LE MOBILIER DES BIBLIOTHÈQUES
sentant 48.000 cartes par mètre de longueur '. Si nous paraissons nous étendre longuement sur les meubles à catalogues, cest quils sont de première nécessité et qu'avec un catalogue bien organisé et soigneusement arrangé la bibliothèque est d'un usage plus aisé.
Nous nous permettrons une remarque à propos des fiches de catalogues méthodiques, des incunables et des imprimés. L'usage w grandes fiches serait peut-être plus utile, afin d'y mettre les détails du litre et tous les renseignements bibliographiques nécessaires sur le livre décrit. Aussi conseillerions-nous des fiches de grandes dimensions : 18 centimètres sur 12 à 15 centimètres, en carte bulle forte, qui seraient fixées dans une reliure mobile ou même dans des boîtes ou tiroirs, en adoptant Tordre que Ton voudrait.
Il existe, selon nous, deux systèmes de reliure mobile praticables. Le premier consiste en deux cartons rendus flexibles par une bande de toile appliquée sur les bords. Ces cartons sont traversés par deux tiges en cuivre maintenues par deux baguettes de cuivre ; l'un des côtés de la tige offre un rivet ; l'autre, sur lequel on adapte un écrou, est terminé en pas de vis. C'est entre ces cartons que s'appliquent les fiches dont l'un des bords présente deux échancrures correspondant à l'emplacement des tiges. 11 suffit, comme on le comprend, de
Fig. 38. Système de reliure mobile pour fiches de grande dimenaion.
Fig. 39. Le même, ru de dos, pour montrer les tiges transversales terminées d'une part en rivet, et recouvertef de récrou, de l'autre.
Fig. 40. Grande fiche arec échsncrares pour loger les i liges.
resserrer ou desserrer l'écrou pour donner du jeu et intercaler de nouvelles fiches (fig. 38, 39, 40).
1. Ce système existe à la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris, mais comme les cartes ne sont pas fixées par une tringle, elles ne présentent aucune garantie de stabilité sérieuse. Nous devons ajouter cependant que le catalogue est en cours de réfection, sur des fiches plus grandes et logées dans des meubles à tiroirs avec tringles en bois.
Un autre système créé en Italie par M. Sladerini mérite éftalemcnt d'être noté. C'est en partie le sj-stcme ci-dessus, seulement ta tige est terminée par un pi%-ot ovale percé de deux trous dans lesquels on ajuste une clé pour mettre ce pivot au point et retirer la plaque métallique qui s'applique par dessous. Les cartes sont percées do deux IrouH et une fois prises dans ta ti(,'c, on remet la plaque, et au moyen de la clé on tourne le pivot en an^'le droit.
Il suffît, pour l'installation des registres, de casiers qu'on établira
avec le plus d'économie possible dans les endroits du bureau qui
oITrcnl quelque place avantageuse. Comme nous le montrions dans
la d(!«cription des meubles ù liches pour les catalogues, la partie
! inférieure est la place tout indiquée pour y loger les registres.
î de leurs
Les ouvrages réservés, soit par leur rareté ou la riches reliures, peuvent être placés dans des annoircs vitrées ou des vitrines élevées 'urpleds. si louterois l'installation de la bibliothèque le .permet'.
Il nous reste, avant de passcrau mobilier accessoire, à parler des montecharges. Lorsque les magasina se trou- ^■cnl ù un étage différent des salles de Mure, il est en effet utile de pouvoir se procurer le livre dans le plus Wr délai possible. Le système te plus nmple, si l'on n'a pas h son service la vapeur ou l'électricité, c'est d'appliquer i un plafond une poulie â gorge dans laquelle sera engrenée une corde aux deux bouts de laquelle seront des boîtes ■péciales que l'on pourra faire monter et descendre à la main et presque sans elTorls (fig. 41, 42). Ces monte-charges seront dissimulés dans un retrait du i'ig.Ti'."L, mi mur ou dans une sorte de caisse oblon- uqûcu> ••□«
I. Intomo a un nuovo siitcma dî Icgalura mcccanica per cataloghi. Nolisia
dî GiiuA Sactj»!. {RiviMU délit Bibliolecht. l. III, p. B9. i Néanmoins ce sysltme
cKcnlc deux ineonvéoienta assez gravca à nos yeux ; d'alrard le percement de
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gue dnnt les parois serviront poui boîles '.
