‹ Manuel pratique du bibliothécaireChapitre 34 sur 233 · Coura intérieures · texte numérisé non relu

Coura intérieures

E, E, E, E. Escaliers de service.

Rf By a, a... Tables de travail.

b. Les bibliothécaires.

c. Les catalogues.

d. Les surveillants.

Les ouvrages de référence sont disposés sur tout le pourtour de la salle.

durée. 11 faudrait donc éviter le système des salles de lecture et

des niay:asins très élevés.

Pour une bibliothèque destinée à centraliser les richesses de loule une ré^^ion, qui doit contenir les plus «grandes collections possibles, et dont l'accroisseinenl est destiné à se développer conslamiTienl, qui en outre est fréquentée par de nombreux lecteurs, en un mot, pour une *;^rande bibliothèque dont la construction est projetée, on peut adopter un système mixte, surtout si Ton possède une g^rande superficie de terrain et si l'on peut orienter les bâtiments d'une manière loj^ique et selon les nécessités dimatériques du pays.

D'après le plan modèle que nous donnons (iif^. 1), l'ensemble du monument formerait un quadrilatère au milieu duquel on établirait un bâtiment s'appuyant sur les deux corps latéraux.

II existerait de la sorte deux cours intérieures, parta^^ées au milieu par la j^alerie vitrée donnant accès à la jurande salle de lecture. Ce plan ne comprend, naturellement, que l'étaj^e qui doit renfenner, en plus des services administratifs, les salles de lecture et de prêt el une partie seulement des maj^asins et des réserves, tous les autres maf,Msins se trouvant transportés dans les étaj^es supérieurs. La particularité toute spéciale de ce plan consiste surtout dans la double enveloppe de murs qui entoure les bâtiments. Les services divers, les réserves et les magasins — puisque les salles de lecture sont tout à fait au centre et par conséquent en dehors absolument de tout bruil ^^ênanl — sont renfermés et isolés au moyen du premier mur donnant à l'extérieur, construit en matériaux extrêmement solides et résistants, et formant tampon pour ainsi dire.

Cette façade extérieure sert à deux fins : d'abord à isoler le^ services, puis h donner un supplément de clarté qu'on n'aurait p*'^ osé prendre sur la façade du bâtiment lui-même. D'étaj^es en étaj^es, de larj^es corridors existent sur tout le pourtour des bâ^*" ments, assurant une surveillance facile au personnel et domiaû^ accès et dans les services et dans les maji^asins.

Les salles de lecture, placées au centre du monument, pemiettei^*' d'éviter le bruit venant du 'dehors. Toute entrée se trouve contrôK*^ par le concierji^e placé en permanence dans une lojj^e vitrée; en fa^^ du vestiaire. Les divisions adoptées dans la disposition de l'usa^^ des pièces ont leur raison d'être. Il est utile qu'on accède facileraeï**'

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au secrétariat et à l'atelier de réparation d'une part, el, deTautre, le contrôle d'entrée devant être fait, les fournisseui's, les étranj^ers ou les lecteurs avant besoin de se rendre au secrétariat sont ininiédiatenient reconnus. Les incunables, les raretés, les manuscrits et les dissertations et thèses sont placés dans les angles pour les isoler davantage. Le dépôt de livres est accessible sans peine aux fonctionnaires et surveillants par la galerie vitrée placée sur la face opposée à l'entrée. Les escaliers sont placés dans l'intérieur du quadrilatère pour abréger les recherches aux étages supérieurs. Le conservateur, quoique isolé dans son cabinet, a un accès facile par la salle de lecture réservée dans tous les autres services et dans la grande salle. Le plan parait répondre à la plupart des desiderata de sécurité pour les livres et de rapidité pour le service.

L'éclairage du monument est combiné de telle sorte que le jour

est pris dans toutes les pièces sur les deux parois opposées, sauf

pour les pièces d'angle où le jour pénètre par les murs se coupant à

angle droit. Le mur extérieur, qui peut être élevé jusqu'au sommet

de rédiiice, est percé de baies distantes de deux en deux mètres, la

hauteur de la base de la baie étant à trois mètres au moins au dessus

du sol. Les couloii*s sont donc largement éclairés. Ces ouvertures

sont tronconiques, la partie étroite donnant à l'extérieur : la lumière

et l'air pénètrent avec un angle assez ouvert. Ia*s murs qui font face

à ceux-ci sont eux-mêmes percés de fenêtres qui reçoivent le jour

par le couloir. Le vrai jour provient des ouvertures sur les cours et

donnent une lumière suflisante à tous les points de vue.

