EN GRUME
exactitude mathématique , on peut recourir à la méthode suivante , qui est fort simple : Elevez sur le milieu du diamètre de l’arbro en grume, une ligne perpendiculaire, égale à la moitié de ce diamètre , la ligne qui en joindra les extrémités sera la dimension d’écarrissage de la pièce qui doit en résul ter ; elle peut dès-lors servir à connaître la longueur du décistère, à l’aide de la table précédente.
2° D’après les Circonférences
' Si l’arbre est écorcé , on en connaît assez exactement l’écarrissage , en déduisant le 10® de la circonférence, et prenant le quart du restant : ainsi l’arbre écorcé qui a 360 centimètres de circonférence, fournirait une poutre de 81 centimètres d’écarrissage. Cette méthode est celle de l’octroi de Paris , dont le réglement porte : La déduction pour l’écarrissage des grumes est du dixième du . pourtour ; on doit déduire l’écorce en prenant la mesure.
Ôn applique à la réduction du bois en v grume non écorcé plusieurs méthodes du môme genre : l’une , indiquée par quelques auteurs , consiste à prendre le tiers de la circonférence , et ensuite les 2 tiers de ce tiers , pour avoir la dimension d’écarrissage, ce qui équivaut au quart après avoir déduit le 9’ ; l’autre , et c’est la plus usitée , cou-
BOIS
siste à déduire le 6' de la circonférence, et à prendre le quart du restant; enfin , le réglement du 28 août 1816, art. 30 et 99, porte : Pour le mesurage des bois en grume, le 5* de la circonférence est déduit ; le quart du surplus formera le côté du carré d’après lequol la pièqe sera cubée. Toutes ces méthodes ne sont qu’approximatives; car l’âge , l’espèce et la grosseur des arbres , faisant varier à l’infini la proportion qui existe entre l’épaisseur de l’écorcè et le diamètre du bois qu’elle enveloppé , là circonférence de l’arbre eu grume ne pourra jamais faire . conuaîtrç avec précision celle de l’acre écorcé.
En comparant ces trois méthodes , on , trouve qu’.un arhr.e en fume, de 360 centimètres de ciwoiiféx-qnce , aurait , suivant la première , 80 .centimètres d’écarrissage ; suivant la seconde, 7 6 , et, suivant la troisième , 72 seulement. ]La première est évidemment trop forte, la même circonférence pour l’arbre écorcé ne donnant que 81 ; la / troisième, qui déduit le 5% est trop faible , et 1 n’est sans doute employée au mesurage des bois de la marine et de l’artillerie, que parce qu’il faut pour ces deux services un ècarrissage plus régulier ; c’est donc sur la seconde , qui èst d’ailleurs celle du commerce, que nous avons basé la table suivante, qui indique les dimensions d’écar-