‹ Manuel technique et pratique d'anthropométrie crânio-céphalique (méthode, instrumentation)Chapitre 54 sur 66 · Longitude et altitude des points précités · texte numérisé non relu

Longitude et altitude des points précités

46. Différence entre les deux grands diamètres longitudinaux og et no.

47. Diamètre qui s'étend de l'angle de la mâchoire inférieure d'un côté, Ut„,- à l'angle

de la mâchoire inférieure de l'autre côté (V. p. 61). Cette distance doit, pour être prise avec exactitude, se mesurer sur le maxillaire inférieur articulé aussi naturellement que possible.

48. Longitude et altitude de l'angle du maxillaire inférieur.

La différence entre la longitude du point i>. et la longitude de l'angle U,<;i permet de calculer la projection de la longitude de la branche horizontale du maxillaire inférieur. Cette longitude et la différence d'altitude entre le point et l'angle de la mâchoire inférieure U,„i donnent l'inclinaison de la branche horizontale quand on n'a pas directement mesuré l'angle de cette inclinaison.

^20 MANUEL D'ANTIlHOPOMÉTRIli CRANIO-CÉPHALIQUE.

49. Altitude de la branche montante prise entre l'angle du maxillaire inférieur et li point le plus bas de la denii-lune qui sépare l'apophyse coronoïde du condyle ou bien entre le même angle et le point le plus élevé de la téte articulaire. Il vaut mieu.K pailois déterminer la diUércnce entre ces deux genres d'altitudes.

Cette fastidieuse mais utile énuméi-alion ne clôt pas la liste des mensurations à déterminer, mais elle n'est pas non plus imposée à l'étude de tous \e> crânes indistinctement. On les multipliera ou on les restreindra selon le but que Ton se propose.

La règle qui n'admet pas de transaction, c'est que Ion ne connaît la situation d'un point quelconque dans l'espace crânien, qu'autant qu'on en a fixé la longitude, l'altitude, la latitude. Sans ces trois sortes de rapports, l'indécision persiste.

Nous n'avons pas h poser de lois en ce qui concerne l'association d'un nombre ou d'un genre quelconque de dimensions ; le but auquel on tend doit décider d'une pareille association suivant les cas. En clinique et en médecine légale on n'en possède jamais trop.

Nous n'avons pas parlé de la mesure de la base à l'intérieur du crâne. Et cependant la projection de la longitude du plan incliné qui descend de la selle turcique, la longitude et la latitude de celle-ci, la longitude de l'extrémité antérieure de ce même organe au trou borgne, la longueur maxima de la pyramide formée par le rocher, et l'inclinaison de ces dilï'érents segments, par rapport aux plans de projection, l'altitude de la crête frontale, etc., ne laissent pas que de présenter à coup sûr un intérêt capital. On y procédera de préférence en plaçant le crâne dans Vorientation secondaire, c'est-à-dire en plaçant horizontalement le plan médian antéro-postérieur, le plan visuel verticalement, et tous deux restant parallèles au côté longitudinal du cadre. Ace moment, on enlève la calotte et l'on vise la face interne de la base.

Les mesures qui viennent d'être énumérées nous donnent sans peine, cela va de soi, la clef pratique de toute asymétrie linéaire ou topographique. Nous avons précédemment fait ressortir que l'asymétrie trouve bien plus son expression dans les mesures curvilignes que dans les mesures rectilignes. Une droite peut des deux côtés présenter une égale dimension, ses deux points extrêmes peuvent être dans une situation identique, et cependant l'arc de cercle qui les joint de chaque côté peut être très inégal. Inversement, deux arcs de cercle qui joignent sur chaque moitié du crâne deux points homonymes peuvent être de grandeur égale, et cependant les courbes respectives présenteront la plus grande inégalité, à cause de l'inégalité de courbure, et aussi parce que les longitude, altitude, latitude des points terminaux des arcs se trouvent différentes. Par suite, quand nous suspectons une asymétrie, nous devons sur un plan quelconque mesurer les arcs de cercle qui s'étendent entre des points présentant une altitude, une longitude, une latitude précisées, car c'est le seul moyen d'analyser et de déterminer l'asymétrie de la courbe.

Il faut encore par la mensuration curviligne et i-ectiligne établir exactement la manière dont se comportent les sutures dans leur asymétrie. En fixant par exemple, sur la suture frontale d'un côté, un point dont nous mesurerons l'altitude, la longitude, la latitude, et en prenant, de l'autre côté de cette suture, un point également haut, nous pouvons déjà être assez heureux pour constater que l'asymétrie éclate dans la dilTérence de longitude et de latitude du point opposé îpar rapport au point préalal)lement choisi, le niveau n'ayant pas changé. De môme, un point opposé présentant une longitude identique à celle du premier pourra témoigner d'une altitude et d'une latitude dilTérentes. Enhn choisissons, de chaque côté, deux points de la même suture sur un même niveau; les arcs de cercle qui les joindront peuvent être inégaux.

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