MÉTHODE DE MENSURATION GATHÉTOMÉTRIQUE (INSTRUMENTATION
ses Côtés traiisverses, chaque pièce est mobile sur une euipoise qui couimaude f son Ixe V « tiff. Ù). lis détails de la mise au point s obUennent par les îisl mna^wV mieœmélriq K; on arrête et 1 on consohde lonenUition au mo>^ îles vis de pression à écrous K. - En un mol, par rensend)le d. ces articulations, on obtient :
1" Que le plan externe périphérique du cadre soit perpendiculaire au plan de sustentation.
2" Que les quatre côtés du cadre soient parallèles deux à deux.
:}» Que les plans supérieurs et inférieurs de ces côtés soient parallèles au plan de sustentation.
Ces améliorations ont été suivies de perfectionnements apportés à \a lujîetie télescopique représentée dans la tigure 13. La voilà maintenant telle (|ue nous l'employons (V. fig. 15).
\:appareil optique se meut le long d'une colonne 1' à laquelle il a fallu
MANUEL D'ANTIIROHOMÉTRIK CKANIO-CÉPHALIQUE.
donner la Coniie d'im prisme à trois arêtes, aliii (|ue le manclioii K ne glisse sur la t'oloîHie P (jue pur un nonihre de points l'elativement minime; c'est ainsi ipu» Ton est arriver à assurer la situation vei'ticale absolue de cette lige.
Une échelle court de liaul eu bas le long de la colonne P: la lecture des divisions en est aisée grâce à une fenêtre pratiqui-e dans le manchon K sur la paroi duquel est le vernier. Une loupe Lp, mobile autour d'un axe horizontal, permet de lire la situation du point mort de ce vernier. Le manchon K descend ou monte lorsqu'on fait agir une poignée d'ivoire (pii n'est pas hgurée ici; on en iixe la position à l'aide d une vis de rappel qui occupe la partie supérieure de la colonne; on complète la précision par la vis micrométrique w,.
L'axe optique de la lunette F sera horizontal quand le niveau d'eau L l'indiquera. Dès que celui-ci est à peu près horizontal, ou ai-rête le mouvement de la lunette autour de l'axe transverse au moyen de la vis st^ qui conqjrime la plaque lu contre la roue passant par cet axe; la vis micrométrique donn(! au niveau la précision minutieuse dans l'orientation. L'arc de cercle que l'on voit au-dessous de a, sert à contrôler l'exactitude de la situation de l'axe optique, parce (|ue le trait de son zéro n'est en continuité avec l'index que lorsque l'axe optique et le niveau sont tous deux parallèles.
La lunette est assujettie au manchon K à l'aide d'une plaque mobile autouide l'axe s., dont on obtient la fixité par l'autre vis S;,. Il faut, pour procéder à la correction de l'instrument, disposer la plaque dans une position exactement [)arallèle à l'axe de la coloime prismati(iue, c'est-à-dire verticale.
La kuiette elle-même tourne autour d'un axe vertical et peut y être immobilisée par la vis s^. L'axe transverse du télescope peut donc aussi devenir [)erpeu- (liculaire à la plaque en question, c'est-à-dire perpendiculaire à l'axe vertical du prisme représenté par la colonne.
Quand, par la vis s.;, on a rendu 1 axe vertical du télescope j)arallèle à l'axe de la colonne prismatique, c'est-à-dire vertical au plan de la table, il faut que l'axe transverse de l'instrument qui passe par s.^ soit horizontal, c'est-à-dire perpendiculaire au premier; à ce moment, le niveau L doit indiquer que l'axe optique est horizontal et perpendiculaire aux deux autres.
