CORDE USUELLE
X’arr. du 28 mars 1812 n’établit pas de mesures usuelles pour le bois de chauffage; mais les anciennes voies, cordes , etc. ayant pour élémens la toise et le pied, elles paraissent pouvoir être tolérées au moins entre les marchands de bois et leurs facteurs et ouvriers , pourvu qu’elles soient basées sur la toise et le pied usuels.
A cet égard , il y a lieu d’observer que le nouveau système a singulièrement compliqué la mesure du bois de chauffage , en en faisant une mesure de solidité , lorsque autrefois c’était Simplement une mesure de
DE CHAUFFAGE. 211
superficie , calculée sur la longueur de couche et la hauleur de pile, sans égard à la longueur de la bûche.
Le cordage était alors à la portée de tout le inonde, même des simples bûcherons, et la membrure en usage était la même pour toute espèce de bois de chauffage : il faut , au contraire , pour mesurer aujourd’hui le bois au stère ou mètre cube , avoir égard à la longueur de la bûche, et faire , pour chaque longueur au-dessus ou au-dessous du mètre , une réduction ou augmentation à la hauteur de la pile , ce qui exige plus de connaissances que n’en ont la plupart des acheteurs et même des marchands de bois. Il en résulte que, s’il se trouve dans le même chantier du bois de différentes longueurs, on est forcé d’employer à le mesurer des membrures de hauteurs différentes , ce qui ne s’éloigne pas moins de l’uniformité , qui était cependant la première donnée du problème, que de la simplicité et de la commodité, conditions essentielles de tout instrument de mesure. Est-ce parce qu’une ^ pile de bois est un solide , qu’on a cru devoir lui appliquer une mesure de solidité ?
C’est comme si, parce que les étoffes offrent un plan ou une superficie , on avait imaginé de les vendre au centiare ou au mètre carré. On sent quelle confusion et combien d’inconvéniens il serait résulté d’une dispo-
itized t
BOIS
sitifon de ce genre, qui, pour l’acliat du moindre morceau de toile , aurait exigé la présence d’un toiseur, ou du moins des calculs sans (in. Si donc , encore bien que les étoffes aient une seconde dimension , qui peut varier à l’infini , on s’est toujours borné à en mesurer la longueur, laissant à l’acheteur et au marchand à se mettre d’accord sur la largeur avant d’en arrêter le prix , on pouvait également , pour le mesurage du bois ' a brûler, faire abstraction d’une des dimensions de la pile, et déterminer, pour toute espèce de bois , une membrure uniforme de même longueur et hauteur : alors le marchand, l’acheteur, le propriétaire , le garde-vente et le bûcheron eussent pu connaître la mesure , et en faire aisément l’application , même sans membrure , dans quelque pays et pour quelque espèce de bois que ce fût. Au reste, la mesure du bois de chauffage n’a pas seulement pour objet d’en fixer la valeur vénale ; elle doit encore servir à en régler les frais d'exploitation:
pour ce dernier objet , le stère est et sera toujours inutile. On sait qu’en faisant prix < avec lê bûcheron pour la façon d’une corde de bois , le marchand ne tient aucun compte de la longueur de la bûche, et alloue ordinMpement le même prix pour tous bois , la façon étant la même pour l’un comme pour l’autre, il' est donc indispensable qu’il y ait
DE CHAUFFAGE
un mode de cordage usuel , consistant à mesurer seulement la longueur de couche et la hauteur de pile.
En établissant la toise usuelle, on aurait pu admettre , comme mode usuel de cordage, la toise superficielle , calculée d’après la longueur et la hauteur de la pile , et mesurée dans une membrure uniforme de deux toises ou 4 mètres de long , sur un mètre de hauteur , ce qui donnerait la facilité de vendre à la demi-toise et au quart, en donnant seulement une toise ou 3 pieds de couche.
Cet objet n’ayant pas été prévu par le réglement, la corde de 8 pieds de long sur la hauteur de 4 ou 5 pieds continuera d’être employée dans les ventes, avec cette différence seulement, qu’on pourrait y appliquer les pieds usuels. C’est dans cette supposition que la table suivante a été calculée. „
Table XXXVII. Convers.des Cordes usuelles \ en Stères ou Mètres cubes .
