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Influence de la dessiccation sur les organes végétaux

Les bourgeons verts cueillis, auxquels on ne fournit point d’eau, ne tardent pas à se flétrir. Lorsque ce flétrissement est fort avancé, il est impossible de les ramener à leur état normal par l’addition d’eau. Les bourgeons peu flétris, au contraire, se rétablissent souvent lorsqu’on leur fournit de grandes quantités d’eau.

Pour étudier l’influence de la dessiccation sur les graines et les germinations, on emploiera des semences de froment ou de pois. Une partie de ces matériaux d’étude seront déposés dans des cristallisoirs et exposés à l’action desséchante de l’air, après avoir gonflé pendant 24 heures; une autre, immédiatement après la sortie de la radicule ou après s’être plus ou moins développés. Lorsque les graines ou les germinations seront desséchées à l’air, on les placera dans la sciure de bois humide pour observer quelles seront les conséquences de l’expérience. Les graines gonflées n’auront que peu souffert de la dessiccation et il en sera de même des matériaux d’étude dont le développement de la radicule était peu avancé. Mais sur les germinations quelque peu plus développées, l’influence de la dessiccation se fera remarquer par la mort des parties jeunes des germinations. Elles seront remplacées, lorsqu’on rendra de l’eau aux germinations, par fa formation de racines adventives et le développement des bourgeons axillaires existants. Les germinations plus avancées sont ordinairement tuées par la dessiccation (2).

J’ai fait une série d’observations sur l’énergie de la respiration chez des germinations plus ou moins flétries, mais contenant cependant encore une quantité d’eau assez importante, et chez des matériaux d’étude se trouvant dans des conditions normales (3). On expérimente sur une trentaine de germinations de pois, d’après la méthode qui sera exposée dans la troisième division. On détermine la quantité d’anhydride carbonique expiré par les germinations pendant deux ou trois heures sous une température constante. Les matériaux seront alors privés d’eau pendant quelques jours, et on examinera de nouveau leur énergie respiratoire sous la même température que précédemment.

(1) Voy. Detmer, Botanische Zeitung , 1886, n° 30.

(2) Voy. Nowoczck, in Wissenschi. prakt. Unters, auf d. Gebiete d. Pflanzenbaues de Haberlandt, fasc. 1, p. 122.

(3) Voy. Detmer, Landwirthschl. Jahrbücher , vol. 11, p. 230.

LES FORCES MOLÉCULAIRES DES PLANTES

Cette énergie sera considérablement diminuée. D’après mes observations, les graines desséchées à l’air ne donnent aucun dégagement appréciable d’anhydride carbonique.

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