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Exercices gymnastiq lies et jeux divers. 10. Philosophie

il. Sciences occultes.

A propos de cette dernière classification, nous remarquerons que

188 DES SYSTÈMES BIBLIOURAI'IIIQL'ES

si nous avons mis les Beaux-Arts à la suite des mathématiques, nous n'avons pas entendu nier leurs affinités avec les sciences physiques : optique^ acoustique et avec les sciences naturelles — Biologie — (dans la partie surtout qui concerne les organes des sens) ou avec la Psychologie qui est généralement regardée comme une partie de la philosophie. Nous -ne donnons ces diverses classifications que pour bien faire comprendre Futilité des renvois —

« Au lieu de mettre la philosophie à la fin, on pourra la mettre en tête si on veut, mais comme il y a plusieurs façons de philosopher — on pourra si Ton veut les distinguer, mettre Tune d'elles — tout à fait en tête des sciences sous ce titre :

Philosophie scientifique — Science en général —

Toutes les autres façons seront remises aux sciences occultes »o\is ce titre : Spéculations diverses^ et placées à la fin des sciences, comme contre-partie. Cependant pour ménager les susceptibilités légitimes des philosophes, on mettra la partie rituelle et pratique des sciences occultes dans une autre grande classe avecV histoire des super titions.

Classe W , Belles-Lettres (néant)

Classe V. Histoire — « Les expressions prolégomènes et paralipomcnes ne sont pas claires. — En bon français et en traduisant librement on pourrait dire :

au lieu de prolégomènes historiques — Introduction à thistoire,

au lieu de paralipomènes historiques — Appendice à r histoire. Mais la géographie qui se trouve ainsi dans les prolégomènes y et Tarchéologie dans les paralipomènes , et surtout la bibliographie et Vhistoire littéraire qui se trouvent dans cette dernière classe, méritent d'être traitées mieux que de simples accessoires.

« D'abord nous détacherons entièrement la bibliographie Nous ferions, tout à fait en tête du système bibliographique une classe des encyclopédies (et par ce mot nous n'entendons pas des dictionnaires quelconques, mais les encyclopédies véritables^ traitant de tous les sujets) et des bibliographies générales,

« Pour les bibliographies spéciales nous les placerions avec chacune des divisions du système auquel elles se rapporteraient et en tête de ces divisions ; ainsi la bibliographie des mathématiques avec les mathématiques^ la bibliographie de la Chimie avec la Chimie, la bi-

blio^raphie de Thisloire avec V histoire. — Nous mettrons les bibliographes nationaux comme Allibone, Kayser, Quérard et ses continuateurs dans la section d'en-tête du système (Encyclopédies et bibliographies)^ mais à Thistoire de chaque pays, nous ferions des renvois à cette section, pour ces répertoires.

t La géographie mériterait de constituer une classe à part d'importance égale à Thistoire. Quant ù Varchéologie^ on pourrait la laisser à Tétat de simple division, mais nous ferons observer qu'aujourd'hui on enseigne et on étudie, sous le nom d'antiquités, tout un ensemble constitué par :

1. L'étude des institutions, c'est-à-dire des lois (droit public et droit

privé.) 1 L'élude des mœurs, usages et coutumes. 3. L'étude des monuments figurés.

Or, dans l'étude des antiquités ainsi comprises, les religions éteintes, les superstitions, la chevalerie, la noblesse^ les solennités, pompes et cérémonies publiques rentrent parfaitement.

« Nous retirerions des prolégomènes historiqueslsi chronologie, et de ïkistoire littéraire la paléographie et la diplomatique, et nous

constituerions, avec ces branches, un groupe auquel nous donnerions,

comnoe on le fait souvent aujourd'hui dans les facultés, où ces sciences

sont enseignées, le nom de Sciences auxiliaires de l'histoire,

« Deï histoire W^^raire, nous retrancherions V histoire des langues que nous restituerions à la linguistique. Nous y conserverions l'histoire générale des littératures, l'histoire générale des sciences, des arts, des inventions et découvertes, mais l'histoire d'une science en particulier serait (sauf renvoi) placée avec cette science — d'un art en particulier, avec cet art, d'un genre littéraire en particulier, avec ce genre.

« Enfin pour les mémoires et les collections académiques, si ces

mémoires, si ces collections avaient un caractère encyclopédique —

nous les laisserions dans cette subdivision de V histoire littéraire,

mais s'ils concernaient une science en particulier, nous les mettrions

avec cette science.

c De même, nous mettrions bien lesyournaux traitant de matières diverses tous ensemble — mais les journaux spéciaux de chimie, par exemple, iront rejoindre le traité de chimie.

Nous nous associons aux critiques exprimées par M. Prieur et nous pensons avec lui que le système de Brunel quoique le meilleur encore, ne peut plus répondre actuellement à toutes les exigences du développement des Sciences. Il demanderait un remaniement considérable à peu près dans toutes ses parties, mais surtout dans les sciences expérimentales qui sont trop sommairement exposées. Hâtons-nous de dire toutefois que ces changements ne peuvent s'effectuer du jour au lendemain, mais devraient être consacrés par l'acceptation simultanée de tous ceux qui se servent de ce syslcme.Dans un Congrès seulement, comme nousl'avonsditplus haut, on pourrait établir et arrêter une nouvelle base de divisions ou proposer de réformer le système de Brunet, s'il est gardé.

