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Celles publiées par la Minervu. par exemple

S. Otle centralisation est poussée peut-être un peu loin en ce qui concerne les publications franvaises, et l'on devrait apporter la même sollicitude pour le» grandes publications et collections étran^çères, qui y f<mt parfois <léfaul.

b. Le budget moyen de nos bibliothèques municipales n'excède pas 1.20<> A l.jOO francs par an , les ^rrandes villes, telles que Lyon, Mai^seille, Boixleaux, etc., n'étant pas comprises dans cette moyenne.

1^ Affectation à la bibliothèque d'une ou plusieurs salles d'un bâtiment occupé par des services administratifs ; il en est ainsi des bibliothèques logées dans les mairies, musées et autres monuments publics ; parmi les bibliothèques universitaires dans ce cas, nous citerons celles de Besançon, Clermont, Montauban, Aix, Toulouse, Marseille, Grenoble, etc. ;

2® Logement dans un bâtiment partagé avec d'autres administrations ou services, telles les bibliothèques de l'Institut, de la Mazarine, de l'Université, de la Faculté de droit, de la Faculté de médecine, de l'Ecole supérieure de pharmacie, du Muséum d'histoire naturelle et presque toutes celles de province.

3** Appropriation d'un local déjà existant séparé et isolé de tout autre service administratif, ainsi les Bibliothèques nationales et de l'Arsenal.

4** Un bâtiment construit exprès et isolé. C'est la règle en Allemagne, en Angleterre et en Amérique et l'exception en France (Sainte-Geneviève).

Pourquoi exposer ici les inconvénients sans nombre qui résultent des deux premières dispositions où l'on n'est maître ni de l'orientation de la bibliothèque, ni de son éclairage, ni de la préservation des collections contre les accidents de toutes sortes. D'abord le bibliothécaire dans ce cas doit lutter contre des risques d'incendie et de destruction des livres par l'humidité, plus nombreux qu'ailleurs. En outre, l'organisation matérielle ne peut jamais être parfaite ni complète parce que les locaux n'ont pas été construits à cet usage.

Nous n'avons ni la prétention, ni la place, dans ce traité didactique de décrire, même sommairement, les constructions et les aménagements des grandes bibliothèques d'Europe ou d'Amérique : ce serait du reste nous écarter de notre but*.

1. On peut consultQp fructueusement pour cette partie les travaux suivants : Pascal (J.-L.) : Les bibliothèques et les facultés de médecine en Angleterre, Paris, Ducher, 1884, in-folio. (Extrait de la Revue générale de l'architecture et des travaux publics.) Graesel : Grundzùge der Bibliothekslehre^ Leipzig;, Wcber, 1800, in-8*. — Pctzholdt : Manuale del bibliotecario^ tradotto sulla

Ne pouvant étudier successivement Torganisation et l*installation de chaque ordre de bibliothèque, nous nous attacherons à décrire soigneusement la création et Taménagement d'une bibliothèque universitaire composée de toutes les sections, qui, à part certaine» parties, bien minimes, répondent à tous les desiderata qu'on peut et doit exiger d'une bibliothèque complète, surtout en province.

Dans les bibliothèques municipales, disons-le tout de suite, il existe deux genres d'ouvrages qui sont rares dans celles des Universités: ce sont les livres de vulgarisation et ceux qui traitent d'histoire locale. A cette exception près, elles renferment souvent les mêmes ouvrages que les bibliothèques universitaires, mais moins nombreux et moins riches en éditions variées.

11 nous semble utile, avant d'aborder la question du local, de résumer la composition des bibliothèques des Uni vereités françaises; on se rendra mieux compte des conditions d'installation nécessaires.

Le fonds des bibliothèques lniversitaires. — Le premier fonds dont elles ont été composées a été constitué de trois manières dilférentes, quelquefois par la combinaison des 4rois. Certaines villes, centres d'académie, se sont imposé quelques sacrifices pécuniaires, particulièrement au moment de la réorganisation des Facultés. Elles ont donné soit une collection d'ouvrages, premier noyau d'une bibliothèque, soit simplement une somme d'argent, inscrite au budget municipal, qui servait à l'achat de livres. Ensuite sont venus les envois du bureau des souscriptions ministérielles; enfin la bibliothèque s'accroissait toutes les années au moyen d'un budget annuel ^ .

