‹ Manuel pratique et elementaire des poids et measures, des monnaies, et du calcul décimal;Chapitre 160 sur 189 · AOA · texte numérisé non relu

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100,000 hectares. Ces divisions du second ordre, qui seront nommées feuilles , rapportées à l’échelle de 1 à 50,000 , auront 8 décimètres de base, sur 5 de hauteur.

En les divisant encore en 10 parties sur chacune de leurs dimensions , il en résultera 100 divisions du troisième ordre, ou carreaux , qui, développés à l’échelle de 1 à 5000, ou d’un mètre pour 5 kilomètres, obtiendront les mêmes dimensions que les feuilles, et représenteront chacun 10 kilomètres carrés, ou 1000 hectares. Cette échelle de 1 à 5000 a été prescrite par une instruction du ministre des finances, pour la confection des cartes figuratives et géométriques des communes, ordonnée par l’arrêté du 12 brumaire an 11.

C’est ainsi que la nouvelle division géométrique , se rattachant d’une part aux degrés du méridien terrestre par les grandes divisions , et d’un autre côté aux arpentages des communes par les divisions du 3 e ordre, 4 ou carreaux, nous promet une carte générale de France, extrêmement exacte, d’une application facile à toute espèce de recherches, et aussi détaillée qu’il pourra être utile aux vues du gouvernement.

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Le Cadastre général , dont le but est d’a-

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mener une meilleure répartition de la contribution foncière , se lie au nouveau système des poids et mesures, 1° par l’arpentage des communes ; 2° par l’expertise des différentes natures de propriétés, opération basée sur le rapport des nouvelles et anciennes mesures d’arpentage , et sur le prix moyen des denrées en mesures métriques.

§ 1. Arpentage des Communes.

Ordonné par les arrêtés des 12 brumaire an 11 et 27 vendémiaire an 12, l’arpentage des communes se fait en nouvelles mesures agraires. ^

Voici les mesures prises pour que les plans des communes puissent concourir à la con* fection de la nouvelle carte générale; voir ci-devant , pag. 403. Les plans sont levés à l’échelle de 1 à 5000, c’est-à-dire d’un millimètre pour 5 mètres, ou d’un mètre pour 5 kilomètres. Ils sont tous orientés plein nord, eu égard à la déclinaison de l’aiguille aimantée, calculée à l’observatoire de Paris, (22° 11', ouest.) Enfin ils se rattachent, par des opérations trigonométriqües , à des points pris sur le territoire des communes voisines, tels que clochers, moulins et autres signes appareus ; et par des lignes verticales et horizontales, à la méridienne et à la perpendiculaire de l’observatoire de Paris. I i ' a:. . : •>*» >•

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Ces lignes , tracées de décimètre en décimètre, forment, sur les plans, des carrés parfaits, dont chacun représente 25 hectares; des carrés plus petits, formés par dés lignes tirées de centimètre en centimètre , représenteront 25 ares; en supposant do, semblables 'carrés de millimètre en milli- , mètre, ils représenteraient 25 mètres car- J .rés, ou un carré de 5 mètres de côté : d’où il résulte que les plus petits détails peuvent être désignés sur ces plans : 2 millimètres sur 2 millimètres équivalent à un are ou décamètre carré ; 2 centimètres sur 2 centimètres , à un hectare ; 2 décimètres sur 2 décimètres, à 100 hectares ou à un kilomètre carré.

Le premier plan adopté pour le cadastré ne prescrivait l’arpentage des communes que par masses de culture ; mais quand on . s’est occupé de la confection des matrices cadastrales d’après ces plans de masse, on a reconnu que les contenances partielles cadraient difficilement avec les contenances totales, et que celles de chaque propriété so trouvaient fixées d’une manière très-incertaine. D’après ces considérations, on s’est 4 déterminé à ordonner la confection de plans parcellaires , contenant l’arpentage particulier de tous les articles de propriété de chaque commune, et les instructions données à cet effet, en décembre 1807, ont

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été sanctionnées par la loi du , 29 novembre 1808. ,

L’arpentage parcellaire s’exécute d’après une triangulation et un plan linéaire , qui présente la circonscription de la commune , les principaux chemins , les montagnes , les rivières , les forêts , la position des chefslieux et hameaux , la division des sections, . et leurs subdivisions, si elles en sont susceptibles. Le parcellaire se compose d’autant de feuilles , qu’il y a de sections dans la commune , ou même de subdivisions de section , si les sections sont trop étendues ; il en est formé un atlas, en tête duquel doit sé trouver le tableau d’assemblage ou plan général de la commune. Ce tableau doit être à l’échelle de 1 à 5000, comme on l’a vu ci-dessus ; mais dans les communes dont lé territoire excède 1200 hectares, l’échelle est de 1 à 10,000 , et de là 20,000 , s’il excède 3000 hectares : ces modifications ont pour but de faire tenir le plan d’assemblage sur une seule feuille. Les plans parcellaires sont rapportés sur l’échelle de 1 à 2500 , ou 2 millimètres pour 5 mètres.