En attendant il nous paraît utile de prémunir les jeunes bibliothécaires, manquant d'expérience, contre la tendance qu'ils auraient de remanier et de refaire un classement nouveau, œuvre toujours ardue et difficile à exécuter. Le mieux est d'admettre le principe établi et de modifier, avec prudence, le système de Brunet, suivant la spécialisation et l'usage de la bibliothèque, car après tout, c'est encore la meilleure des classifications établiesjusqu'ici. Avec la pratique on arrive à s'en servir utilement.

Un bon catalogue analytique est encore préférable à l'ordre par divisions, mais il exige beaucoup de temps pour le faire et beaucoup d'espace pour le loger.

Avant de donner la liste de quelques cadres déclassement adoptés,^ soit par des bibliothèques, soit par des auteurs, il nous faut dire un mot sur le système bibliographique des ouvrages spéciaux. Les tables des grands répertoires scientifiques et littéraires, celles qui se trouvent dans les répertoires bibliographiques particuliers présentent une telle variété, qu'on hésite souvent à en reconnaître Futilité bibliographique*.

Plus que toute autre, la classification du Répertoire bibliographique des sciences mathématiques^ adoptée lors du congrès international de Paris en 1889, offre des divisions et des cotes si multiples qu'elle nous parait impraticable dans une bibliothèque. Ainsi, le congrès a posé en principe, dans l'ensemble des mathématiques

1. Cf. Die Forischrilie der Physik^ Berlin in-8o, d<»nt Tindex contient 6 sections principales subdivisées en 46 parties, et la Bibliographie anai4)miquer fondée en 1K9( par Nicolas, dont les divisions sont du nombre de douze.

DES SYSTÈMES BlBLKKiRAPIIiyUES 191

pures et appliquées, trois divisions : Les sciences astronomiques^ les mathématiques élémentaires et les mathématiques transcendantes ou hautes mathématiques. Les deux premières sont rejetées comme n'entrant pas dans le cadre d'étude du congrès, Y astronomie étant classée diaprés Tordre adopté dans Touvrage de Houzeau et Lancaster et les élémentaires étant totalement négligées. Pour les mathématiques pures ^ on a adopté 23 grandes divisions par lettres capitales romaines* puisdes subdivisions par chifTres, par lettres minuscules et au moyen de lettres de Talphabet grec. Ainsi la sous-section a de

1. Indtx du répertoire bibliographique des sciences mathématiques y public par la Commission permanente du Répertoire, Paris, Gauthier- Villars, 1893, in-8*. Voici les grandes divisions de la table de Tlndcx:

Analyse mathématique.

A. Alfrèbre élémentaire ; théorie des équations algébriques et transcendantes ;

groupe de Gallois ; fractions rationnelles ; interpolation.

B. Déterminants ; substitutions linéaires ; élimination ; théorie algébrique des-

formes ; invariants et covariants; quatemions ; équipollences et quantités complexes.

C. Principes du calcul difTérentiel et intégral ; applications analytiques ;

quadratures; intégrales multiples; déterminants fonctionnels; formes difTérentielles ; opérateurs difTérentiel s.

D. Théorie générale des fonctions et son application aux fonctions algébriques

et circulaires ; séries et développements infinis, comprenant en particulier les produits infinis et les fractions continues considérées au point de vue algébrique; nombres de Bernoulli; fonctions sphériques et analogues.

E. Intégrales définies, et, en particulier, intégrales eulérienncs.

F. Ponctions elliptiques avec leurs applications.

G. Fondions hyperelliptiques, abeliennes, fuchsiennes.

H. Equations difTérentielles et aux difTérences partielles ; équations fonctionnelles ; équations aux difTérences finies ; suites récurrentes.

l. Arithmétique et théorie des nombres ; analyse indéterminée ; théorie arithmétique des formes et des fractions continues ; division du cercle l~ nombres complexes, idéaux, transcendants.

J. Analyse combinatoire ; calcul des probabilités ; calcul des variations ; théorie générale des groupes de transformation, [en laissant de côté les groupes de Gallois (A), les groupes de substitutions linéaires (B), et les groupes de transformations géométriques (P)] ; théoriedes ensembles de M. Ganter.

la section b faisant partie de la division 3 de la sous-classc L* sera notée ainsi dans un encadrement : L* 3 Aa et doit désij;:ncr : I*

Coniques, 3Aa : Diamètres conjugués. De Tavis même des personnes compétentes, Tadoption de ces divisions est défectueuse.

Gkomktiue.

K. Cféométrie et trigonométrie élémentaires (étude des fi|?ures fomiées* ^^ droites, plans, cercles et sphères^ ; géométrie du point, de la droit^t du plan, du cercle et de la sphère; géométrie descriptive; perspective.

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