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ENSEMBLE DES PIÈCES DE I/APPAIIEIL DE CATHÉTOMÉTIUE OPTIQUE

lOii mesure cnsuilc sui- la circonférence inlerieure dn crànio-fixateur (K) langle que forment entre eux les deux plans, on fait tourner le crânio-llxat(,MU' ide la moitié de cet angle et on marque en celle situation le plan normal qui [Constitue [e plan aéoîyiétrigue du regard ducràne.

Ouelle que soit^la situation du plan antéro-poslérieur du ci-ûne sur le crànio'lixaleur (perpendiculaire — horizontale, primaire ou secondaire), on peut, par n'importe quel point, dessiner sur le crâne le troisième plan coordonné, puisque celui-ci est perpendiculaire aux deux autres. Supposons le plan anléro-postérieur vertical et parallèle au côté longitudinal du cadre du catliétomètre, on amène le télescope sur le côté longitudinal du cadi'e, et on le promène le long de ce côté jusqu'à ce que Ton ait trouvé le point par lequel on se propose de faire passer le i)lan en question. Faisant alors mouvoir la lunette autour de son axe transversal, on marque une série de points. On peut ensuite, à des distances quelconques de ce plan coordonné Iramverse, marquer encore une série de points, atni de dessiner un plan parallèle à celui-là. IPour tracer sur le crâne ces plans dune autre catégorie, il faut fixer le crâne sur l'occiput, c'est-à-dire placer le plan antéro-postérieur et le plan du regard dans la station verticale, afin que le troisième plan devienne lioi-izontal [orientation tertiaire du crâne). Nous avons cependant conçu un appareil spécial destiné à l'exécution de ce tracé, le crâne demeurant vertical (orientation primaire). Nous y reviendrons à propos de notre appareil à dessiner.

Il nous reste à compléter, par quelques explications promises, la description de notre crànio-fixateur. Dans le cliapitre II nous avons résumé les motifs qui nous ont fait prévoir la rotation mécanique de l'organe de fixation de cet instrument autour de son axe vertical, et ceux pour lesquels il faut que les axes du crànio-fixateur soient parallèles à ceux de l'appareil catliétométrique. Nous n'avons pas encore parlé de la manière d'obtenir ce parallélisme, acquittonsnous de ce soin. On fait coïncider (V. fig. 9) les points nuls des verniers n^rt^n.^ avec ceux des échelles des trois arcs de cercles ou circonférences K K,R.2 ; on obtient par les vis de position I, II, III Fhorizontalisme parfait du disque circulaire K. En faisant à la main tourner le cylindre de base B, on arrive autant que possible à rendre aussi parallèle qu'on le peut avec le plan de longitude du cadre du système de base du cathétomètre celui des plans du crànio-fixateur qui passe par l'axe vertical de l'instrument et par son axe antéro-postérieur d^. On contrôle cette position à l'aide du télescope porté suivant la latitude du cadre et déplacé en même temps qu'on rectifie l'attitude du crànio-fixateur. On trace à ce moment sur le crànio-fixateur dans le même plan plusieurs raies fixes dont deux portent sur la figure l'initiale L; il en existe une autre au-dessus du vernier ; une autre enfin, invisible ici, occupe le milieu de la vis d,. En amenant par la rotation du cylindre de base ces raies parallèles au plan vertical du télescope qui passe par son axe optique, on obtient le parallélisme des trois axes du crànio-fixateur par rapport à ceux de l'appareil cathétométrique. Quand l'organe de fixation du crànio-fixateur tient un objet sur lequel sont marqués ou doivent être marqués les plans de projection et leurs axes, il s'agit d'obtenir par des mouvements de rotation la fusion de ces plans et de ces axes avec ceux des plans et des axes du cathétomètre. Naturellement l'objet n'est pas du premier coup correctement orienté dans tous ses plans et dans tous ses axes. Or, si la rotation n'en était possible autour de son axe vertical qu'en agissant sur la circonférence K, il en résulterait séance tenante que les deux autres axes de l'instrument perdraient par le déplacement d'ensemble leur parallélisme avec ceux de l'appareil cathétométrique. Notre ancien crànio-fixateur présentait ces inconvénients (V. fig. 13). Le nouveau modèle offre au contraire cet avantage que, quand nous opérons la rotation absolue autour de l'axe vertical, si nous avons soin d'exer-

