lieliq. lib. XII
9. On trouve mention de bibliothèques dans Ejrjçer ; Callimaque et les ori' gines de la bibliographie. — Le Bas : Voyage archéologique, partie II, p. 845»
Nous .possédons plus de renseignements sur les bibliothèques de Rome, mais la majeure partie de ces collections provenaient des conquêtes en Orient. Ainsi LucuUus avait rapporté d'Asie la riche bibliothèque des rois de Pont qu'il rendit accessible à tout le monde *. César avait eu l'intention de doter Rome d'une bibliothèque publique 2, la mort l'en empêcha. Octave, une fois empereur, donna suite à cette idée et créa l'Octavienne et la Palatine ; la première comprenait presque par moitié des ouvrages grecs et latins^. Enfin on comptait vers le milieu' du iv« siècle vingt-huit bibliothèques publiques à Rome *.
De même que les payens, les premiers chrétiens ont eu souci de rassembler des livres, surtout les ouvrages de piété, la Bible, les écrits des Pères et même certains des écrivains anciens. Eusèbe rapporte ^ qu'Alexandre, évêque de Jérusalem, fonda une bibliothèque dans laquelle il trouva de grandes ressources. Saint Paraphile, qu'on peut considérer à juste titre comme un bibliophile éclairé, avait formé une riche collection de livres qu'il donna à l'église de Césarée ® ; elle renfermait, d'après l'estimation d'Isidore de Séville^ 30.000 volumes^.
L'Eglise d'Afrique possédait aussi des bibliothèques dans lesquelles les fidèles trçuvaient bien des ressources; celles de Cirtha et d'Hippone se faisaient particulièrement remarquer ®. Dioclétien fut un ^and destructeur des bibliothèques chrétiennes ; il les fit détruire lors des persécutions qu'il ordonna. Il nous faut nommer encore celles de saint Jérôme, de Florentins, de Ruricus, évêque de Limoges; de Lupus, évêque de Périgueux, et de Ferreolus*.
Bien plus, chaque église devait avoir sa bibliothèque qui, selon
partie V. Inscript. 1618. — Géraud : Essai sur les livres dans Vantiqnité^ particulièrement chez les Romains^ Paris, Techener, 1840, in-8'',