La teneur en eau des plantes et leur croissance
Les cellules végétales ne peuvent croître normalement que lorsqu’elles possèdent des quantités d’eau suffisantes. Ce fait est facile à concevoir si on tient compte de divers phénomènes. Bornons-nous ici à remarquer qu’une croissance considérable suppose une dilatation énergique des cellules sous l’action de la turgescence, et que cette dilatation ne peut, à son tour, se produire qu’en présence d’une grande quantité d’eau dans les tissus. La dilatation par turgescence des cellules vient-elle à décroître, les cellules perdant de l’eau, l’énergie de la croissance diminue en même temps. Nous faisons germer des graines de maïs, de pois ou de haricots dans la sciure de bois. Lorsque les racines ont atteint quelques centimètres de longueur, nous les marquons d’un trait d’encre de Chine à 2 cm. de leur sommet, et, à l’aide d’épingles, nous fixons les germinations dans des vases cylindriques convenables de la façon indiquée dans le g 152. Ces vases sont remplis de liquides différents; l’un d’eux est plein d’eau ordinaire; un autre, d’une solution à 0,5% de nitrate de potassium; un troisième, d’une solution à 1,0 % et un quatrième d’une solution à 2, 0 %. Les racines doivent descendre verticalement dans les liquides. Après 24 ou 48 heures , nous mesurons l’accroissement des racines. Chacune des recherches sera entreprise sur 3 ou 4 germinations afin d’obtenir des valeurs moyennes. Nous remarquerons que c’est dans l’eau ordinaire que les racines croissent le plus activement. Leur croissance va en diminuant
avec l’augmentation de concentration de la solution de salpêtre, parceque les solutions salines jouissent de la propriété d’attirer l’eau des cellules et de diminuer ainsi leur turgescence. Les racines ne s’accroissent plus lorsqu’elles se trouvent en contact avec des solutions assez concentrées de nitrate de potassium (des solutions à 10 °/0 , par exemple). Elles se raccourcissent même alors après avoir été plasmolysées (1).