BE.NEDiKT-KERAVAL. — Aathi'opométric. 8

11* MANUEL D'ANTHROPOMÉTRIE CRANIO-CEPHALIQUE.

cer la première rotation suivant le cercle K. les trois axes du cràiiio-fixateur ne bougent pas, ils conservent leur rectitude vis-à-vis du catliétoniètre, aussi bien cpie cpuind nous faisons tourner l'objet autour des axes d,d^. Seule la dernière mise au point autour de l'axe vertical sur la plate-forme K déplace simultanément l'objet autour des axes qui passent par les vis rf, ^s- Mais une lieureuse et intelligente combinaison de rotations ménagées sur les articulations multiples ducrànio-lixateur permet de palliera cet inconvénient par des corrections supplémentaires exécutées sur les autres axes quand on procède avec le disque K.,, ou par l'utilisation unique du disque K quand on n'a plus atVaire avec d'autres axes.

En conséquence, en assurant le parallélisme permanent des axes du crànio-iixateur avec ceux de l'appareil cathétométrique, et c'est la raison pour laquelle une seconde rotation autour de l'axe vertical est nécessaire, on arrive à n'exécuter de rotations autour des axes que dans un seul sens, dans le sens de l'appareil catbétométrique, ce qui simplifie le travail.

11 est cependant un autre motif de cette disposition. Si nous voulons mesurer sur un objet l'orientation angulaire des lignes et des plans, il faut que nous mesurions cette orientation d'après les axes de l'appareil catbétométrique et ceux de l'objet lui-même (axes naturels). Or, elle nous est donnée par la rotation qui s'opère suivant les circonférences KKiK,, mais à la condition que les axes du crànio-fixateur restent parallèles à ceux de l'appareil catbétométrique et de l'objet, sinon on obtiendrait des angles en plusieurs sens.

ARTICLE II. — Technique cathétométrique.

§ 1. Le crâne étant orienté de façon à ce que son plan médian antéropostérieur demeure borizontal, son plan du regard étant maintenu vertical, et, en même temps, parallèle au plan de longitude de l'appareil catbétométrique (comme dans la fig. 13), voici la série des opérations et des mensurations auxquelles on procède.

On prend le diamètre longitudinal maximum et le diamètre transverse maximum du trou occipital, la distance du basion antérieur b au point supérieur de la crête basilaire (point médian de la suture sphéno-occipitale), les deux plus grands diamètres de longueur et de largeur du maxillaire supérieur avec ou sans adjonction du vomer ; le diamètre transverse bimastoïdien.

On peut mesurer les distances des trous de la base les plus importants en poussant l'exactitude jusqu'à en viser les points marginaux externes et internes de façon à établir méthodiquement le diamètre transverse de chacun des trous et le miUeu de ce diamètre.

En choisissant comme points de repère les points anatomiques qui constituent les extrémités de ces mesures, en les marquant à l'aide du crànio-épigraphe et en en établissant au compas la distance absolue, on obtient une série de triangles rectangles qui permettent de calculer les différences de niveau de ces points et l'orientation angulaire des lignes anatomiques. C'est ce qui ressort par exemple de la visée du diamètre antéro-postérieur maximum du trou occipital, de la hgne qui s'étend du basion antérieur à l'extrémité supérieure de la crête occipitale, et du diamètre longitudinal médian de la voûte palatine. C'est l'arpentage appliqué à la did'érence des hauteurs.