liiisi dire de glissière i
Poesons maintenant aunioliiHeraccc5soir<?(le la bibliothèque ; il comprend les échelles, escabeaux, tables, chaises, bureaux, pupitres, carions divers, reliure mobile, etc.
Dana une bibliothèque neuve et telle que
le plan prt'cédent l'indique, les échelles et csi'a-
beaux n'existent plus; mais, là où les échelles
sont nécessaires, il est bon qu'elles soient
faites en bois léger, sapin ou pin; les échelnos
seront posés dans le sens de leur épaisseur afin
d'éviter lusui-e (lig. 43). Au sommet de l'échelle
sera fixé de chaque colé un crochet à environ
10 ou 15 centimètres du bout. Ces crochelï
"b»hi™'dM ^*""^''"'' ^ deux fins : d'une part Si adajiler l'échelle
à la tringle lixéc le long des ravons lorsqu'on
recherche, de l'autre à suspendre l'échelle contre un paii-
le tringle plus élevée que la première.
landerions les échelles en bambou qui ù une grande e grande légèreté allient une réelle solidité.
Les escabeaux à plusieurs échelons
doivent L'iro le moins loui^s possible ; il
est utile que les pieds opposes fi ccuï
des marches soient inclinés à un an(;le
de quelques degrés, car s'ils étaient ."i
; angle droit avec le parquet, il arriverait
Fin. *i, K«Mbrto««pifJtS .nBi' ^u "'"^ personne placée au sommet pcr-
w "«{;,.' i/,'«iV,''7Mii"f" ""' *'■■'''' f««-'ilc-n><^"t l'équilibre (fig. H).
Les tables en usage h la Bibliothèque Nationale présentent les
détails suivants : au milieu existe une séparation formant saillie,
la fielie qui ohlifie à relirer les plaques cl mènu' les niilrcslltlicssi l'on piMoi'ile àuna inlrrcolBlinn, cnsuili- l'iiblipulirni (le se servir d'une cli' qui peut s'i-jrarrr. I, A la bibiiotlièquc ilc In Fucullù de midccino de faris, le» mnn(e-eliar|;i-s se crniiipnsenl d'un squelclte en fil do for fori, sur lequel un a placé un filel. Ces monte-cliai'KCS du pclilv diiiicnsion sont plnevs diinn la suite de lecture cl roulent sur deux poulies fixées, l'une au pliifond. l'nuti'C au pai-quct. A celte du parquet, est a|i)jliqué un système aniurlîi>scur pour arrêter le fllcl.
bombée au dessus ; celle séparation est en bois avec, de distance en
distance, un évasement à rebord pour y déposer les plumes ;;les.
encriers en porcelaine, de forme
ovale allongée, sont placée dans une
niche ménagée dans la saillie contre
laquelle est également lixéc une plaque
en émaii portant le numéro de la
place. Au dessous, à une hauteur de
25 à 30 centimètres du sol, circulent
tout le long des tables des tubes
métalliques au travers desquels passe
la vapeur chaude (fig. 45).
On peut faire l6s tables plus simplement, mais il faudrait cependant qu'elles soient assez larges pour que deu\ personnes soient à l'aise. Tune vis-à-vis de l'autre; ensuite, que chaque place soit numérotée, et, dans le cas où les encriers ne seraient pas fixes, leur ménager un abri afin d'éviter les accidents. La largeur de la table doit être au moins de un mètre pour deux places : c'est là un minimum.
