MÉDICINAL
France, qui conservèrent l’ancien poids médicinal , parce qu’il différait peu de celui du commerce , usité dans leur pays.
Consultée, relativement à l’application ■ des nouveaux poids et mesures aux usages de la pharmacie, la société de médecine a arrêté , le 27 pluviôse an 10 , que le système métrique devait être admis exclusivement pour déterminer les doses des rrtédicamens, en adoptant la nomenclature méthodique ,
. de préférence aux dénominations vulgaires autorisées par; le décret du 13 bruni, an 9.
Depuis ce temps, la faculté de médecine a procédé , en exécution de Fart. 38 4e la loi du 11 avril 1803 , à la rédaction d’un nouveau Codex ou formulaire pharmaceutique , rendu obligatoire pour tout le royaume, par l’ordonnance du 8 août 1816.
Les rédacteurs de ce Codex , imprimé en 1818, ont pris, relativement aux poids et mesures } les déterminations suivantes.
1° Pouf l’énonciation des nombres généraux ou parties proportionnelles , ils ont préféré la division décimale aux divisions binaire et ternaire, comme se prêtant facilement aux plus petites divisions , et pouvant s’appliquer également aux poids français ou i étrangers , anciens ou nouveaux, méthodiques ou vulgaires. 2° Pour se rapprocher le plus possible des mesures employées pré- , ) cédemment dans les prescriptions particu-
»5 Év-
POIDS
Itères , et ne s’éloigner beaucoup , ni des anciens poids de marc , ni des poids métriques, en adoptant le gramme pour unité de leurs nombres généraux, ils l’ont regardé comme équivalant au quart de la dragme vulgaire , supposée contenir 20 grains , et p<ar suite , l’once composée de 8 dragmes, a été représentée par 32 grammes , la demi-once par 16 , etc. En suivant cette proportion , la demi-livre, composée de 8 onces, aurait dû être exprimée par 256, la livre par 512, etc.; mais pour simplifier les calculs , on a adopté pour la demi-livre , la. livre, ejtia double livre, les nombres 250, 500 et 1000 gramm.
Dans les poids intérieurs au gramme, 0.1 ou le décigramme a été employé pour deux grains, 0.05 pour un grain, 0.025 pour le demi -grain, etc.
Il résulte de ces déterminations, que les poids inférieurs , c’est-à-dire , le gramme et .ses divisions , se trouvent un peu moindres que ceux auxquels on les a substitués ; on a 'pensé que ces petites divisions s’appliquant particulièrement aux remèdes les plus actifs , il valait mieux être un peu au-dessous qu’au-dessus des mesures vulgaires : à partir de 2 grammes iusqu’à 1000 , les poids du Codex excèdent un peu les poids vulgaires qu’ils remplacent; on n’a pas jugé qu’il y eût d’inconvénient à ces différences, qui sont d’ailleurs peu considérables ; on n’aurait
MEDICINAL.
pu, à moins (l’employer un grand nombre de décimales, donner l’équivalent exact des anciennes mesures, et il en serait résulté beaucoup de difficultés et de complication ; au reste, le souvenir des anciens poids s’effacera avec le temps , et les mesures décimales se trouveront uniformément adoptées.
Nous donnons ici la comparaison des poids précédemment usités , avec leur valeur exacte en poids décimaux, et les valeurs approximatives adoptées par le Codex
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Anciens poids
de marc. exacte . suiv . le Codex»
Valeur en mesures métriques
grammes.
2 livres ,