‹ Manuel pratique et elementaire des poids et measures, des monnaies, et du calcul décimal;Chapitre 161 sur 189 · TABLES · texte numérisé non relu

TABLES

, cipales bases des observations météorologiques.

Pascal , qui répéta l’expérience de Toricelli, imagina, en 16 47, de la rendre plus décisive, en la faisant ^ différentes hauteurs. En portant le baromètre sur le Puyde-Dôme , on vit la colonne de mercure diminuer à mesure qu’on s’élevait, et la proportion parut être d’environ une ligne pour 75 pieds d’élévation perpendiculaire, ( 1 millimètre pour 10 mctr. 79.)

Si la dépression du mercure suivait une marche uniforme, là hauteur totale de l’atmosphère pourrait s’évaluer en multipliant les 336 lignes contenues en 28 pouces, par / les 75 pieds qui correspondent à chaque ligne. Mais le résultat, qui serait de 4200 toises , est infiniment au-dessous de la réalité , s’il faut s’en rapporter aux expériences dé Lahire , qui , d’après l’observation des crépuscules , a porté cette évaluation à 36 ou 37,000 toises.

La pression de l’air est proportionnelle à sa densité; et cette densité étant elle-même comme le poids qui la comprime, va en diminuant de bas en haut, par une dégradation insensible , chaque couche d’air , à mesure qu’on s’élève, ayant de moins â supporter le poids des couches inférieures.

J1 en résulte que , quand les hauteurs croissent en progression arithmétique , les élé-

BAROMETRIQUES. Al 3

vations du mercure dans le baromètre décroissent en progression géométrique : la différence de niveau entre les différentes stations est donc proportionnelle à la différence des logarithmes des hauteurs du mercure dans le baromètre.

Cela posé , des tables basées sur les différences des logarithmes ordinaiies sembleraient devoir suffire pour indiquer les différences de niveau, d’après celles des hauteurs du mercure ; mais le problème se complique par une infinité d’inégalités particulières , qui exigent des corrections plus ou moins importantes , suivant le degré de précision qu’on veut obtenir.

Des variations journalières du baromètre dans le même lieu, d’après celles de la constitution atmosphérique, il est aisé de conclure qu’une observation isolée ne pourrait donner un résultat certain : en multipliant , les opérations, les erreurs se compensent s’atténuent. On a d’ailleurs reconnu que l’intervalle compris entre 11 heures et une heure après midi est le plus favorable à la justesse des observations ; qu’elles doivent Être faites par un temps calme , et les instrumens garantis de l’action immédiate du soleil.

Les expériences du pendule, ci-devant pag. 376, ont prouvé que la pesanteur est moindre , à mesure qu’on se rapproche do

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