Les grandes baies ont toutes deux mètres de largeur sur trois mètres de hauteur. Celles des salles de lecture ont la même largeur, mais leur hauteur est plus grande afin que le jour se répande largement au centre des pièces.

Dans les salles de travail, de prêt et de lecture, le parquet serait fait en mosaïque ou en ciment de manière à intercepter toute humidité; il serait recouvert d'un épais linoléum (10 à 15 millimètres d'épaisseur) qui amortirait le bruit. Celui des magasins et des salles de raretés serait recouvert de tôle striée. Au lieu d'employer du bois pour les portes et leurs chambranles, pour les fenêtres et les impostes, on pourrait en faire l'installation en métal, fonte ou tôle forte ; les plafonds seraient posés sur des fers à T reliés par de forts iils de fer et de petites voûtes en briques.

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Cela donncrail aux diverses pièces une plus jurande solidité d'assise el permettrait de faire supporter aux étaf;es supérieurs la charge des rayonnages et des livres.

Les pièces étant de j^'rande dimension, leur élévation doit être proportionnée, mais on pourrait les faire uniformément de dix mètreî^, hauteur indispensable dans la salle de lecture. L'étajçe supérieur ne serait pas trop élevé et l'air serait en quantité suffisante pour le nombre de personnes fréquentant la salle.

Les maj;asins de livres, ainsi que les salles de thèses, des incunables, des manuscrits et des estampes ne devront pas avoir au delà de trois mètres d'élévation; les fenêtres, montant jusqu'au dernier étaj,^e, seront coupées par les plafonds el s'ouvriront par section. Pour les pièces d'angles du rez-de-chaussée et les salles de réserve, on les divisera en trois hauteurs pour atteindre les dix mètres du plafond et rendre le premier étaf,^e à un niveau éf^al. Des escaliers intérieurs communiqueraient d'un étaj^e à l'autre. Les autres magasins, même le grand du rez-de-chaussée, n'auront, comme nous l'avons dit, que trois mètres de hauteur, de manière à prendre les livres sans échelle et sans escabeau. Nous condamnons absolument l'emploi d'une barre d'a|)pui circulant le long des rayons dans le bas et qui permettrait iVy poser le pied pour atteindre le dernier rayon. Les in-folios sont difliciles à placer et à retirer, et des chutes sont à redouter.

I^es parois des salles seront crépies et recouvertes d'une couche de ciment sur lequel on pourra mettre un enduit éloignant toute humidité.

Terminons l'énumération de l'extérieur : des volets en tôle cannelée seront appliqués à chaque l'enétre avec une fermeture automatique mais sans aucune complication. Au moindre danger, on les rabattrait et la bibliothèque se trouverait entièrement isolée. Toutes les portes extérieures seront en métal : bordure et ornement en fonte ou en bronze, les panneaux en tôle très épaisse.

Lue série de postes à incendie seraient établis dans le couloir, surtout aux angles du bâtiment; on placerait aussi des bouches à eau dans l'intérieur des magasins et des divers(?s salles.

On doit pourvoir largement les salles de monte-charges pern:ettanl de descendre les livres de tous les étages. Il faudrait en installer quatre dans la grande salle de lecture, un dans la petite et un dans

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celle du prêt. Dans tous les magasins on en poserait quelques-uns de grande taille qui pourraient contenir un certain nombre de volumes in-folio. Il n*a pas été possible de les indiquer sur le plan. Au besoin, des wagonnets fixés au plafond et glissant au moyen de galels sur des rails aériens amèneraient les livres encore plus rapidement.

