A1A TABLES
l’équateur j la même hauteur de mercure doit donc répondre, sous les différentes la- . titudes , à des intervalles différens. La table ci-dessous a été calculée pour le A5 e parallèle ; si on l’applique à des observations faites sous l’équateur, il faut ajouter un 352* à la hauteur en mètres indiquée; sous le pôle, il faudrait fen retrancher la même fraction. Pour les degrés intermédiaires, les quantités à ajouter ou à- retrancher sont d’autant plus faillies, <Ju’on approche davantage du A5* degré : à 5degr. de distance, c’est un 2000° environ; à 10 degrés, un 1000 e ; à 15, un 700% etc. On voit que, pour la France et la plus grande partie de l’Europe , cette correction ne peut pas être • d’une grande importance.
Le rapport varie encore, suivant la quantité plus ou moins grande de vapeur aqueuse , qui se trouve suspendue dans les différentes couches , et à raison du décroissement de la pesanteur à mesure qu’on s’élève ; il est tenu compte de ces variations dans la formule, indiquée par M. Laplace, et dans les tables ■ construites d’après cette formule , dont l’exactitude est démontrée par les expériences les plus positives.
J1 est encore trois causes de variations qui exigent des corrections particulières.
1° L'élasticité de l’àir augmente par la chaleur, de sorte qu’avec une densité moin-
BAROMÉTRIQUES. hib
dre* Il peut soutenir une colonne égale de mercure ; il faut donc , si la température moyenne des observations est supérieure ou inférieure à celle du point de départ -, augmenter ou diminuer les résultats donnés par les tables , à moins qu’elles n’aient été calculées, comme celles de AI. Biot, pour les divers degrés de température. Celte augmentation ou diminution étant fa même pour chaque degré, il nous a paru plus simple de ne calculer la table que pour une première température, 12°. 50 centigrades, et d’indiquer, dans une colonne séparée, la quantité à ajouter pour chaque degré du thermomètre centigrade , dont la température moyenne des observations excédera celle de la table, quantité qui devra au contraire-être retranchée, si la température est moindre.
2° Le mercure, comme tous les autres corps , se condensant par le froid et se dilatant par la chaleur, si l’on observe dans une station plus froide , la colonne de mercure est moindre qu’elle ne devrait être , et réciproquement. 11 résulte des expériences de M. Gay-Lussac, que cette variation < suit une marche uniforme ; et de celles do AlM. Lavoisier et Laplace, qu’elle est égale pour chaque degré du thermomètre centésimal, à un 5412® de la colonne de mercure.
Pour ramener le baromètre à la tempéra-