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Ainsi, selon nous, la série de Weissbach indique pour l'amplitude de variation physiologique les chiffres de 1201-1751. Nous ne saurions, on en conviendra,
nSl'^i*'?.,^'t Elle sert à établir Vamplitude de variation physiologique, parce
qu lie permet d ehmmer des séries nonnales des termes sériaires dans lesquels on ne trouve nr,r-n . petite contribution centésimale de crânes. Un crâne ne sera donc anormal que nh3n ? mesures qui appartiennent aux termes extrûmes et dépassant les limites
physiologiques, surtout quand sur ce crâne on constate encore des mesures qui vout au delà Sni ? .T'""^' . ""'^ e^trt'mcs de la série dite normale. Seulement il faut se montrer béral plutôt que serre en ce qui regarde Tamplitude physiologique. Maintenant ou peut lire nos tableaux avec fruit. r ./ o i i
MANUEL D'ANTHROPOMÉTRIE CRANIO-CÉPIIALIQUE.
nous montrer plus prudent en fixant le cliilîre-limite de lexcursion inférieure qui précède. La moyenne oscille, dans ces conditions, entre loOO et 1520 centimètres cubes, ou, pour nous montrer encore plus libéral, entre 1 i80 et 1520. Le crâne de la femme adulte présente une différence en moins d'environ 200 centimètres cubes. Nous possédons malheureusement encore trop peu d'éléments pour être en mesure de fixer des chiffres relativement au déveloj)pement de la boîte crânienne. Tout ce que nous savons, c'est que le volume de la cavité crânienne du garçon nouveau-né est de 385 à 450 centimètres cubes ; que, lorsqu'il est âgé d'un an, on trouve 700 à 1000 centimètres cubes, et qu'cà l'âge de dix ans le chiffre est de 1300.
Notre petite série de ci-iminels se traduit par la moyenne de 1404. Les 1G4 crânes de Bonn donnaient le chiffre de 1381 ; en tenant compte des composantes de cette dernière série et des critiques de Welcker, nous arrivons volontiers au chiffre de 1420. Tout paraît militer en faveur de notre appréciation ; car, si nous réunissons les chiffres de Schaaffhausen aux nôtres (série des 175 crânes), nous constatons que les termes sériaires qui contiennent les minima (de 1000 à 1300) englobent 20 p. 100 des crânes de la fusion. Remarquons que ces termes dans la série normale de Weissbach n'embrassaient que 6 p. 100 des crânes. Les chiffres supérieurs à 1600 centimètres cubes qui comportaient 11 p. 100 des crânes normaux, se trouvent sur 18 p. loo des criminels.
Les termes sériaires moyens et minima prouvent donc, toutes choses étant égales d'ailleurs, et après avoir remédié largement aux vices des procédés, qu'au milieu des races du centre de J.' Europe le monde des criminels se reci'ulc parmi les êlres inférieurs au point de vue anthropologique .
Passons aux aliénés. La petite série des crânes d'hommes de Gall témoigne d'une moyenne de 1449, inférieure à celle du type normal; celle des crânes de femmes (1317 centimètres cubes) serait plutôt supérieure à la normale; Zuckerkandl a obtenu pour 88 crânes du sexe masculin le chiffre de 1468, qui n'est guère inférieur à la moyenne physiologique ; sur 28 crânes du sexe féminin sa moyenne a légèrement surpassé la normale, elle s'est révélée de 1338. De son côté. Sommer* publiait le nombre de 1551, supérieur à la normale. Nous n'insisterons pas sur les distinctions qu'il nous paraîtrait bon d'établir en semblable matière entre les idiots et les autres aliénés, et, sans quitter le terrain psychopathique pur, entre les différents genres de perturbations psychiques. Sans cette précaution, on perd son temps.
Ceci nous amène à émettre quelques idées sur les épileptiques. Il faut les diviser en deux groupes. Les uns, atteints d'épilepsie idiopathique, ont été, dès leur première enfance, affectés de convulsions caractéristiques. Les autres ne sont devenus épileptiques qu'à un âge avancé ; cette épilepsie acquise se subdivise elle-même en deux genres. Tantôt on a affaire à une épilepsie symptomatique qui se rattache à des tumeurs cérébrales, à des lésions circonscrites cncéphalo-méningées, et n'a rien à voir avec l'anthropologie. Tantôt on est en présence d'une épilepsie associée à un trouble mental, dont les caractères anthropologiques se confondent avec ceux de la psychopatlhe en question. L'épilepsie idiopathique congénitale ou acquise n'inscrit pas sa signature sur le crâne envisagé par son volume. Nous verrons par exemple plus loin que les mensurations d'un autre ordre témoignent chez les épileptiques de termes sériaires extrêmes (maxima ; minima), à chiffres excessivement élevés, la moyenne ne s'élevant pas beaucoup au-dessus de la normale. Quittons donc le cubage pour aborder la véritable anthropométrie cranio-céphalique.
' Virchow's Avcliiv, t. LXXXIX et LXL.