Si les crédits accordés à la construction d'une bibliothèque le permettent, on fera bien d'exiger que les corps de rayonnages, les travées, les tablettes soient en métal, en tôle émaillée. Les montants pourraient être en ardoise, mais sans grande économie, car le poids de Tardoise excéderait de beaucoup celui de la tôle^. Aussi vaudrait-il mieux se ser\'ir de plaques de tôle et ménager les tablettes mobiles en tôle entre ces montants. Ils seraient réunis dans le bas et dans le haut par une tringle rigide vissée à chaque montant; l'immobilité absolue serait ainsi obtenue.

Par l'emploi des calorifères à vapeur, on peut se réserver la mise en œuvre de la vapeur non utilisée pour le chauffage, soit pour l'éclairage, soit pour l'actionnement des monte-charges et des wagonnets. Aussi grand que soit le bâtiment, on peut installer à un point unique le lieu de chauffe et établir ainsi une canalisation dans toutes les parties de la bibliothèque. Il suffit de mettre le long des parois des salles de travail et même des magasins une série de bouches de chaleur qu'on peut ouvrir et fermer à volonté.

Il est utile, dans nos pays un peu froids et humides, de pouvoir donner une élévation de température dans les dépôts de livres, ne serait-ce qu'au point de vue de leur conservation.

L'aération des bâtiments d'une bibliothèque et en particulier des salles de lecture est trop importante pour la laisser de côté. L'air expiré par les lecteurs, s'ils sont nombreux, est toxique et devrait être rejeté au plus vite hors cU?s salles pour être remplacé par de l'air frais.

Des courants d'air simultanément froid et chaud sont indispensables. On les obtient en plaçant, dans la partie inférieure des parois, des ouvertures mobiles par où l'^ir pénètre, tandis que les impostes

1 . On serait oblige de donner à Tardoisc une épaisseur proportionnée à la hauteur et à la charge que ces montants devraient soutenir. Il en résulterait un excès de poids mort plus nuisible qu'utile pour Vassise des planchera. Voir pour les détails de construction le chapitre suivant.

des fenêtres sont garnies dans leur partie supérieure de vitres ou panneaux perforés laissant échapper Fair chaud et malsain. Dans tous les cas, on ne doit jamais négliger de provoquer Taération des salles de bibliothèque, même des magasins, par tous les moyens possibles.

Il reste à résoudre la question d'éclairage, capitale dans une bibliothèque fréquentée le soir.

En principe, les magasins ne doivent jamais être éclairés, au moins au gaz, mais on emploie dans certaines bibliothèques des lanternes fermées de toutes parts, ou des lampes à huile végétale pour la recherche des livres.

Le gaz, tel qu'il est fourni, olfre les inconvénients suivants : 1" déperdition de matière chauffante et éclairante ; 2" dégagement de vapeurs humides chargées de principes sulfureux qui à la longue entraînent la dessiccation des reliures et du papier et aifectent les dorures des titres; 3" lumière trop jaune et souvent fuligineuse si l'épuration n'est pas complète. On obvie à ces divers inconvénients •en brûlant toutes les particules gazeuses dans un courant oxygéné et en corrigeant l'absence de lumière de la flamme chaude par son passage dans une matière blanche, manchon en amiante, ou manchon en métal infusible. C'est sur ces données qu'est basé le syi^tèrae Auer qui a obtenu tant de succès depuis son invention. La lumière •est totalement blanche, l'économie réalisée est de plus de 30 0 0; quant aux vapeurs sulfureuses et oxydantes, elles se dégagent bien moins.

L'éclairage par excellence est obtenu par l'électricité; comme nous le disions plus haut, la chaudière du calorifère peut actionner un dynamo d'une force déterminée produisant l'électricité uécesaire à l'éclairage, au fonctionnement des téléphones ainsi que pour la traction des monte-charges et des wagonnets. Les lampes électriques devront être de petite dimension, mais assez nombreuses dans les salles; elles peuvent aussi être placées dans les magasins où Tallumage et l'extinction se feraient instantanément aussitôt la recherche faite ^

l. C'est ainsi qu'est installée la bibliolhè<iue de la Faculté de médecine de Paris. Des lampes électriques existent de distance en distance. LVnij)loyé, «yant une recherche à faire, établit le circuit instantanément, puis, le livre trouve, éteint sa lampe aussitôt.

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