Les décimales sont des millièmes déstère, ou décimètres cubes.
§ 1 . Cordes de 8 pieds usuels ster 4 de hauteur , bûches de S pieds et demi.
Cette corde, sauf l’emploi du pied usuel au lieu du pied de Paris, correspond à la
BOIS
corde dite des eaux et forêts : elle contient 112 pieds usuels cubes. • .
cordes.
itères.
«ordre.
itérer.
cordes.
itérri.
5 2. Cordes de 8 pieds usuels sur 5 de hauteur , bûches de 3 pieds et demi.
Cette corde correspond à la corde dite de port ; elle contient 1 AO pieds usuels cubes.
cordrs.
stère».
cordes.
stères.
cordes.
stères.
5 3. Cordes de & pieds usuels sur A de hauteur > bûches de A pieds.
Cette corde correspondant à celle dite de grand bois , contient 128 pieds usuels cubes
cordes.
f itères.
cordes.
stère*.
cordes.
stères.
- J>Jg rf*
DE CüAUFFAGE.
Table XXXVIII. Différentes hauteurs à don x '/ter à la membrure , d'après la longumr • de la bûche. *
Le stère est un mètre cube , ou une quantité de bois , ayant un mètre de couche et un mètre de hauteur , en supposant que les bûches aient un mètre de longueur: mais la ' longueur des bûches variant en plus ou en moins , on conçoit qu’il faut varier l’une des deux autres dimensions , pour retrouver ex^tement le mètre cube. Suivant l’arr. du 28 messidor an 7 , la membrure ou pile doit toujours avoir de couche un mètre, ou un nombre exact de mètres , ( pour le stère, 1 * mètre ; pour le double stère , 2 ; pour le demi-décastère , 5 ; ) c’est donc la hauteur qu’il faut augmenter ou diminuer, en raison inverse de la plus ou moins grande longueur des bûches.
La table suivante mettra à portée de mesurer exactement le bois, de quelque longueur qu’il soit. La première colonne^ indiquant la longueur de la bûche', la seconde indique la hauteur qu’il faut donner au bois dans la membrure. , - t .
Cette table , qui s’applique au stère , au double stère , au décastère et au demi-décastère , suivant que la membrure a 1,2,
10 ou 5 mètres de longueur de sole entre
no
BOIS
les montans, peut également servira évaluer ia quantité de stères contenus dans une pile considérable sur le port ou au chantier. Après avoir mesuré la longueur de la base ou couche avec le mètre , il faut mesurer la hauteur de la pile , avec'une règle, de la dimension qui correspond, d’après la table suivante , à la longueur de la bûche , de 88 centimètres par exemple^ pour le bois de 3 pieds 6 pouces anciens , et multiplier le nombre de mètres trouvé à la base , par le nombre de règles trouvé en mesurant la hauteur : le produit donnera le nombre de stères cherché. * ■
. Nous avons continué la table pour les longueurs de bûches, au-dessous du mètre, jusqu’à 00 centiniètres , à peu près 1 pied 10 pouces. Si l’on objecte que, la membrure n’ayant qu’un mètre de hauteur, on ne peut y mesurer du bois de dimension inférieure, puisque , pour compléter le stère , il faiit •supposer des montans plus hauts que le mètre , il est un moyen simple de résoudre cette difficulté ; il consiste à mesurer le bois plus court , dans la membrure du double stère, et à prendre pour hauteur des montans la moitié de celle indiquée par la table suivante ; 0 m . 66 , par exemple ,' pour le bois de 2 pieds A pouces.
, ‘La longueur des bûches sera énoncée, i° en pieds et pouces anciens, 2° en mètres
IïE CHAÜFIACE. 217
et centimètr. 3 U en pieds et pouc. usuels ; la hauteur de la membrure l’est en centimètr
§ 1. En Pieds et Pouces ancit&is.