La correction d'un télescope ne saurait être le sujet de ces lignes ; c'est affaire de physique optique d'un ordre technique et mécanique. Quelques leçons d'un spécialiste compétent seront complètement suffisantes pour apprendre au débutant à manier son instrument. Cette manipulation n'est-elle pas indispensable pour tous les appareils de physique médicale, parmi lesquels nous citerons, comme le plus employé dans la pratique, le saccharimètre optique. Un télescope une fois soumis à une correction exacte conserve la position qui lui convient, réglée par les écrous, pourvu qu'on ne le dérange pas par d'imprudentes manœuvres.
La vis s, déplace l'oculaire du télescope et donne la netteté de l'objet visé ; le disque qui porte l'inscriptiou de la lettre F est mobile et sert à ménager à l'œil de l'observateur la perception tranchée de la mire cruciale, afin d'éviter les déplacements parallactiques. Les petites vis qui sont entre s, et F servent à installer convenablement l'entre-croisement des lils de la mire, à tendre comme il faut les l)ras (horizontal et vertical de ce système de points et de lignes de repère.
La figure suivante (lig. 16) donne, au surplus, l'aspect d'ensemble du théodolite à une échelle notablement r('duite.
Au sommet de la colonne prismatique, on voit la poulie R, dans la gorge de laquelle s'engage un câble qui sert de ligament suspenseur à l'appareil optique par l'intermédiaire du manchon K De l'autre côté de la colonne, le câble est tendu par un contrepoids enfermé dans le pied cyliiulrique creux B. Cette disposition assure à la lunette une très grande mobilit(', i^t s oppose à toute compression sur la colonne pi-ismatique.
MÉTHODE DE MENSURATION C.VTUETOMETKIUUE ; UNSTHUMENTATION). ]01
Les deux vis de posilion s<.„ si.,, (pii truvcrsciit la pliKpie de base P, scncrii à placei' dans la situatiou v(M-Ucalc la li^o de soiilicn du l('les('()i)e. J/arèle uiitérieui-e deeelle plmpie esl laiinie d'un veniicr n (pii, ^lissaiiL le long de réclielh; du cadre (V. lig. 13, U, 17, 25), permet de n'gler, à 1/K) de millimètre près, le déplaeement latéral du télescope le long du châssis.
La lace antérieure de la pla(|ne de hase de la Innette télescopiqne ne glisse pas à plein corps le longdu cadre: l(>nt(> riMciidiic de celte lace ne porte |)as contre le cadre; ou l'aevidée (le lat^ou à u'en laisser que deux petits cubes lat('ranx (pii se ti'ouvent au nivcuiu du vernier. Le mode de (/Hssement de la plaque de base du théodolite, le long de la paroi externe du cadre du cnthétomètre, est représenté figui'e J3.
i5 -1. Supposons que la lum'tte ait été soumise à la correctiou optique, ou se préoccupera de la rectification définitive de la plaque de hase et du cadre, en un mot, du système de la base du cathétomètre armé de son châssis ^ La rectilîcation consiste à appliquer, paiexemple, la plaque de base du télescope le long d'un des côtés du cadre qui expriment la largeur, et à fixer l'échelle du côté eu question à égale distance des extrémités du châssis. Il faut ensuite correctement installer l'échelle du côté opposé. On a soin de commencer par la disposer de ta(.;on à ce que deux points correspondants de chacune des écliellesqui se regardent, visés à l'aide de la lunette télescopiqne, se confondent exactement. Si le parallélisme du côté du cadre vis-à-vis de celui que touche la plaque de la base du télescope est établi, tous les points de l'échelle visés sur une marque cori-espondront exactement à ceux de môme valeur qui appartiennent à la marque opposée. On transporte alors son télescope sur le point correspondant du côté d'en face et Ton vise; il faut, à présent, que la même divi-
J Par système de la base du catWtoniètrc ou plaque de base du cathétomètre armé de sou châssis, nous désignons la plaque de sustentation totale G avec le châssis Ra (fig. 13,14,25), qu'il ne faut pas confondre avec la plaque de base du télescope , pas plus qu'avec la base du crânio-fixateur. Toutes trois sont indépendantes et, par conséquent, indépendamment recti- Hables .1 I aide de leurs vis de position respectives.
fig. IG.
