Voir au chapitre III le programme de Texamen spécial
l. Institué par la Commission centrale des bibliothèques universitaires d'après le règlement du 23 août 1879. (Voir à Tappendicc.)
bibliothèques de Paris : la Nationale, Sainte-Geneviève, la Mazarine, FArsenal et la Bibliothèque nationale d'Alger.
Cette influence n'existe pas moins en province, où, grâce à sa persuasion ferme et pleine de tact, on a obtenu des améliorations très sensibles dans les divers services de ces bibliothèques.
Ces bibliothèques se gèrent elles-mêmes sous la haute surveillance du maire ^ et d'un comité d'achat choisi parmi les personnes les plus recommandables et les plus érudites de la région ^. Les instructions sur le classement et le cataloguage des ouvrages émanent du ministère qui est assisté par une commission des bibliothèques nationales et municipales composée de vingt et un membres qui élaborent les règlements et prend connaissance des rapports des inspecteurs généraux.
En 1841 (2 septembre), il a été institué une commission permanente de cinq membres chargée de procéder à la confection du catalogue général des manuscrits ^. Il existe en outre deux commissions consultatives, la première de vingt-huit membres chargée des bibliothèques populaires communales et libres; la seconde s'occupe des bibliothèques scolaires et pédagogiques ; elle comprend trente et un membres et dépend du cinquième bureau de l'enseignement primaire.
Les bibliothèques universitaires dépendent de l'enseignement supérieur, quatrième bureau.
La COMMISSION CENTRALE DES BIBLIOTHEQUES UNIVERSITAIRES. Eu
instituant, par arrêté du 31 juin 1879, une commission centrale des bibliothèques universitaires, le ministre de l'Instruction publique a transformé de fond en comble l'organisation des bibliothèques des Facultés qui, avant l'instruction du 4 mai 1878 et l'arrêté du 23 août 1879, n'étaient gérées que par des professeurs de Facultés et
1. M Le maire est charge de la conservation et de l'administration des propriétés de la commune et de la surveillance des établissements communaux. » — Loi du 18 juillet 1837.
2. Ordonnance du 22 février 1839. — Rappel des devoirs et de la responsabilité de la Commission dans la circulaire du 28 juin 1886.
3. Le premier volume de ce catalo^^ue parut en 1849, le septième en 1885 ; ils embrassent dix-neuf bibliothèques. Le plan primitif fut abandonné cette même année ; au lieu d'être in-4«» (Collection des documents inédits sur l'histoire de France), on adopta le format in-8'* ; jusqu'ici 25 volumes ont paru.
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n'avaient aucun fonctionnaire spécial qui en fut chargé, tout en se trouvant sous la haute direction du recteur.
Comprenantque les bibliothèquesde Facultés, soumises à un régime arbitraire dissimulé sous la surveillance du Recteur, ne pourraiciil jamais présenter l'uniformité de classement, de description et d'installation tels que l'exigeaient alors les besoins de l'enseignement supérieur, sans qu'un fonctionnaire spécial fût investi du titre de bibliothécaire^ la commission centrale commença par créer ces fonctionnaires, par donner corps à une chose vers laquelle on aspirait et dont le besoin se faisait sentir.
Ces bibliothécaires furent choisis un peu partout au début; dans l'enseignement comme au dehors. Les seules conditions exigées des candidats étaient : le titre de bachelier et un an de stage dans une bibliothèque; les candidats sortant de certaines hautes écoles étaient dispensés d'une partie du stage.
Un concours préliminaire, ne comprenant que des compositions techniques, justifiait amplement des connaissances indispensables à ces fonctionnaires.
Cette commission n'a jamais perdu de vue, depuis, la bonne gestion des bibliothèques, aidant puissamment les nouveaux fonctionnaires et améliorant peu à peu les règlements dont certains passages pouvaient paraître défectueux.
Grâce à cette commission aussi, une nouvelle source d'accroissement a été ouverte aux bibliothèques : nous voulons parler des échanges internationaux. Ils font affluer dans nos bibliothèques une moyenne annuelle de plus de 1.600 dissertations et écrits académiques qui rendent de réels services à tous les travailleurs. On verra plus loin le développement qu'a pris ce service depuis 188*2, première date de son fonctionnement.
Récemment encore, la commission centrale a fait adopter par le ministre, en décembre 1893, un programme net et précis fournissant à tous les candidats la matière d'études qui peuvent leur servir.
Nous laissons de côté le rôle de la commission de la bibliothèque. Dans l'appendice on trouvera des renseignements sur son fonctionnement.