Longueur Hauteur dé la dans la bûche, membrure jü. pou. mètres.
3 il 0.78 3 10 0.80
Longueur Hauteur de la dans la bûche, menibrur.
pi. pou. mètres’.
Longueur H aillent de là dans là, ■ bûche, membrur.
pî. pou. mètre».
§ 2. En Mètres et Centimètres
Longueur
Hauteur
de lu
dans la
tgùJïc.
mepibrur.
ntitffcs:
. mèttes.
t.fof
i,ao
li.22
MO
l.iè
Longueur Hauteur de la dans la bûche, menibrur.
mètres. métrés.
Longueur Hauteur de la dans la huche, menibrur.
mètèes. mètres.
l,Bi
lUff
DOIS DE CHAUFFAGE
§ 3. En Pieds et Pouces usuels .
Longueur Haut eut
1 Longueur Hauteur \
Longueur
HaïUeur
fie la
dans la
de la
dans la
de la
dans la
bûche.
iqpmbrur.
bûche.
membntr.
bûche, membrur
j)i. pou.
mètre».
pi.
pou.
mètres.
pi.
pou.
mètre*.
Moyen facile de convertir en Stères , sans membrure , une quantité quelconque de bois de chauffage.
. II faut multiplier la longueur de la bûche par la longueur de la pile , et le produit par la hauteur ; et séparer 6 décimales , si l’on a employé des centimètres à chaque dimension. Ex. La bûche ayant 1 met. 32 de longueur; la pile, 15.12 de longueur, et 6.18 de hauteur ; multipliez 1.32, par 15.12, et le produit 19.9584, par 6.18 ; le produit est 123 stcr. 342912., . ... . ^
On néglige plus ou moins de décimales , suivant le degré de précision qu’on veut obtenir ; en supprimant les 4 derniers chiffres, on a 123 stères , et la fraction 34 centièmes,
qui fait un peu plus d’un tiers. Si les chiffres supprimés excèdent 5, 50, 500 , été., il faut ajouter 1 à la dernière décimale.
Si l’on n’avait employé de centimètres que pour exprimer la longueur des bûches, et seulement des décimètres pour les longueur et hauteur de pile , il ne faudrait séparer que À décimales ; et seulement 2 , si les longueur et hauteur de pile étaient exprimées en mètres, sans fractions.
On peut aussi recourir au moyen indiqué dans les observations qui précèdent la table XXXVIII.
Le bois de charpente se mesurait et se vendait au cent de pièces ou solives , dit communément le grand cent. La pièce ou solive était censée être une solive de 12 anciens pieds de longueur , ayant 6 pouces sur 6 d’écarrissage, et équivalant à 3 pieds cubes; en sorte que le grand cent représentait 300 pieds cubes. La solive se divisait , comme la toise courante , en 6 pieds , qui se nommaient pieds de solive , le pied en 12 pouc., le pouce en 12 lignes (i). Le bois de cbar-
(i) En Normandie et dans quelques autres provinces, le hois de charpente se mesurait âia marqua , composée soit de 300, soit de 96 chevilla de 12 pouces
220 bois
pente se mesure actuellement soit au mètre cube ou stère, soit au décistà'e , mesure équivalant à peu près à l’ancienne solive.
Le sidère contenant 1000 décimètres cubes, le décistère en contient 100, et peut dès-lors représenter , soit 10 mètres de chevron d’un décimètre d’écarrissage , soit une solive de 2 mètres et demi de longueur sur 2 décimètres d’écarrissage , soit la longueur d’un décimètre sur un mètre d’écarrissage.
On paraît assez généralement pr< férer l’çmploi (lu méti;e cube à celui du décistère qui en est la 10 e partie ; il sera toujours facile de réduire les décistères en mètres cubes et réciproquémenl, en avançant ou reculant le point décimal d’un chiffre.