MANUEL D'ANTHROPOMÉTRIE CRANIQ-CÉPRALIQUE.
sien apparaisse du côté que I on viciil de (|iMtter. S'il ii eii est pas ainsi, on corrige l'erreur, mi-pai'ti(^ |)ar la rotalioii du cliàssis autour de son axe vertical, nii-parlie par lo déplacement de réclielle, jnscpi'à ce (pie Ton soit ai-i-ivé à ce que, de n'importe quel côté du cliàssis, et en s'arrètant à n imporl(; quelle division, on voie sur l'autre côté, le côté opposé du cadre, la même division.
Le parallélisme des deux côtés du cadre qui déterminent la lai'geur une fois rigoureux, on s'occupe de l'un des côtés loiigiludinauN, qu'il convient d'installer perpendiculaire aux deux premiers. Une bonne é(iuei-i'e, tout en lournissaut cette construction, peut laisser une légère erreui-. Le contrôle au télescope s'exécute ainsi : doublant le côté du cadre qui exprime la largeur d'une véritable altelle ipii l'allonge, on regai-de si, en laisanl tourner la lunette autour de son axe transverse, tous les |)oinls de la longueui" d'arête externe du côté longitudinal co'iucidant avec le point d'entre-croisement des fils de la mire.
Cela réalisé, on établit le parallélisme de l'autre côté longitudinal, ainsi qu'on l'a déjà l'ait |)oui' la largeur.
Enfin, on termine en doinianl au vernier de la lunette une direction telle que le trait qui cori-espond au zéro (point nul) soit dans le môme plan vertical que le point d'entre-croisement des fils de la mire de cet instrument.
11 imjiorte, en outre, de contrôlei' si la lunette avec ses accessoires mécaniques présente un lonctioimement précis. Par accessoires mécaniques, novs entendons parler non pas seulement de ï organisme mécanique supporté par le manchon, mais encore du st/stème de la plaque de base du cat/iétomètre avec son châssis K Nous agirons de la manière suivante : Après avoir rendu la plaque de base parfaitement borizontale, en nous guidant sur le niveau, nous tendi'ons, sur l'organe de tixation du crânio-lixateur introduit dans l'enceinte limitée par le cadre, une mire de tils en croix ; si Ton en vise le point d'intersection avec la mire de la lunette, dont l'appareil de sustentation est adjacent à l'un des côtés du cadre qui marquent la largeur,' il faut que les centres des deux croix coïncident, sans qu'on déplace latéralement l'instrument d'optique, quelle que soit la hauteur que la lunette occupe sur la tige, et quelle que soit sa rotation autour de son axe transverse, au moment où elle vise le point en question. Les deux centres des deux croix doivent également se confondre quand le télescope a été transporté sur le côté opposé du cadre, au même trait divisionnaire de l'échelle de ce dernier, trait déterminé, à 1/10 de millimètre près, par le vernier n, indépendamment encore de la hauteur de la lunette sur la colonne prismatique.
Cette même loi s'applique aux côtés longitudinaux et à toutes les divisions des échelles du châssis.
Supposons que l'on ait provoqué à dessein des erreurs de ,V de millimètre, tant sur le télescope que sur les branches du cadre, et nous conseillons de le faire, afin de s'exercer, on verra combien il est difficile de mesurer et de fixer les plans sur le crâne, à quelles erreurs on s'expose dans ces conditions, et quelles inexactitudes vous donne la rotation. Qui s'est convaincu de ce fait, sera dégoùt(' pour jamais des catbétomètres mécaniques.
