‹ Manuel technique et pratique d'anthropométrie crânio-céphalique (méthode, instrumentation)Chapitre 56 sur 66 · ENSEMBLE DES PIÈCES DE L'APPAREIL DE CATIIÉTOMÉTRIE OPTIQUE · texte numérisé non relu

ENSEMBLE DES PIÈCES DE L'APPAREIL DE CATIIÉTOMÉTRIE OPTIQUE

Nous nous expliquerons complètement quand nous décrirons notre appareil. — Quant à la troisième condition, il convient de remarquer que Broca a dessiné avec des crayons de couleur mous, dont l'épaisseur croît à proportion de l'usure du crayon. Les lignes de contours fournies par ces crayons comportent en moyenne, pour le moins, 1 millimètre; on comprend d'emblée que des traits d'une telle épaisseur ne puissent être employés à la construction de I courbes et de figures de géométrie descriptive.

Nous entrons dans la description de notre appareil qui résulte au fond de I Tamélioration technique de l'appareil à dessiner de Broca, en vue de satisfaire ;aux exigences de l'exactitude géométrique.

On y voit en première ligne (Hg. 18) une plaque de verre T d'un fin poli, 1 maintenue dans un cadre de métal I), qui est destinée à servir de support, de I planche au papier à dessin fixé sur elle sans iplis ni bosselures. La plaque ide verre avec son cadre est assujettie sur un grand pilier massif S. Elle 1 forme, avec le cadre rodé et aplani, une surface sur laquelle on applique le I papier à dessin au moyen de chevilles enfoncées dans six trous (on en voit (Cinq sur la figure numérotées de 1 à S). Atln d'augmenter la stabilité de U'appareil, la base du pilier S, dont la largeur et le volume augmentent du ireste de haut en bas, est comme soufflée d'un renflement compact et lourd (b); (en outre, le pied rectangulaire dans lequel il est enchâssé (BB) supporte deux :sphères pesantes également massives {'K^ K,). Quand on veut se servir de ce ^système, on colle par contiguïté les deux petits rectangles antérieurs du pied IBB contre les parois externes périphériques du cadre du cathétomêtre ; c'est ;sur quatre rectangles de ce genre que repose l'appareil à dessiner, ces quatre ! rectangles étant reçus sur la surface plane de la table ou plaque de base G (V. fig. 25) ; on s'assure, à l'aide de l'ensemble des ressources de la mécanique, i que la face de verre avec son cadre est exactement verticale lorsque l'appaireil est supporté par la surface de base horizontale; on veille encore à ce cque le plan de la plaque de verre soit, autour de son axe vertical, exactement (parallèle au plan correspondant de l'outillage cathétométrique. Rien n'est [plus facile, d'autant que la plaque de verre peut subir des déplacements me- -surés par des angles de 90°, le piUer étant percé de six trous (V. dans la ! figure 18 les chiffres 8, 9, 10, 11, 12, 13) destinés à recevoir par derrière un ^système de vis fixatrices de la planche en question dont on dispose, à son gré, aau besoin, le grand axe à l'horizontale, le petit axe à la verticale.

C'est à l'extrémité supérieure du pilier S qu'est accroché, vissé, le portercrayon. Il est mobile autour de son axe x x; cette mobilité suivant l'axe x x sacquiert une facilité en même temps qu'une précision extraordinaire par lie contre-poids sphériqueKo. Les mouvements qui se passent dans cet axe xx >se transmettent au châssis RR dont le côté inférieur est formé par une tige ;iaxile transversale qui supporte un autre châssis HAi en fer à cheval. Il m'est pas possible que ce dernier châssis H aille se porter latéralement contre lia planche T (cette mobilité latérale qui existait dans l'appareil de Broca irendait à elle seule illusoire le parallélisme du plan dessiné et de la planche à (dessin).

L'axe X du châssis R et le bras du châssis en fer à cheval H sont reliés ipar les côtés et P, d'un parallélogramme. La vis de raccord SA. de ces deux rcôtés assure leur mobilité l'un sur l'autre, sans cependant que P, cesse d'être j^amais parallèle à R et P^ parallèle à h^. Une autre vis de raccord S/«, ratitache le côté P, au bras du fer à cheval h,. Les deux autres côtés du paralléllogramme sont représentés par le bras postérieur du châssis R et par la partie ^supérieure du bras h,. On s'explique le mécanisme de ce pantographe sans (qu'il soit besoin d'insister.

A l'extrémité inférieure du bras A, du fer à cheval se trouve une ouverture [par laquelle passe une tige métallique coudée, qu'on a enchâssée dans ce trou

d'aiTière en avant, et qui se termine par une pointe; cette pointe, dans lu plan du fer à cheval, est boutoinitv, niouclietée par une sorte de petite pyramide arroiulie dont le sommet qui regarde en bas doit être exactement sur la ligne centrale du milieu de Taxe de louverture qui supporte le manche de la tige. La base supérieure du bouton ne doit pas bouger quand on iait décrire un arc de cercle à la tige. La tige porte, à l'extrémité opposée, un anneau (r„) rattaché au manche {Si) et assujetti sur lui par une vis. Une fois qu'on a appliqué le bouton de la tige sur un point du plan du crâne qu'il s'agit de dessiner, on pousse l'anneau jusqu'à ce qu'il rencontre h^ on l'y maintient en serrant la vis. Comme, pour dessiner, le pouce du dessinateur est engagé dans l'anneau r,, l'indicateur et le médius de l'opérateur appliqués sur la face antérieure de /<i peuvent empêcher tout déplacement de cette tige suivant son axe longitudinal.

