Macchabée : chap. II, liv. 13 ; chap. XI, liv
MaNUBL du BlRLIOTHâCATRE 1
2 INTRODICTION HISTORIQUE
A Ninive, on écrivait sur des briques plates et carrées, sur des cylindres, et le tout était gardé. Selon Menant*, la bibliothèque de cette ville était belle et riche. Assur-bani-pal aurait constitué une bibliothèque au moyen de briques cuites^. En Chaldée, les observations aslrononiiques consignées sur des briques étaient soigneusement conservées^.
Ce n'est qu'à Athènes et à Rome que les bibliothèques ont prisun certain développement, mais les historiens grecs n'en font pour ainsi dire nulle mention. Aulu-Gelle^ cite celle de Pisistrate, Athénée en parle aussi, et cite déplus celles de Polycrate de Samos^ de l'archonte Euclide, de Nicocrate de Cvpre et d'Arislote^ Dans. Plutarque^, on trouve des renseignements sur la bibliothèque de Pergame, fondée par les rois de la famille d' Al taie. Au moment oii Antoine la fît transporter à Rome, elle comptait, paraît-il, 200.000 unités (aî^Xa).
Les plus célèbres de toute l'antiquité, celles d'Alexandrie, étaient au nombre de deux ; celle du Musée, dans le quartier du Bruchium, fut détruite par l'incendie allumé par les soldats de César'. Aulu- Gelle l'estimait à plus de 70<).0(X) volumes.
La seconde, placée au Sérapéum, fut détruite avec ce monument par ordre de Théodose en 391. L'usage de la plupart de ces bibliothèques était public; il existait même, deux siècles avant notre ère, des bibliothèques municipales, selon Polybe, qui dit* « qu'on peut s'adonner sans péril ni peine aux recherches qui ne demandent que des livres, pourvu qu'on ^e fixe dans une ville bien pourvue de documents ou que Fon ait une bibliothèque dans son voisinage'»*
1. Menant (J) : La bibliothèque du palais de \inive, Paris, Leroux, 1880,. in-18, p. 30 sq.
2. Oppert ; Rapport à M. le Ministre de VInstructi(tn publique, (Archivesdes missions scientifiques et littéraires, 1'" série, t. 5 {1856i, p. 177).
3. Pline : Ilist. nat., liv. VII, chap. 56. i. Noct. attic, VI, 17.