1 D'une manière générale, (|uand nous parlerons de calhélomètre ou de. cathélomèlre optique, nous entendrons désigner ta lunette télescopique avec tous ses accessoires mécaniques, y com-j pris la ptaque de Ijase et In châssis. Sinon, nous spécifierons s'il s'agit : du système de base avcr \r châssis, du cliAssi^ souliMnrjit, nu d(> la lunette montée.
CllAlMTUK IV
MANŒUVRE DE l'eNSEMBLE DES l'IÈCES DE l'aPPAREIL DE CATHÉTOMÉTRIE OPTIQUE.
Nous touchons au but.
Après avoir repris dans la première partie de ce travail les éléments analytiques de la craniométrie et de la céplialométrie, nous avons montré que la combinaison mathématique des systèmes de projection et de la géométrie pure était seule logique et fructueuse. En même temps, poussant jusqu'à leurs déductions les plus pratiques et les plus fécondes les principes de la trigonométrie et de la géométrie descriptive, sans nous écarter dune méthode de démonstration progressive, nous avons exposé le mode d'utilisation de la combinaison m question. Malheureusement, les instruments conçus et exécutés jusqu'à ce jour dans cet ordre d'idées nous laissaient en défaut; leur impuissance reconnue, la logique des faits nous a imposé la création d'une instrumentation nouvelle; c'est chaque série d'études mathématiques qui, en nous révélant morceaux par morceaux les besoins logiques de la craniométrie et de la céphalométrie de l'avenir, nous a conduit à la production de chacune des pièces successivement décrites.
Ce chapitre-ci sera exclusivement consacré à la synthèse de l'appareil, à sa manœuvre, à la mensuration et au dessin du crâne.
ARTICLE PREMIER. — Fixation sur le crâne de j'lans coordonnés.
La première opération consiste à fixer sur le crâne les pkais de projection.
On s'occupera avant tout du plan médian anléro-postérieur . La disposition générale des instruments est indiquée ligures 13 et 17. Il suffit de se représenter les pièces modifiées par les améliorations que nous y avons introduites et qui viennent d'être décrites. Après avoir déterminé l'horizontalité de la lable de base en toutes ses directions, en se guidant sur le niveau L, et en se servant des trois vis de position Sfj, Sfj, S^g (fig. J 4 et 17), on fixe le crâne par ime de ses faces latérales, à l'aide du cylindre (V. fig. 96, page 92 et fig. 13) que I on visse sur le crànio-fixateur, de la manière indiquée précédemment page 92. Désignant la position du crâne qui produit la situation verticale du plan médian antéro-postérieur sous le nom déposition, orientation, primaire (V. fig. 17), et celle qui met le même plan dans la situation horizontale, sous le titre de position, orientation secondaire, nous dirons que nous commençons par inslallei le crâne dans la position secondaire (V. fig. 13). Nous nous servons du nouveau crânio-lixateur (fig. 9, page 91), dont nous faisons coïncider les axes avec ceux de routifiage complet du cathétomètre, nous gardant, bien, dans la série des opérations qui suivront, du moins provisoirement, d'une
•10 MANUEL D ANTlIKUl'UMKTKIli CUANIO-CKPHALIOl'E.