Les fractions du décistère seront des centièmes, millièmes et dix-millièmes de mètre cube, suivant le nombre des décimales. Il convient de ne pas employer les dénominations de centistère et millis- ".tere , qui surchargent la noménclature , èt
cubes chacune. Nous ne traitons avec quelque étendue que de la mesure au cent de pièces ou solives, ^COEi ine plus généralement usitée ; on connaîtra facilement fe rapport de la marque à 96 ou à 300 chevilles avec le décistère , en opérant la conversion (ras
S ouces cubes en mètres' ou décimètres cubes, à l’aide e la table XXIX, §2.
La marque de 300 chevilles, qui contenait 3600 pouces cubes j équivaut à 0 dccist. 71 ; celle de 96 chevilles, contenant 1152 ppuces cubes, à 0 décist. 23.
seraient d’ailleurs insuffisantes dans les cas où l’on a besoin de plus de précision qu’on ne peut en obtenir avec 2 décimales.
Nous indiquerons, tab. XLI etXLII, une manière facile de réduire en décistères le bois de charpente , même en grume.
Table XXXIX. Conversion des Pièces ou Solives, en Ilècistères.
Les décimales sont des millièmes de décistère ou dix-millièmes de mètre cube. 10 décistères faisant un mètre cube , pour convertir en mètres cubes , il faut avancer le point d’un chiffré ; 70 solives valant en déeistères 71.98, valent en mètr. cubes, 7.198.
joKvcs.
• fl 1
df'ci^t.
solives.
dccisi.
pouces.
4çcist.
pieds.
lignes.
pouces.
o.oii
'222 bois
Table XL. Conversion des Dccistères en anciennes Pièces ou Solives .
Les décimales sont des millièmes de l’ancienne solive ou pièce ; en les multipliant ' par 6 , et retranchant les 3 derniers chiffres du produit , on a des pieds de solive. Les chiffres retranchés donnent des pouces de solive, en les multipliant par 12 , et en séparant de même les 3 derniers chiffres , qui, multipliés également par 12, donnent des lignes de solive. Yoir ci-devant, page 75,
3 e obsei'vation.
La même table peut servir à faire connaître combien le mètre cube de bois carré contient d’anciennes solives; il suffit de reculer le point décimal d’un chiffre ; ainsi ,
8 décistères valant 7.780, 8 mètres cubes répondent à 77 soliv. 80.
décist.
solives.
derist.
solives.
décist*
solives.
Prix comparatif de la Solive ancienne et du Dècistère.
1° Connaissant le prix de la solive, ou
pièce ancienne , si l’on veut savoir le prix du décistère, il faut recourir à la table XL, dont la première colonne représentant le prix de la solive , la seconde donne le prix du décistère.
2° Connaissant le prix du décistère , si l’on ' veut savoir le prix de la solive ou ancienne pièce, il faut recourir à la table XXXIX, dont la première colonne représentant le prix du décistère , la seconde donne le prix de la solive ou pièce.
Si le prix connu de la solive ou du décistère n’est pas un nombre rond , et qu’il y ait des centimes, il faut se conformer à l’observation de la page 101 , en en faisant l’application aux tables que nous venons de citer*
Méthode facile pour la réduction du Bois de charpente ou Bois carré , enfJécistéres et en Mètres cubes.
Le bois carré est celui dont les dimensions d’écarrissage sont égales ou presque égalas, comme 15 sur 15 , 25 sur 26 , etc. On appelle madrier, méplat ou bâtard, le bois qui a plus de largeur que d’épaisseur ; et bois en grume , celui qui est encore revêtu de son écorce.
Il fallait, pour faire un toisé de charpente à l'ancienne solive , des multiplications et
BOIS
Tj . -
réductions de lignes , pouces et pieds cubes ; ce qui , pour chaque espèce de bois, présentait un grand nombre d’opérations complexes. La méthode la plus ordinaire consistait à. multiplier l’une par l’autre les
G rosseurs exprimées en pouces^ ci le prouit par la longueur exprimée en pieds ; diviser ensuite par 72,, pour avoir des puçds de solive , dont le nombre, divisé par 6, donnait des solives.