Par son institution, la Bibliothèque universitaire, qui a repris son véritable nom depuis 1861, doit rendre service aux professeurs des

torza edizionc tedcsca pcr cura di G. Biajçi e G. Fumajçalli. Milano, Hoepli, 189i, p. in-8*. — Flechtcr : Public Librarien in America, Boston, Robert» bi*other8,189i, p. in-8*. (Columbian Knowledjçe Séries edited by Prof. Todd, IL) 1. A ce propos, disons qu'il peut arriver, par suite de relevé d'inventaire ou de transfert d'une faculté dans une autre ville, que la commune réclamât, comme étant sa propriété, des ouvrages concédés par elle ou acquis avec ses deniers. Cette revendication doit être considérée comme non avenue» parce que la ville a fait abandon entier à TËtat en donnant ou payant des livres; le nouveau détenteur n'est donc plus redevable envers celui qui a donné A l'origine.

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diverses Facultés en leur olFrant, avec tous les livres de référence qu'il est possible de j^rouper, toutes les collections et les farauds ouvrajj^es nécessaires à la préparation de leurs cours; elle sert aussi aux étudiants et élèves de Facultés qui, plus que tous autres, doivent pouvoir jouir le plus lar^jj^ement possible de l'usage des livres, et cntin à tous les membres de T Université, professeurs de Ivcée et de collèfçe, préparant leurs grades ou des travaux particuliers.

Aussi la composition de la Bibliothèque universitaire est-elle assoz uniforme dans les différents centres; elle comprend généralemtMit les j^^randes divisions suivantes :

1** Les manuels, dictionnaires et ouvrajj^es de référence servant à la préparation des licences et des a«;;régations ;

2"* Les j;:randes collections et les ouvraj^es de suite dans les diverses branches des sciences et des lettres ;

3** Les journaux et périodiques de science et de littérature pure à l'exclusion de tout ce qui touche à la vulj^arisation* ;

i" Les collections de thèses françaises et étranj^ères, les écrits académiques et les programmes des (/i/mnases et collèges de l'Allemagne, de l'Autriche et de la Suisse ;

5" Quelquefois un fonds d'ouvrages élémentaires, en nombreux exemplaires, qui servent à l'interrogation et à l'explication des textes des divers baccalauréats*^.

Knlin, dans chaque chef-lien d'académie, il a été créé, en vertu de l'arrêté du 12 mai 1880, un dépôt d'ouvrages se composant surtout de livres nécessaires à la préparation aux examens [licence et agrégation). Ce dépôt, auquel on a donné le nom de BnMJOTnf-QUE CIRCULANTE, sc trouvc SOUS la garde du secrétaire d'académie qui a la charge de la conservation, des catalogues et de la communication de ces livres. Elle est exclusivement à l'usage des jeunes gens

1. En disant « A l'exclusion », nous entendons seulement ([uc les fonds consacré» aux achats de livres ne doivent pas servir à acquérir des ouvraj^es ou de» revues de vul{çarisation. Au contraire, il faudra toujours être très reconnaissant envers les donateurs (|ui oITriraient A la bibliothèque ces sortes d'ouvrages, plu» d'une lacune serait ainsi comblée.

2. Pour cette catcjîorie d'ouvrajçes, il se présente ce cas : c'est (ju'étant acquis sur les fonds du secrétariat des facultés et non des bibliolhèciues, ils se trouvent généralement déposés au secrétariat. Le rôle du bibliothécaire se borne donc à la prise de possession en les inscrivant sur le registre-inventaire»

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habilanl en dehors du ceiilrc académique et qui se préparent à un examen. Ils onl le droit d'emprunter ces livres pour un délai déterminé ( 15 jouiN .

Maintenant que le lecteur a quelque idée de la vraie composition d'une bibliothèque universitaire, nous pouvons exposer plus à l'aise comment devrait être comprise la construction des locaux.

Un bâtiment très luxueux d'apparence peut présenter des défectuosités f^raves dans les détails^.

Il est donc indispensable que l'architecte, avant même d'établir ses plans, consulte leconservateur de la bibliothèque pour s'entendre et être bien d'accord avec lui sur les points suivants :

1" Le développement des rayonnantes à établir en tenant compte d'une réserve pour l'avenir au moins éf^ale au total do^!^ livres do la bibliothèque :

2" La quantité de places pour les lecteurs;

li"* Les dispositions d'éclairap^e, d*aéraj,^e, de chautraj^e ;

4" L'installation des services accessoires qui doivent toujours être placés à proximité de la salle de lecture et des maj^asins, en sorte que le fonctionnement se fasse rapidement et avec ie moindre perso n n c I po.ssih le .