rolalion dans lare de cercle le plus iiilerieiir de riiisiriiiiieiil. Au moyen de Turc de (;ei'cle le [dus élevé du eraido-lixaleui-, le crâne est amené à une rotation ([ui donne aussi exactement que possible le parallélisiue de sa hase avec un des longs côtés ou c(jlés longitudinaux du cadre (V. lig. 13). On amène alors le télescope en suivant l'un des côtés (jui mesin-ent la longueui-du châssis, vis-à-vis de la l)ase du crâne (V, lig. 13: seulement, dans cette ligure, le télescope se trouve à une autre phase de la mensuration du môme plan). On essaye déplacer, sur une ligne, au moins trois des points de la base qui, occupant le plan médian antéro-]»ost('rieui-, soient à une certaine distance les uns de> autres; on y arrive en Taisant toui'iier le crânio-hxateur autour de Taxe aiit('ropostérieur et de Taxe transverse, ainsi (pren visant à laide de la lunette haussée ou descendue, selon le besoin, et déplacée le long des côtés longitudinaux du cadre, sans que son axe optique cesse de demeure)' horizontal. On promène, dans les mêmes conditions, le télescope le long des ([uatre côtés du châssis, et l'on observe si les points du plan médian anléro-postérieui qui appartiennent aux trois faces antérieure, supérieure, postérieure, occupent un même plan horizontal dans rorientation indiquée. Tant qu'il n'en est point ainsi, on corrige la situation du crâne, à l'aide des axes du cranio-fixateur dont nous avons parlé plus haut, jusqu'à ce que l'on ait rempli la condition d'introduire, sur un seul et même plan horizontal, le plus possible de points antéro-postérieurs, c'est-à-dire jusqu'à ce que, pour une hauteur déterminée de la lunette télescopi(iue, par des déplacements gradués de l'instrument combinés à des rotations crâniennes convenables, on arrive à faire coïncider tous les points du plan médian antéro-postérieur avec le prolongement de l'axe optique de la lunette, ordonné suivant l'horizontale.
Comme, dans le nouveau cranio-lixateur, les axes eux-mêmes demeurent permanents, toute rotation n'a lieu que dans un sens déterminé; il en résulte que la découverte du plan médian antéro-postérieur, d'après sa définition théorique et son maintien sur une ligne horizontale, sont inihiiment accélérés.
On n'a plus maintenant qu'à tracer, sur le crâne, ce plan médian antéropostérieur à l'aide du cranio-épigraphe (V. fig. 10, p. 93), sous le contrôle de la lunette et de l'échafaudage télescopiques, en introduisant dans le prolongement de l'axe optique la pointe du tire-ligne, et en la promenant tangentiellement à la surface du crâne, tout autour de sa paroi qu'elle affleure (V. fig. 25). On peut, naturellement, à des distances choisies quelconques, tracer une série de plans parallèles à celui-là ^
Abordons le plan du regard ou plan visuel de Broca.
On place le télescope vis-à-vis de la face, tournée du côté du cadre des largeurs comme dans la figure 13, et, maintenant l'axe optique de la lunette horizontal, on cherche avant tout le plus grand diamètre qui mesure la hauteur de l'entrée de la cavité orbitaire; actuellement, dans la situation actuellement occupée parle crâne, ce diamètre se trouve horizontal. On l'obtient eu déplaçant la lunette verticalement le long de la colonne prismatique qui la supporte, de façon à l'amener, dans la région de l'œil, à la hauteur d'ordinaire occupée par le diamètre. Ce qu'il faut savoir, c'est si l'on a réellement trouvé le diamètre maximum d'élévation. Dans ce but, on déplace l'appareil télescopi(pie le long du côté étroit du cadre, on mesure ainsi la distance qui sépare le point auquel appartiendrait la situation la plus élevée si le crâne avait son diamètre médian antéro-postérieur vertical, du point le plus bas, et l'on se rend ainsi compte de ce qu'on a trouvé ; on voit, en un mot, si l'on possède réellement le diamètre maximum d'élévation de l'orifice orbitaire ou s'il existe
1 On peut toujours ctToctucr cetli- scH-ic dn Iracps ?ur le cràiic eu reuiplaraut le télescope el In point d'entrc-croispuicut des de la mire parla pointe du rrAnirt-épigraphe, pauf à conlnMer ensuite l'exactitude des op' râlions à l'aide delà liini-tte ; le eontrùle se.xéeute après eoup avec aisance et promptitude.