Pour réduire le bois de charpente ep décistêres , il suffit de multiplier les 2 dimensions de l’écarrissage l’une par l’autre, et le produit par la longueur; opération que facilite beaucoup ta simplicité du calcul décimal. Les grosseurs s’exprimant en centimètres , et la longueur en décimètres , on séparera A décimales ; ce qui dérive de cette règle de la multiplication , qui consiste à séparer au produit autant de décimales qu’il s’eh trouvé tant au multiplicande qu’au multiplicateur. Il y aurait, en effet , 5 décimales à séparer pour avoir des mètr. cubes; mais le dépistère étant le 10 e du mètre cube, il faut reculer le point d’un chiffre , ce qpj paisse seulement A décimales au produit.
Ex. Soit une pièce de bois, de 31 centimètres sur 29, et de 9 m . 7 de longueur; le produit de 31 par 29 est 899, qui , multiplié par 97, donne 87203, et en séparant A décimales, 8 dcçist. 7203 : çes décimales
sont des cent-millièmes de mètre cube , ou des dix-millièmes de décistère.
On peut , en général , s’en tenir aux 2 ou / 3 premières décimales , qui expriment des centièmes ou millièmes de décistère , et négliger les suivantes , en comptant 1 de plus, si elles excèdent 5, 50 ou 500.
Lorsque le bois est plus gros par un bout que par l’autre , ce qui est fort ordinaire , les dimensions de l’écarrissage se mesurent au milieu. Cette méthode n’est pas d’uye * exactitude rigoureuse ; et la pièce de bois , cubée stéréoméiriquenieiit, produirait plus qu’elle ne le fait,. étant aiusi calculée ; mais l’usage s’en est introduit pour simplifier les opérations, et les réglemcns l'autorisent.
En cas d’impossibilité de mesurer parie milieu, op mesure par les deux bouts , en a4- (Jitionnant les grosseurs de .chaque bout et prenant la moitié pour grosseur moyenne.
Dans tous les cas où les dimensions d’écarrissage sont les mômes, par exemple ,
10 sur 10 , 25 sur 25, on peut s’épargner la peine d’en faire la multiplication , en recourant ci-après à la table des Carrés , dont la seconde colonne offre le produit de ces dimensions ; il suffit alors de multiplier le nombre de la seconde colonne , corrcsponr da.nt aux dimensions d’écarrissage , par la longueur exprimée en décimètres, et de séparer 4 décimales ; mais la table suivante
BOIS
dispense môme de ce calcul déjà fort simple.
Si l’on veut réduire le bois de charpente en mètres cubes, il faut faire l’opération telle qu’elle est indiquée pour la réduction en décistères , et sépurer 5 décimales au lieu de A ; dans l’exemple cité, le produit en mètres cubes serait 0.87203.
Mous avons compté la longueur par décimètres ; l’octroi de Paris la compte par mètres et demi-mètres y le demi-mètre étant acquis à 3 décimètres, et le mètre entier à 8 décimètres. Au premier aperçu , cette manière de compter parait rigoureuse , en ce qu’elle fait payer le droit du mèt. entier pour une longueur de 8 décim. seulement, et du demi-mètre pour 3 décimètres ; mais sur un grand nombre de pièces , il s’établit nécessairement une compensation , et même à l’avantage du contribuable, les excédaifs au-dessous de 3 décimètres ne payant rien.
Table XLI. Longueur du Dècistère , sur les différentes grosseurs du Bois carré.
On a vu plus haut que le dècistère , qui est la 10 # partie dti mètre cube , contient 100 décimètres cubes , et représente 1 0 mètres de longueur sur un décimètre d’écarrissage , ou 2 mètres et demi de longueur Sur 2 décimètres d’écarrissage.
Mais le bois carré est susceptible de toutes
les dimensions en grosseur ; il peut donc être utile de connaître la longueur que doit avoir le décistère sur toutes les dimensions d’écarrissage possibles ; c’est l’objet de celte table. On y voit , par exemple, qu’à 21 centimètres d’écàrrissage , le décistère aura de longueur 2 met. 268; à 54 centimètres d’écarrissage, 0 mètr. 343, etc. Cela donné, si la pièce qu’il s’agit de réduire a 54 centimètres d’écarrissage, elle contiendra autant de décistères qu’elle aura de fois 343 millimètres de longueur : à un mètre, grosseur fort rare, il ne faudrait qu’un décimètre de longueur pour former le décistère.