Il va de soi que la latitude de chaque point de la base peut être directement mesurée par l'instrument, en prenant le plan médian antéro-postérieur comme plan d'orientation par rapport auciuel on mesurera la distance des points situés en dehors de lui. En eiïet, l'axe opli(|ue de l'instrument conservant sa situation horizontale, on ira au-dessus ou au-dessous du plan médian considéré comme plan mort, viser tels autres points de la base ; la hauteur de ces

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points au-dessus ou au-dessous du plan médian antém-postérieur maintenu horizontal (orientation secondaire du crâne) donnera la latitude de ces polnls. Cette hauteur sera exprimée par les dillerences qu'indiqueront les divers chiflVes lus sur le veriiier de la colonne télescopique, suivant les quantités verticales dont on exhaussera ou ahaissera la lunette'. On se heurte néanmoins dans ces conditions à une ditUculté; la plupart des points sont cacluîs pendant la manœuvre par les proéminences du ci'àne dont les saillies empêchent de saisir le sommetavec le télescope, et, par suite, on ne peut établir directement ni les distances de tel point à tel autre, ni la hauteur directe de tel point i)ar rapport au plan médian, hauteur qui, dans le cas particulier de l'orientation crânienne secondaire, constitue la latitude de ce point, ni les autres mesures.

On emploie le subterfuge que voici. On vise individuellement ces points à l'aide du télescope dont l'axe optique est laissé horizontal, et l'on porte l'instrument de l'autre côté du crâne, c'est-à-dire, dans le cas particulier, du côté de la périphérie crânienne opposée à la base, en le plaçant exactement à la même division de l'échelle du cadre ; on vise, et Ton trace au crânio-épigraphe à l'extrémité de la ligne de visée un point qui représente exactement le point opposé du point de la base. La mensuration au céphalomètre de la distance intermédiaire donnera la hauteur absolue de ce point par rapport à son générateur de la base, c'est-à-dire l'élévation de celui-ci dans l'espace crânien. La mensuration des distances et hauteurs respectives de plusieurs de ces points périphériques fournira les distances et hauteurs respectives de leurs générateurs correspondants de la base. Enlin la distance de l'un des points périphériques au plan médian antéro-postérieur sera la latitude de son point basai, c'est-à-dire du point de la base lui-même. En d'autres termes, on a, à l'aide du télescope, projeté sur la surface Hsse de la voûte les points de la base afin de se débarrasser des inégalités gênantes de la base, de sorte que, sur la voûte, on détermine sans difficultés au compas longitudes, latitudes, hauteurs absolues ou relatives des points en question et des grands points de repère anatomiques fondamentaux, rapportés par exemple au basion antérieur b.

Si l'on a affaire à un crâne scié, on se procure la satisfaction, après en avoir enlevé le couvercle, de prendre dimensions longitudinales et transversales des points de la base intérieure qui nous intéressent. La mensuration au compas, de concert avec la projection des dimensions en question, nous permet d'obtenir les éléments nécessaires aux calculs des différences de hauteurs. Le basion antérieur b nous sert de point commun, à la face inférieure comme à la face supérieure de la base du crâne, pour réduire à une commune mesure les différences de hauteur et de longueur.

§ 2. Les mensurations et les jalonnages de la base une fois terminés, on fixe le crâne par le trou occipital {orientation primaire) non sans avoir auparavant fait fusionner les axes du crânio-fixateur et ceux de la machine cathétométrique et avoir ramené au zéro les trois verniers inférieurs (V. lig. 17) ; puis, par la rotation du disque supérieur, combiné à la rotation du crâniofixateur autour de son axe antéro-postérieur, on rend vertical le plan médian antéro-postérieur et l'on en assure le parallélisme aux côtés longitudinaux du cadre du cathétomètre.

Et, ainsi que nous l'avons décrit plus haut, à l'aide de rotations autour de Taxe transverse de l'organe, on en amène le plan visuel à l'horizontale ; le plan visuel est tracé sur le crâne.

On détermine maintenant les longueurs, les hauteurs et les latitudes de tous les points intéressants, en commençant par les dimensions en question des vis-à-vis, par exemple : des vis-à-vis 6'B' par rapport aux points de la

1 L'orientation secondaire du cràue permet également de mesurer les longitudes crâniennes qui, sur le crâne ainsi orienté, apparaissent comme autant de latitudes.

base é,B et en extrayant sur-le-champ les diUerences entre ces dimensions et les dimensions maxima.