ENSEMBLE DES PIÈCES UE L'APPAUEIL DE CATllÉTOMÉTRIE OPTIQUE. dll
un peu pins liaul ou un pou plus bas sur noire crâne à \)\an antéro-poslériéur liorizontal. Ce diamètre maxinuim rte la hauteur de l'orilice orbitau-e installé, on amène le point d'intersection des lils de la nnre cruciale à la moitié de la distance qui sépare les deux points extrêmes de ce diamètre, et, déplaçant la lunette le long de la tige vei'ticale, on vise un point occupant le bord externe de l'orbite, point (pii, dans la situation présente du crâne, se trouve en liant : on vise ensuite un second point siégeant sur le bord interne de l'orbite qui se trouve en bas; on marque au crayon les deux points marginaux visés. On ramène la lunette à sa première; hauteur et l'on vérilie si l'axe optique de l'instrument passe par le milieu du trou optique. On conçoit que cette coïncidence n'est que très accidentellement possibl(\ S'il n'en est pas ainsi, on imprime au crâne autour de l'axe verli(ud du crânio-lixateur dans le discpie inférieur de l'instrument une rotation qui, de concert avec un déplacement convenable du télescope le long du châssis, permette de faire passer l'axe optique de la lunette par le milieu du trou o])tir|ue et en même teinfis iiar le milieu du diamèti-e maximum mesurant la hauteur de l'orilice de la cavité orhitaire. Cette coïncidence se reconnaît à ce que l'axe optique passe par le milieu du trou optique, la branche verticale des lils de la mire allant pour ainsi dire s'accrocher aux deux points précédemment nommés du bord de l'orbite.
En résumé, nous avons, en ce qui concerne la mensuration pi'écédente, par la méthode des visées, successivement déterminé : le plus grand diamètre d'élévation de l orifice orhitaire — l'intersection médiane de cette liauteur sectionnée en deux parties égales (à l'aide d'une mire) — par suite, le diamètre de largeur du l)ord externe au bord interne de l'orbite — et, à l'aide de cette dernière mesure exacte, nous avons contrôlé ou rectitîé le diamètre maximum d'élévation del oritice orhitaire (section en deux moitiés égales par une perpendiculaire médiane). Les bords externe, supérieur, interne, inférieur, de l'orifice orhitaire une fois marqués, et la croix de mire étant superposée à cet orifice, il est devenu évident que le point médian de l'entre-croisement des bras de cette croix est un point de Vaxe de Broca et que le milieu du trou optique en est un autre, le secondé
Fixons donc sur le crâne le plan de Broca. Si nous imiirimons à la lunette des mouvements autour de son axe transverse, le point d'intersection des fils de la mire cruciale décrira un plan qui sera perpendiculaire sur le plan médian antéro-postérieur et contiendra l'axe de Broca. Nous aurons donc là un plan coordonné qui sera perpendiculaire au plan médian antéro-postérieur, et correspondra au plan du regard de Broca. Naturellement, siTun des deux plans est placé parallèlement au plan du système catliétométrique, tout plan per-
' Nous avons introduit les simplifications suivantes dans les manipulations qui viennent d'être exposées. Nous les décrivons afin que l'opéi'atcur clioisisse. L'orientation crânienne reste d'ailleurs celle que nous venons d'adopter. — Nous faisons au niveau du disque K tourner le crâne jusqu'à ce que l'axe optique de la lunette passe à peu pix^s par le milieu du trou optique du crâne et par le plan qui divise l'orbite en deux moitiés (une moitié supérieure — une moitié inférieure sur le crâne supposé droit). Puis, nous prenons le point suprême du bord supérieur de torifice orbitaire, et nous déplaçons horizontalement l'axe optique de la lunette, maintenu horizontal jusqu'à ce que nous ayons atteint le point opposé du bord inférieur. Le chemin parcouru par le télescope ainsi déplacé le long du cadre est lu sur l'échelle du côté correspondant. On en prend le milieu. On y place la lunette. A cet endroit, la branche verticale de la croix des fils de la mire sillonne le bord externe de l orbite en un point. Ce point, nou3 le marquons. Nous taisons ensuite sur le disque K tourner le crâne autour de l'axe vertical du crànio-fixateur, Jusqu'à ce que le plan vertical du télescope coupe à la fois ce point marqué du bord externe (le l'orbite et le milieu du trou optique. Ce point du bord externe est-il sur le plan qui divise le rayon de la hauteur maxiraa de l'orbite en deux parties? La vérification montre d'ordinaire que cela n'est pas. C'est un autn; point qui jouit de cette propriété. On marque ce nouveau point du bord externe sur le crâne, et l'on imprime au crâne les rotations propres à faire passer par le milieu du trou optique le plan qui coupe le rayon en question dans les conditions que nous avons définies. L'inscription du plan visuel suric crâne s'exécute comme après la manœuvre précédente (voy. le texte de la j). 112).
