‹ Manuel pratique et elementaire des poids et measures, des monnaies, et du calcul décimal;Chapitre 81 sur 189 · EN GRUME · texte numérisé non relu

EN GRUME

rissage , d’après la circonférence des arbres en grume.

Ces dimensions connues, la table XLI indiquera la longueur du décistère qui y correspond : ainsi A mètres 128 de circonférence pour l’arbre en grume, répondant 4 86 centimètres d’écarrissage , la table précédente indique que, sur une poutre de cette grosseur , la longueur du décistère est' * de 1 35 millimètres.

Si la circonférence trouvée tombe entre celles indiquées par la table , on la rapporte à celle dont, elle approche le plus, ÿ; Les décimales sont des millimètres.

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EPURES DE CAPACITÉ

Les mesures de oapaèité, nommées aussi mesures de contenance , sont d’urj usage trèsfréquent; elles servent â mesurer la plupart des objets nécessaires à ta vie , le grain ; i’avoine , le sel , lés-boissons , le charbon, etc. Le nombre de ces mesures , précédemment employé dans les diverses communes ou cantons^ était si considérable, qu’il serait impossible d’en faire l’énumération , à plus forte raison d’en présenter la conversion en mesures métriques: mais on connaissait dans chaque pays le rapport des mesures

locales avec celles de Paris , en sorte qu’il doit nous suffire de comparer ces dernières avec le litre , unité des mesures de capacité dans le nouveau système, et avec ses multiples et sous-multiples. Nous indiquerons néanmoins , ci-après , un moyen facile de convertir en nouvelles mesures de capacité toutes ces mesures locales, dont nous ne pouvons nous occuper ici particulièrement.

Les anciennes mesures de capacité peuvent se diviser en deux classes : Mesures pour matières sèches , comme litrons , boisseaux, minots , setiers, muids , etc.; e t Mesures pour liquides , comme pintes , cliopines, demi-setiers, setiers, veltes, muids, etc. On doit remarquer, commeun des inconvéniens attachés à l’ancien système , l’emploi des mêmes noms pour exprimer des choses différentes. Il n’y avait pas le moindre rapport entre un setier ou un demi-setier de vin et un setier de blé , un muid de vin et un muid de charbon : le setier de vin contenait 8 pintes , le demi-setier ne contenait qu’un quart de pinte-; les setiers de blé , de sel , d’avoine et de charbon étaient quatre mesures différentes ;’il en était de même du muid.

Dans le nouveau système , le litre et ses composés servent aux deux usages, et le rapport de ces mesures avec le mètre con-

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tribue à rendre le jaugeage plus facile (i).

Le litre, quelle que soit la foraie qu’on lui donne , contient exactement en capacité un décimètre cube ; on peut donc se le représenter comme un vase de forme cubique , de la dimension d’un décimètre.

Onayu ci-devant, page 185 , qu’un cléçimètre cube, 1000° d’un mètre cube , est 1000 fois plus grand qu’un centimètre cube ; le icilolitre, contenant 1000 litres , représentait donc la capacité d’un mètre cube , et 1 ^-millilitre celle d’uû centimètre cube. U tp résulte la série suivante , pour la comparaison des mesures décimales de capacité ay ( ee les mesures de solidité.

Le Millh.vfhk équivaut à. .• 1 centimèt. cube*

Le Ceniditre , 10 idem.

Le Décilitre , 100 idem .

te jLimk , 1 décimât, cubç.

Le Décalitre , 10 idem.

■ L ’tfectolitre, 100 idem ,

Le Kjlouthk ,.....«•••••• 1 mètre cube.

Les dimensions du millilitre et du kilofitre s’opposent à ce qu’on en fasse usage.

Pour donner à la vente des divers objets toute la commodité désirable , on avait autorisé , pour chacune de ces mesures, de l’hectolitre au centilitre , l’emploi de son

(i) On trouve ci-après une instruction sommaire sur la manière de jauger les mesures de capacité.

DE CAPACITE.

double et de sa moitié : il y avait ainsi le double litre, le demi-litre, etc. L’expérience ayant prouvé que ce mode de division ne répondait pas à tous les besoins , le décret du 12 février et l’arrêté du 28 mars 1812 ont autorisé l’emploi de mesures usuelles pour les grains et autres matières sèches , et pour les liquides ; nous en parlerons ci-après , sous leurs titres respectifs.

Table XLIII. Forme et dimensions des nouvelles Mesures de capacité

Les dimensions des mesures de capacité ne sont pas indifférentes , et ont dût être déterminées d’après les principes d’uniformité adoptés pour leur contenance. En suppor gant des boisseaux de la même capacité > mais inégaux en diamètre comme en hauteur, on conçoit que le grain , le sel , etc. , peuvent éprouver plus de tassement dans la mesure la plus haùte , et dès-lors y être contenus en plus grande quantité* H est d’ailleurs des matières qu’on ne peut mer surer autrement que comble, et le comble ne peut être exactement le même qu’aux tant que les diamètres sont égaux. Il a dont été réglé , 1° que toutes les mesures auraient la forme d’un cylindre creux; 2° que, dans les mesures pour matières sèches, dites mc-

Diqi

MESFRES

sures de boissellerie , le diamètre de la base serait égal à la hauteur ; 3° que les mesures , de liquide auraient une hauteur. double du diamètre de la base , sauf la petite différence occasionnée par l’addition d’un bec pour la facilité du transvasement.

Il résulte de ces dispositions, que chacun peut s’assurer , même à l’aide d’un simple bâton , que la capacité n’a point été altérée , parce que la longueur du diamètre , peu susceptible de diminution , servira de garantie à la hauteur ; si l’on soupçonnait que le diamètre lui-même n’eût pas la dimension requise , ce qui pourrait induire dans une erreur grave , la table suivante offre un moyen facile de vérification.

En avançant le point décimal d’un chiffre, on aurait une mesure 1000 fois plus petite; en le reculant de même d’un chiffre, elle serait 1000 fois plus grande.

Les fabricans ne pouvant pas toujours atteindre rigoureusement l’exacte conformité des mesures qu’ils fabriquent , avec les étalons , le gouvernement a autorisé les vérificateurs à admettre les mesures dont les différences n’excéderaient pas des limites déterminées : on peut voir le tableau de ces tolérances, ci-dev. pag. 28.

§ 1. Pour les Grains et Matières sèches.

Les mesures pour les grains et matières '

sèches eont communément construites en bois; elles sont formées d’une éclisse ou feuille mince de chêne , noyer ou hêtre»

courbée sur elle-même , fixée par. des clous! et renforcée en haut et en bas par des bordures semblables ; les grandes mesures sont garnies de cercles, potences et bandes en fer , pour en maintenir et conserver la forme; Celles qui sont destinées au mesurage de la chaux, du plâtre, etc., ont des pieds pour en faciliter la manutention.

Dans les pays où l’on construit les mesures a grains avec des douves réunies par des cercles, on peut appliquer le même mode aux mesures usuelles , mais à condition que le diamètre supérieur différera le moins possible du diamètre inférieur, le diamètre moyen étant égal aux dimensions ci-après. II serait à désirer que, dans la construction de ces mesures , l’épaisseur des douves étant un peu diminuée extérieurement vers le haut, les cercles pussent les serrer sans qu’il y eût de différence entre les diamètres supérieur et inférieur. Inatr.

du 27 oct. 1812.

Les dimensions portées dans cetle table ont été calculées, en supposant les mesures parfaitement cylindriques à l’intérieur, et sans aucune armature susceptible d’en di minuer la contenance, comme potences, cercles, boulons, etc. Dans les mesures

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