Nous engagerions fort chaque bibliothécaire à avoir une ou deux tables système Féret, qui sont construites de telle sorte qu'on peut y travailler assis ou debout ; elles peuvent servir pour consulter aisément les grands in-foHo, les atlas, grâce ù son système de bascule ; leu r prix élevé seul s'oppose souvent à cette acquisition. Aussi, pour les crédits modestes, nous recommandons une lable à plateau s' ouvrant au moyen de forles charnières (fig. 46). Un rebord existe du côté de la charnière' avec deux cales de dimension g and qu'on
pousse de chaque et n 1 nt le
plateau, on obtiei t mm b 1 té et BiÈMpouT.mi.rrir d.. pupii™.
l'on a un pupitre yant un pente suffisante pour qu'on puisse consulter sans fatif,u 1 tla t les in-folio. Dbux ou trois de ces tables remplacent aiec avanta(,e les pupitres emcombrants et peu commodes dont on se sert généralement dans les bibliothèques.
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Les chaises les plus pratique» sont celles qui ont te sîige fait en plaquettes de bois mince telle qu'on en fait aujourd'hui ; l'usure en est nulle el, si les pieds et le dossier sont sufrisammenl solides, Il résistance sera long-ue.
Les planchettes indicatrices ou fantômes servent, comme on le sait, à remplacer sur les rayons les ouvrages enlevés pour une cause
□ quelconque : prêt, reliure ou disparition. Dans toutes ,. —» igg bibliothèques univei^ sitatrcs. elles sont enusa[,'e el comportent trois grandeurs difTérentes selon les trois formats (fig. 47, 48, 49). Leur forme doit élte Fig iT ta 40 Piiiiita.ii» [ni c»r c« du finidmM aussi simpIc quc possible,
it Hod I ■ « r«i > u !• d un leuFS faces, ménager une
rainure dans laquelle on (,lisserait une carie portant l'inscription \oulue **i elles sont pleine on se contente d'y coller au moyen de pains a cacheter un morceau de papier qui remplace la carie. Dans tous les cas elles doivent toujours porter au dos une étiquette reprodui ant la cote du livre déplacé. Le n" 49 représente le sjbtcme utilis d la bibliothèque de h Faculté de droit. I-a planchette porte une eitaillc profonde de plusieurs centimètres dans laquelle on lo^c une carte
On se sert encore, dans tous les dépôts, de boites en carton pour conserver les brochures. Leur forme est aussi variée que possible, mais il est utile que ces cartons soient solides et de formats dilTé-
rents : nous donnons ici trois modèles (fig. 50, 51, 52). Le plus pratique nous parait être le n° 52 ; il est moins coûteux que les deux autres, sans couvercle; mais en y appliquant un couvercle li charnière en toile épaisse, rabattue par derrière, on aurait à peu près résolu le problème du carton, car, avec ce système, on peut consulter les brochures sans avoir besoin de les retirer.
L'n mot maintenant des encriers en usage dans les bibliothèques. Il arrive trop souvent qu'un lecteur étourdi renverse l'encrier sur la table ou même sur les livres, si ceux-ci n'ont pas une base plus large que le haut. On devrait se servir d'encriers fixés dans ta table et fermant par un couvercle. A leur défaut, on pourrait utiliser les encriers inversables ou les encriers à siphon, mais ces derniers
sont trop coûteux et se détériorent facilement. Nous donni modèles en usage k la Faculté de médecine de Paris et à l'École supérieure de pharmacie (fig- 53, 54, 55}. Tous les deux, comme on
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le voit, sont fixés sur la table, le premier entre deux tringles de fer placées au milieu de la table, le second vissé par sa plaque sur la table même.
Il ne faut rien dédaigner du petit mobilier des bibliothèques ; c'est pourquoi nous terminons par Tappui-livre (fig. 56), qui ne tend pas à se répandre beaucoup dans nos grandes bibliothèques françaises ; on ne peut cependant refuser de reconnaître son utilité. Les livres, surtout ceux qui sont reliés, sont mieux conservés par la position normale qu'ils occupent dans les rayons, leur affaissement sur le côté entraînant une forme vicieuse prise par la reliure.