‹ Manuel technique de physiologie végétaleChapitre 9 sur 147 · J T U IV · texte numérisé non relu

J T U IV

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Fig. 6. — Spectres d’absorption de la chlorophylle, d’après Kraus. Le spectre d’en haut est obtenu avec l’extrait alcoolique des feuilles; celui du milieu avec la matière colorante bleu-verdâtre; celui d’en bas avec la matière colorante jaune. Les bandes d’absorption sont figurées, dans la partie la moins réfrangible B-E telles que les donne une dissolution concentrée, et dans la partie la plus réfrangible F-H telles que les donne une dissolution diluée. Les lettres A-G indiquent la position des raies de Frauenhofer; les nombres I-VII désignent les bandes d’absorption de la chlorophylle, numérotées par Kraus du rouge au violet; les traits O-IOO divisent la longueur du spectre en 100 parties égales.

pareille solution est représenté par la fig. 6. Il montre 7 raies d’absorption, dont 6 qui lui sont propres. Lorsque la solution dont on a fait usage n’est pas trop étendue, les trois bandes qui se trouvent dans la moitié la plus réfrangible du spectre ne sont pas séparées les unes des autres; elles se fondent en une bande unique. Les quatre bandes situées dans la moitié la moins réfrangible sont encore faciles à reconnaître avec une solution de concentration moyenne. La première de ces bandes, placée dans le rouge entre les lignes B et C de Frauenhofer, est très caractéristique. Les solutions même très étendues montrent nettement cette première raie d’absorption. Pour observer le spectre des feuilles vivantes , on procède de la manière indiquée par G. Kraus, à la page 47 de l’ouvrage que nous avons mentionné. En

22 PREMIÈRE DIVISION

étudiant au moyen du microspectroscope , les spectres d’absorption d’organes végétaux très minces, des feuilles de mousses, par exemple, des prothalles de fougères, des algues (j’ai pu expérimenter avec des filaments de Cladophora) , on ne peut guère apercevoir que la première bande, dans le rouge. Il se produit une absorption complète et continue dans la partie la plus réfrangible du spectre, qui provient de la fusion des bandes V, VI et Vil. On ne peut donc voir les bandes II, III et IV.

On a montré dans le § 6 que la chlorophylle normale représentait un mélange de deux matières colorantes : la xanthophylle et la cyanophylle. On a aussi indiqué la méthode à suivre pour séparer, l’une de l’autre, ces deux matières colorantes. La solution de xanthophylle (au moins, quand elle est étendue) ne montre à l’examen spectroscopique que trois raies d’absorption, localisées dans le bleu et le violet. La solution bleu-verdâtre de cyanophylle possède 7 raies d’absorption : I, dans le rouge; II, dans l’orangé; III, dans le jaune; IV, dans le vert; V, VI et VII, dans le bleu et le violet.

Une solution alcoolique concentrée de chlorophylle regardée par réflexion, possède une couleur rouge. Cette coloration s’accentue et devient plus belle lorsqu’on projette, à l’aide d’une lentille biconvexe, un rayon de soleil à la surface libre de la solution. La chlorophylle est fluorescente sous faction de la lumière rouge, comme il est facile de le montrer.

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