l'ne bibliothèque universitaire complète, c'esl-à-dire comprenant quatn^ sections, doit se diviser de la manière suivante :

1" Une salle de lecture» pour les étudiants;

2" Une salle de lecture pour les professeurs ;

3'^ Une |)ièce pour le prêt des livres ;

4" Une salle pour les périodiques;

;V V \\Q salle |)our les thèses françaises;

(V* Une salle pour les thèses étran«;ères et les proj,'rammes-;

1. I.iro (Idiis William I''. Poolt* : Lu roustrnciinn des bibliolhèifues ]mbli<lff^^ (trad. dans la Iteruc des hibliothètines, III, 1MÎ)3, p. 27« , les crili(|ues q»» adresse sur la inaiiière de construire les bibli(>tliè(iues, particulièreiiieiit fl"^ Ktals-I'iiis. (\*s critiques peuvent aussi s'ap|)li(|uer à la France, pour ne cil?"* ({ue la Hibli()liiè(pu' Natioiude, où les reclieiThes sont souvent ditticiles dan> les magasins à cause de TobsciuMlé (|ui y rè^:ne.

Voyez aussi V. Mortel : Xote sur In nouvelle insiullntion de lu bibUolhèqiif universitaire de Jiordenux iSeclion des Sciences et des Lettres , Paris, IS»7. brochure in-K".

2. Les numéros 5 et G peuvent être réunis en une seule salle, sans inconvénient.

7** Un grand magasin logeant les collections et les livres qui nesont pas à la disposition du public ;

8*^ Une salle de manipulations ;

9° Le cabinet du bibliothécaire ;

10*^ Plusieurs grandes pièces pour les accroissements.

L'énumération des salles que nous venons d'indiquer-là suffit pour une bibliothèque universitaire, dût-elle renfermer plus de 200.000 volumes.

La salle de lecture pourrait se trouver sur un des flancs des bâtiments avec deux ou trois couloirs de dégagement qui aboutiraient d'une part au cabinet du conservateur, à la salle de manipulations et aux diverses salles de services, d'autre part à un escalier de service qui donnerait sur une cour intérieure. Le public serait ainsi isolé,, tandis que le conservateur serait maître de son personnel et accéderait facilement partout. Un pareil arrangement ne peut se faire à la légère ; tant de circonstances peuvent créer des obstacles : le manque de terrain, un voisinage dangereux, une situation défectueuse, etc. Aussi n'osons-nous trop insister sur la manière de construire avantageusement une bibliothèque.

Nous dirons toutefois que les critiques qu'adresse M. William F. Poole, dans son article cité dans la note de la page 48, sont pour la plupart applicables à nos bibliothèques françaises. Les architectes s'engouent de salles élevées à dôme, à coupole, avec jour perpendiculaire, sous prétexte de l'air nécessaire pour une grande quantité de lecteurs*. Et cependant les inconvénients de ce système sont nombreux : perte de place en hauteur, obligation de loger des livres, en hauteur aussi, variation trop grande de température entre le sol et les plafonds. Si, au contraire, on veut utiliser les parois pour y loger des livres, on se trouve dans la nécessité de créer une série de galeries, comme cela existe à la Bibliothèque universitaire de Bordeaux, dont le service est très fatiguant et fort long. Enfin tous les ouvrages placés dans ces régions supérieures se détériorent, le cuir des reliures se corrode et se brûle ; le papier lui-même devient friable, cassant et perd ses qualités essentielles : la résistance et la

1:' Nous citerons à Paris : la Bibliothèque Nationale , celle de Sainte- Geneviève, la bibliothèque de l'Ecole supérieure de Pharmacie et celle du Muséum, qui présentent des inconvénients encore plus graves. La nouvelle bibliothèque universitaire de Bordeaux offre aussi ce desagrément.

Manuel du Bibliothbcairb 4

Fib'. 1.

PLAN MODKLE

POUU MO>THBII LA DISlH)SITIOX DES SEMVICES, HKS SALLES I>E LECTURE ET d'uN

MAGASIN d'uXE GHANnE DIllLIOTHKgUE.

A. Entrée de la bibliothèque pour le public, couloir d'attente.

B, C, D. Portes d'entrée inteixlites au public.

1. Sous le pointillé, galerie vitrée menant  la salle de travail.

1. Galerie vitrée derrière la salle de travail. 1,1. Autres entrées interdites au public.

2. 2, 2, 2, 2, 2, 2, 2. Couloir enveloppant tous les services de la bibliothèque «t la séparant de la façade extérieure.

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