‹ Manuel pratique du jeune curéChapitre 64 sur 83 · AUTRE APPENDICE DU TR.ÌDUCTEUR · texte numérisé non relu

AUTRE APPENDICE DU TR.ÌDUCTEUR

FOUB LA

Direction pastorale dans rÀdmlnlstratioD des Sacremeots

J'extrais encore cette direction du Manuel de la science pr» tique du Prêtre pour le fonds, parce que cette méthode a été goûtée par des hommes expérimentés.

L'usage fréquent des Sacrements est la vie d'une paroisse. Sans cela, la foi et les mœurs souffrent. Si l'on ferme la porte du tabernacle, on peut fermer celle de l'église. Les Sacrements étant un préservatif, doivent être accordés avant l'âge des passions, et étant aussi un remède, ils s'accordent aux pécheurs. Dans la cure des âmes, il importe de ne jamais désespérer et d'arriver au moins à changer la malice en faiblesse qui mérite toute indulgence. Une amélioration commencée est une disposition suffisante.

Je ne vais pas ordinairement chercher les pécheurs qui s'y prêteraient peut-être par simple complaisance ; cependant cette démarche peut être opportune avec certains.

Je donae une pénitence courte, de peur qu'une plus difiicile

n'éloigne. Je redoute d'enseigner le mal à qui l'ignore, en matière d'impureté. Je mets sur la voie par un mot vague et je laisse les détails au pénitent. La pratique contraire est abusive tant pour le pénitent que parfois pour le confesseur.

J'ai soin de me tenir en la présence de Dieu, surtout sur le sixième, et d'y exhorter mes pénitents.

Je consacre à la sainte Vierge mes nouveaux pénitents, avec '^e pratique à cette fin.

Je donne souvent pour pénitence le chapelet en entier ou en partie, afin d'y habituer les fidèles.

Je cherche à rendre la confession aussi peu onéreuse que possible.

Faire revenir plusieurs fois les pénitents avant l'absolution, seulement pour les y mieux préparer, est en dehors des règles de l'Eglise et dégoûte.

Dans ce siècle irréligieux, par la même qu'un homme va à confesse, on peut lui supposer la bonne volonté comme certaine, sauf exceptions.

Je recommande l'offrande du travail, de courtes prières pendant le travail, l'assistance à la messe, la visite au Saint-Sacrement, même les aumônes, selon les cas.

J'ajoute à la pénitence une prière pour les âmes du purgatoire.

La veille des grandes fêtes, je divise mes pénitents par catégories de trente personnes. Avant la confession de chaque catégorie, je fais une exhortation générale sur la fête, sur les dispositions, sur les motifs de contrition. Cela simplifie singulièrement le travail du confessionnal, et je confesse ainsi trois cents personnes une veille de fête (1).

Le samedi, je confesse les personnes pieuses, pour les avancer dans la vertu, avec une pratique relative à telle ou telle vertu. Je m'assure qu'elles sont fidèles à leurs exercices. Je remplace l'oraison par le chemin de la croix. Je leur donne l'absolution tant pour les fautes commises que contre les rechutes.

J'accorde facilement la communion une fois la semaine, sans

(1) Il est vraiment regrettable que cette méthode ne soit pas plus usitée. C'est avec cette préparation par nos catéchistes qu'au Tonkin, le prêtre s'en tire sans encombre. Ces mêmes catéchistes font encore à haute voix la préparation à la communion et l'action de grâces. Nos Français, aujourd'hui, si ignorants en religion, auraient grand besoin de ce secours (Note du traducteur. J

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