ;
Sur les demandes d'emploi ;
Sur les propositions d'achat ;
Sur les demandes de crédits annuels ou extraordinaires.
Elle reçoit communication des procès-verbaux de récolement.
Klle veille à la stricte exécution des règlements relatifs aux inventaires, aux catalogues et aux livres de prêt, à la fréquentation des collections par les étudiants et les boursiers.
Elle donne son avis sur les demandes de prêt de faculté h faculté ou à l'étranger.
Art. 3. Les membres de la commission peuvent être chargés par le ministre de missions spéciales ayant pour objet soit Torganisation des bibliothèques, soit la vérification de leur situation.
Fait à Paris, le 31 janvier 1879.
A. Bardoux.
CIRCULAIRE DU 23 AOUT 1879 AUX RECTEURS, RELATIVE A l'aPPLICATION DU RÈGLEMENT POUR l'oRGANISATION DES BIBLIOTHEQUES UNIVERSITAIRES.
Monsieur le Recteur, j'ai l'honneur de vous adresser un certain nombre d'exemplaires de trois arrêtés, que j'ai pris sous la date du 23 août courant, pour l'organisation du service des bibliothèques universitaires ou bibliothèques des facultés.
\rinspirant, comme mon honorable prédécesseur, de la pensée du législateur, qui depuis 1854 n'a pas cessé d'accentuer sa volonté de réunir en un seul corps, sous l'autorité rectorale, les établissements d'cnseigement supérieur de chaque académie, j'ai repris, en les coordonnant et en les généralisant, les dispositions qui n'avaient été appliquées jusqu'ici qu'aux bibliothèques installées dans un même local. Les termes dans lesquels ont été voté l'institution d'un droit spécial destiné à créer un fonds commun de bibliothèque et l'inscription au budget d'un crédit correspondant, nous imposent le devoir de chercher activement tous les moyens d'opérer la réunion de nos dépôts, et de prendre, là même où la fusion est pour le moment impossible, les mesures qui assureront aux professeurs et aux étudiants le bienfait qu'a eu en vue le législateur.
Le règlement général se divise en six titres, que je vais passer successivement en revue.
Dispositions générales. — Les bibliothèques, qu'elles soient réunies ou isolées, sont placées sous votre direction immédiate; le bibliothécaire ne relève que de vous ; vous préparez, chaque année, pour être soumis à mon approbation, le projet de budget et la liste des ouvrages à acquérir. Il est nécessaire qu'une autorité unique mette d'accord des intérêts très divers, et que tout ce qui intéresse les bibliothèques des facultés puisse m'étre connu immédiatement. Vous avez le droit de présentation pour les emplois ; vous appliquez un certain nombre de peines, et vous m'en référez, quand les fautes ont une certaine gravité particulière. L'État veut développer ce service, à bien des égards nouveaux ; mais il tient h ce que la régularité et Tordre n'y manquent jamais, et si ce que la subordination nécessaire y soit nettement établie pour le bien de tous.
Commission de surveillance, — Une commission de surveillance, élue par les facultés à raison d'un membre pour chacune d'elles, vous prête son concours. Elle est votre conseil ; elle vous aide à connaître tous les intérêts des bibliothèques, que vous ne pourriez pas toujours suivre directement par vous-même, au milieu d'occupations très diverses. Vous confiez à cette commission les enquêtes que vous croyez utiles ; elle s'assure que les règlements sont observés.
Les listes d'acquisition sont faites par les professeurs, le bibliothécaire y joint les siennes; la commission de surveillance revise le travail, qui est soumis au comité de perfectionnement, et que vous me transmettez avec votre avis motivé. Je désire que vos rapports justifient en détail les propositions et me permettent de me faire une idée précise des intérêts auxquels il y a lieu de pourvoir.
Personnel, — Le règlement constitue un personnel spécial. Les fonctions de bibliothécaire ne doivent pas être une charge accessoire que des hommes souvent très estimables acceptent comme un surcroît d'occupation. Le service ne se développe que si nous avons des agents qui s'y consacrent sans réserve. Même dans les emplois secondaires, je pense, avec la commission centrale, qu'il ne faut pas admettre les candidats qui ont déjà une autre occupation, et qui devraient se partager entre des travaux de natures diverses.
Service à V intérieur, — La bibliothèque doit être ouverte le jour et le soir. Je n'ai pas fixé la durée des séances ; vous la déterminerez
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cl la soumettrez h mon approbation. 11 faut que la bibliothèque soit fréquentée le plus longtemps possible. Les séances du soir ont une importance toute particulière.
Prêt au dehors. — Le prêt au dehors est limilé, par celte raison même que les séances de lecture seront plus nombreuses. On me signale la peine que les bibliothécaires ont à faire rentrer les livres; ces abus doivent cesser. Nos collections sont à Tusap^e de tout le personnel universitaire, et non de quelques professeurs. Si vous êtes amenés à prendre des mesures de rij^ueur, ceux même qui les subiront reconnaîtront que vous n'avez en vue que le bien public.
Service administratif. — Les dispositions ranjçées sous ce titre sont empruntées aux réf^lements de nos grandes bibliolhèques. J'attache une importance particulière au relevé quotidien et mensuel du nombre des lecteurs et des volumes communiqués en lecture ou prêtés au dehors ; ce sera la juslification des demandes qui pourront être faites pour le développement du service.
Dispositions spéciales. — Le règlement aura son effet à dater du l*^"" octobre prochain. Le budget devra donc, pour Tannée 1880, être préparé par vos soins ; des cadres vous seront adressés incessamment il cet effet.
Un arrêté spécial détermine les mesures d'ordre relatives au service de lecture. Cet arrêté devra être affiché dans les salles de la bibliothèque. Vous remarquerez que Timpression ou Tautographie des catalogues y est prévue : c'est un but que nous devons poursuivre. Il vous appartiendra de m'adresser des propositions, lorsque vous aurez pu vous assurer de la régularité des catalogues.
J'ai réglé, par un troisième arrêté, la nature de l'examen professionnel pour l'obtention du certificat d'aptitude aux fonctions de bibliothécaire.
Recevez, etc.
Paris, le 23 août 1879.
Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts f
Jules Ferry.