A l’échelle de 1 à 20,000 , les carrés de décimètres , centimètres et millimètres représentent 400 hectares, 4 hectares et 4 arçs. A l’échelle de 1 à 10,000, ils représentènt 100 hectares , un hectare et un are; à l’échelle de 1 à 2,500, comme celle des par-

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cellaires , ils représenteront 6 hectares un quart , 6 ares un quart , et 6 mètres carrés un quart. »

Le premier résultat de l’opération du cadastre est de donner à chaque commune un plan régulier de son territoire, de fixer les limites de chaque parcelle de propriété , et de constater la place qu’elle occupe sur le terrain. La matrice cadastrale, contenant les noms de tous les propriétaires actuels , avec l’indication de la contenance et du revenu des articles de propriété de chacun d’eux , établit l’égalité proportionnelle entre tous les propriétaires d’une même commune. La trace de tous les mouvemens des propriétés se conserve dans des livres de mutations, qui se rattachent , par une suite non interrompue, à la matrice originaire.

Quand toutes les communes d’un canton sont définitivement cadastrées, le préfet, aux termes de l’art. SS de la loi du 15 sept. 1807, fixe Yallivrement cadastral ou revenu net de chacune de ces communes , et répartit entre elles la masse de leurs contingens actuels, au prorata de leur allivrement, ce qui met en rapport exact tous les propriétaires de ce canton. L’avantage de l’égalité proportionnelle s’étendra ainsi à une portion plus considérable du départepéftt , /continuant d’ê-

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aussi les inégalités d'arrondissement à arrondissement.

§ 2. Conversion des mesures locales.

Les experts chargés de procéder dans chaque commune à d’évaluation des différentes natures de propriétés, ont souvent besoin de réduire les mesures locales en mesures métriques. Pour parvenir à une réduction exacte, deux lettres du commissaire général du cadastre aux directeurs des contributions / en date des 10 ventôse et £ floréal an 11, leur ont recommandé de prescrire aux contrôleurs l’usage de notre Manuel. Ils y trouveront, en effet, le moyen de convertir en nouvelles mesures, non seulement les anciennes mesures de Paris, mais toutes les autres mesures locales, en suivant les méthodes indiquées , pages 172 pour les mesures agraires , 253 et 263 pour les mesures de capacité. A. l’égard des poids en usage dans les différentes communes, et qui ne seraient pas compris dans la table LÏII, ci-devant, pag. 279, on connaîtra facilement leur rapport avec les poids métriques, en plaçant, sur un des plateaux d’une balance bien exacte , un quintal mesure locale, et sur l’autre, la quantité de kilo- 1 grammes et poids inférieurs nécessaire pour le mettre en équilibre. On peut être assuré de l’exactitude d’une balance, lorsqu’après

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avoir établi l’équilibre entre deux poids, ces poids se trouvent encore en équilibre , quoique changés de plateaux.

Deux tableaux comparatifs des anciennes ét nouvelles mesures ont été dressés dans les départemens ; quelques-uns sont inexacts ; il importe de les vérifier : ceux, entre autres, qui ont été rédigés avant la fixation définitive du mètre et du kilogramme, doivent être rectifiés avec soin ; voir ci-dev. jp. 81.

§ 3. Prix moyen des Denrées.

' Il est prescrit aux contrôleurs et experts de former , pour chaque commune , un relevé du prix des denrées , pendant 15 années , et d’en déduire le prix moyen , après avoir retranché les 2 années les plus fortes et les 2 plus faibles. Voici la manière la plus» simple de rapporter ce prix moyen aux nouvelles mesures. - .

Soit le boisseau d’une commune égal à 0 hectol. 168, et valant 1 fr. 75 cent.; pour trouver le prix de l’hectolitre , divisez 1 fr. 75 c. par 0. 168. Les règles de la division décimale sont très-simples : dans tous les cas semblables à celui-ci, il faut rendre égal , s’il ne l’est pas , le nombre des décimales de chaque terme , en ajoutant les zéros nécessaires, et ajouter de plus 2 zéros au dividende; faisant ensuite la division comme à l’ordinaire, et sans égard au point

TABLES BAROMÉTRIQUES. Ail

décimal , ou trouve le prix de l’hectolitre égal au quotient, dont les deux derniers chiffres sont des centimes. Ici le quotient de 175,000 par 168, égale 10 fr. A2 c., prix de l’hectolitre. le setier valant 30 francs équivaut à 1 hectol. 95, il faut diviser 300,000 par 195 , ce qui donne pour le prix de l’hectolitre 15 fr. 38 cent.

Table LXXX. Hauteurs barométriques.

Toricelli, en 16A5 , remplit uii tube de mercure, et le plongea, eu le renversant, dans une cuvette qui en était également remplie , le mercure resta dans le tube à la hauteur d’environ 28 pouces. Telle fut l’origine du baromètre : il fit connaître que la pression de l’atmosphère était égale au poids d’une colonne de mercure de 28 pouces de hauteur.

Le mercure ne se tenant pas constamment au même point, on en conclut que la , jxression de la colonne atmosphérique était également variable. L’observation apprit que ces variations annonçaient ordinairement des cliangemens de temps ; et c’cst aujourd’hui le principal usage du baromètre , dont l’échelle, parcourant un espace d’en-*, viron 3 pouces , est soigneusement consultée par les voyageurs et les habitans des campagnes, et est devenue l’une des prin-

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