MANUEL D'ANTlIROPOMliTRlE CRANIO-CÉPHALIQIÎE.
[jendiciilaii-e uux deux i)r(3iniers sera parallèle à un troisième plan coordonn»-. H est doue facile d inscrire sur le crâne le plan du regard. On vise avec le télescope une série de points ap[)arleiutnt à la face antérieure et supérieure du crâne; on les niaripu; à laide d'un lin ci-ayon l(jut en continuant à viseï-. Puis on transporte son télescope sur le côté opposé du crâne, exactement au point symétrique de l'échelle, ce que nousindi([ue le vei-nier qui se trouve à la base du télescope. On vise el marque une série de points appartenant à la lace supéro-postérieure et postérieure du crâne. Puis on opère la llxatiou du crâne par le trou occipital; on termine rinslallation verticale du plan médian antéro-postérieur, en faisant tourner par exemple le crâne parallèlement au plan vertical et longitudinal de l'outillage catliétométrique (V. fig. 17). On na dès lors i)lus besoin (pie de placer horizontalement les points du plan du regard précédemment marcpiés par la rotation du ci'àne autour de Taxe transverse du crànio -fixateur. On peut maintenant, à l aide du crânio-épigraphe,
dessiner sur le crâne le plan du regard et les plans qui lui sont parallèles (tig. 25).
Il peut arriver que, lorsque Ton passe à l'œil qui n'avait pas été le premier soumis à l'étude télescopique ( puisque le crâne se trouvait horizontalement couché sur une de ses faces latérales, on ne pouvait embrasser les deux yeux simultanément), le plan du regard, tout en étant encore perpendiculaire au plan médian antéropostérieur, ne se trouve plus dans l'axe du plan du regard du premier œil, et que, sans cesser d être parallèle à celuici, il soit situé plus bas que lui. On devra dans ce cas le déterminer séparément comme on l'avait lait pour l'œil congénère, et en opérer la fixation sur le crâne. On a cependant à choisir, surtout si, malgré cette opération, la coïncidence des plans de chaque orbite ne se fait pas ; — quel est donc le plan du regard normal ou qui devrait être normal? On applique le principe des justes milieux en choisissant comme plan du regard véritable celui qui se trouve parallèle aux précédents, et juste entre eux, au milieu d'eux. On le fait en amenant le point nul du vcrnier de la tige du télescope à la moitié de la distance qui séjiare les deux plans en (piestion et en marquant ensuite le plan qui nous occupe par le même procédé que les autres, c'est-à-dire le crâne étant couché horizontalement sur sa face lalérale (situation secondaire); on le dessine enfin comme plus haut en replaç-ant le crâne dans sa situation priman-e (plan antéro-postérieur perpendiculaire) (V. fig, 17 et 25).
Mais il peut aussi se faire que les plans du regard des deux yeux ne soient pas parallèles, qu'ils se coupent sous un angle quelconque. Il faut en pareil cas marque!' le plan du l'Cgard de chaque œil sur le crâne, celui-ci <'tani alternativement couché horizontiilement sur chacune de ses faces latérales.
iMg. 17.