Ainsi, le ttHescope précise, dans cette situation, le point le plus élevé du crâne; ce point peut être à 2 millimètres au-dessus du vis-à-vis du basion antérieur b, c'est-à-dire du point b' . Si la droite qui joint les deux points bb' présente au céphalomètre 142 millimètres, on en conclut que la hauteur maxima du crâne est d(^ 144 millimètres; si le point a est à 65 millimètres audessous du point maximum, la hauteur du point a est de 75 millimètres, et ainsi de suite. Ce procédé par différences abrège considérablement l'opération.

Le ■point de départ de la latitude et des mensurations qui la concernent, c'est le plan médian antéro-postériew. Chaque axe transverse représente, par suite, la somme des latitudes de ses deux points extrêmes des deux côtés du plan médian antéro-postérieur.

Le point de départ des mensurations longitudinales^ c'est la racine du nez, n. La longitude des points situés en avant de n est négative; celle des points situés en arrière de n est positive.

Il est également possible de mesurer directement rorientation angulaire de toutes les lignes :

Prenons, par exemple, la situation de la droite pa. Il sulîit simplement de faire tourner le crâne autour de l'axe transverse du crânio -fixateur jusqu'à ce que ces deux points soient à la même hauteur, au même niveau. L'arc de cercle qui correspond à la rotation en question se trouve inscrit sur la circonférence du crânio -tixate ur ; cet arc exprime l'orientation angulaire.

Quelle est la grandeur du prognathisme? Il s'agit pour la déterminer, de connaître l'orientation angulaire de la droite nx. Nous faisons tourner le crâne autour de Taxe transverse de façon à ramener les deux points sur la même droite longitudinale ; le quantum de cette rotation nous donne la valeur de l'angle na?V (V. fig. 4 b).

S'agit-il d'une droite qui n'occupe pas un plan de projection, par exemple, de la droite nO (droite tirée du point n au point le plus élevé du conduit auditif externe dun côté), il faut déterminer l'angle qu'elle forme avec les trois plans de projection, c'est-à-dire avec le plan antéro-postérieur médian, avec le plan visuel, avec le plan transverse et vertical. On fait d'abord tourner le crâne autour de son axe transverse jusqu'à ce que les deux points soient au même niveau : on connaît ainsi l'angle qu'elle forme avec le plan horizontal. En faisant tourner le crâne autour de son axe vertical jusqu'à ce que les deux points terminaux occupent la même droite longitudinale, on obtient l'angle que fait normalement nO avec le troisième plan coordonné transverse et vertical. Supposons cet angle égal à z, 90° — z° fournira l'angle formé par la droite ?/0 avec le plan médian antéro-postérieur.

Résumons les types de mensurations cathétométriques à établir.

On part de la racine du nez w, pour prendre les dimensions longitudinales (longitudes); du basion b, pour prendre les dimensions de hauteur (altitudes), du plan médian antéro-postérieur, pour déterminer les latitudes. Si, par exemple, dans rorientation primaire, le visage du crâne regarde, comme s'il était animé, l'un des côtés du cadre qui incarne la largeur, c'est en déplaçant le télescope le long de ce côté qu'on tro'uvera la latitude d'un point; si on déplace le télescope le long d'un des côtés du cadre qui personnifie la longueur, on obtiendra les différences de longueurs; si on l'exhausse ou l'abaisse, on obtiendra les différences de hauteurs. Ainsi, supposons le télescope appliqué le long du côté des longitudes, et mettons que la lunette étant en face de la racine du nez, la base de l'instrument corresponde au chiffre 190 de l échelle du cadre : quand la lunette, déplacée pour aller saisir le point a, est arrivée en face de lui, la base du télescope est parvenue au n" (50 de la même échelle, la diffcMvnce enti'o ces deux nombres, 130, nidique la longitude du point a. Familiarisons-nous donc

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