On peut donc , après avoir additionné la longueur de toutes les pièces de bois dont la grosseur est la même , en diviser la somme par le nombre qui , dans la table suivante , répond à la dimension d’écarrissage. S’il s’agit de grosses pièces , par exemple , d’une poutre qui aurait 60 centimètres d’écarrissage , on peut ouvrir le compas sur 278 millimètres , et mesurer la longueur de la poutre avec cette ouverture de compas : à force de faire des réductions de ce genre , on acquerra la facilité de juger à l’œil, au moins par approximation , le nombre de décistères ou solives que contient une pièce de bois carré.
On suppose ici que les deux dimensions d’écarrissage sont semblables ; s’il en était
autrement, et qu'une pièce de boiè eût?
par exemple , 21 centimètres sur 23 , là table ne lui serait pas applicable , et l’on ne pourrait en faire la réduction en décistères ou en mètres cubes , qu’en se conformant à la méthode indiquée au chapitre précédent.
Les décimales sont des millimètres.
rftw, de
long, du
dim. de
long, du
dim. de
long, du
t écarts s.
décist.
l'écariss.
décist.
l’écariss .
. décist.
ccntimèt.
mètres.
ccntimèt.
mètres.
ccntimèt.
mètres.
iü *
i.lW
0il49
Hï. ,n
il - ’ *•
BOIS EN GRFME.
dim. de
long, du déeist.
dim. de
long, du
dim- de
long, dun décisti
i’écariss.
l’écariss.
déeist.
l’écariss.
centimèt.
ni êtres.
centimèt.
mètre».
centimèt.
mètre».
Table XLII. Application de la Table précédente au Bois en grume.
On est souvent dans le cas de réduire en décistères le bois encore revêtu de son * écorce, soit pour en déterminer le prix, soit pour le soumettre à la perception dq droit d’octroi i L’usage est alors de Traîner , non d’après la solidité du cylindre, mais . d’après celle de la pièce de bois carré qui pourrait en provenir : il s’agit donc de connaître les dimensions d'écarrissage qui peu^ vent résulter , soit de tel ou tel diamètre , soit de telle ou telle circonférences
1° D'après les Diamètres.
Si l’arbre en grume est abattu, il est facile’ d’en mesurer le> diamètre sans - y eem^ prendre l’écorce; et en prenant la moitié pit carré de ce diamètre , on aura la surface
ao
BOIS
résultant des dimensions d’écarrissage , qu’il faudra multiplier par la longueur pour avoir des mètres cubes ou des décistères ; application de la règle bien connue du .
carré de l’hypothénuse. On peut se convaincre aisément que la superficie d’un carré formé sur la diagonale d’un autre carré est double de celle de ce dernier; or, le diamètre de l’arbre en grume est la diagonale du carré résultant de ses dimensions d’écarrissage. L’octroi de Paris , lorsqu’il évalue le bois en grume par le diamètre , est conforme à cette théorie; il faut, dit le réglement, multiplier le diamètre par sa moitié, ce qui est la même chose que de prendre la " moitié du carré du diamètre, et présente même plus de facilité.
Par ces méthodes, on obtient la surface résultant des dimensions d’écarrissage , ce qui suffit dans tous les cas; mais non les dimensions d’écarrissage mêmes, qui ne pourraient s’obtenir qu’en extrayant la racine carrée de cette surface , ou en cherchant la moyenne proportionnelle entre le diamètre et sa moitié. Ces opérations sont assez difficiles en arithmétique, et le résultat en serait une ligne incommensurable, ou sans rapport exact avec le diamètre; mais comme l’écarrissage ne se compte qu’en cent imètres en abandonnant les fractions excédantes , et que dès-lors on n’a pas besoin d’une