Sur le même centre et vis-à-vis, se trouve en. l'ouverture destinée au crayon bl. Il porte à l'extrémité de son manche un anneau engagé dans un petit porte-mousqueton que Ton voit sur la figure. Ce porte-mousqueton est attaché à un tîl qui se rétléchit sur la poulie (7) pour rejoindre, comme l'indique nettement la hgure, l'autre bras du châssis en fer à cheval et parvenir ensuite à l'anneau r,. Le rôle de ce fil est d'écarter de la planche le crayon, par traction d'arrière en avant, et de le maintenir en cette situation tant qu'on ne veut pas qu'il dessine. Abandonne-t-on le crayon à lui-même, un ressort f se charge de l'appUquer et de le maintenir apphqué sur la planche T; il suffit pour cela de cesser toute traction sur le fil.

La matière et la taille de ce crayon ont elles-mêmes une importance fondamentale. Il faut le choisir de matière très dure et le tailler en pointe effilée afin d'obtenir des contours de la finesse d'un cheveu. Il n'y a que ce genre de dessins qui puissent servir à une construction géométrique.

Pour la taille, on se servira d'un « taille-crayon » spécial, de façon à ce que l'extrémité pointue corresponde bien au centre du crayon. Sinon, pendant qu'on dessine des courbes, la moindre déviation des linéaments de ces dernières, qui se produit fatalement si l'on n'use pas de ces précautions, fausse les incurvations naturelles et entraine des erreurs dans la détermination des centres de courbure. Si minimes que soient ces différences, nous verrons qu'elles ont une grande importance pour l'étude mathématique du crâne.

Mais, proposons-nous de dessiner un plan quelconque marqué sur n'importe quel objet. Nous accolons les surfaces B B à l'un des côtés longitudinaux du cadre du cathétomètre; le mieux est de faire correspondre le miheu de l'appareil à dessiner avec le milieu du côté du cathétomètre en question. Puis, l'objet, pris dans l'organe de fixation du crànio-fixateur, est installé au milieu de l'espace compris entre les quatre côtés du châssis du cathétomètre; enfin, au moyen du télescope, on amène, par rotation, le plan à dessiner exactement dans le plan du côté correspondant du cathétomètre, et on en établit le parallélisme avec le plan de la planche à dessin (fig. M et 25).

On a toujours soin que là partie mobile de l'appareil, avant qu'elle n'entre en action, soit maintenue à une hauteur telle qu'elle ne gène ni l'installation ni les manipulations préalables de fixation et autres, ce qui est aisé quand on emploie convenablement le fil et le contre-poids à cet usage. Puis, on pousse la tige (SO jusqu'à ce que le sommet de son bouton touche un des points du plan à dessiner ; on chasse alors l'anneau )\ jusqu'à ce qu'il rencontre le bras h^ ; on l'y assujettit, et, au moment où l'on veut commencer le dessin, on libère le ressort f du crayon, qui va à la rencontre de la i)lanche à dessin. On fait alors mouvoir le liouton de la pointe de la tige S« en suivant le plan marqué sur le crâne, en maniant l'échafaudage du châssis pantographique au moyen de la main dont les doigts ont accroché et maintiennent l'anneau i\ et le bras h^. Le contre-poids K, rend la manœuvre très facile. Veut-on sur la

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1 planche à dessin marquer un point, on suspend un instant la course du levier I qu'on anime, on tire à soi le crayon et on le lance à nouveau vivement surie .dessin Veut-on projeter sur le plaw dessiné la situation de certams ponils 1 déterminés de l'objet, par exemple de points latéraux, on tire à soi le crayon, >on remplace la tige à pointe coudée (SO par une lige droite, on impnme au levier du pantograplie un mouvement par leiiuel on amène la nouvelle lige suile point qui vous occupe, et l'on rend au crayon sa liberté. C'est ainsi que l'on pourra, pendant le dessin du plan médian antéro-postérieur, en posant la tige recfiligne sur deux points distants de celui-ci et appartenant au jilan horizontal du crâne marqué d'avance, les projeter sur le plananléro-postérieui-, et représenter l'axe horizontal qui passe par le plan médian antéro-postérieur, à la condition que la jonction de ces deux points fournisse cet axe.

Veut-on dessiner à l'échelle de demi-grandeur, on introduit le crayon {bl) non plus dans l'ouverture p, mais dans l'orifice qui porte le coefticient 1/2 sur a tige de raccord P,. Pour dessiner à l'échelle de un tiers, ce qui est indispensable quand on a affaire à un gros crâne d'animal, on ajuste la tige de raccord P„ au moven des vis SA, et SAo, au milieu des trous a, et que portent le bras h. du fer à cheval et l'autre côté P, du parallélogramme.

Pour dessiner des plans qui sont perpendiculaires à la fois au plan médian antéro-postérieur et au plan du regard (plan visuel), il faut faire tourner le crâne supposé dans la situation (orientation) nécessaire au dessin du plan antéro-postérieur d'un angle de 90° autour de l'axe vertical du crànio-fixateui'. Comme ces plans ne sont d'ordinaire pas marqués sur les crânes à l'aide de l'épigraphe, il faut procéder aux visées télescopiques, et marquer une très grande quantité de points qui servent de repères à la pointe à dessin et lui permettent de ne pas s'écarter du plan. Nous avons également fait construire une pointe à dessiner munie d'un tire-ligne au moyen duquel on dessine sur le crâne le plan en question. Mais ce genre de dessins réclame impérieusement le contrôle sévère du télescope.

Pour dessiner le plan visuel et ceux qui lui sont parallèles, il faut les rendre verticaux, et parallèles au cadre longitudinal du cathétomètre.

Et les plans qui forment un angle avec les plans coordonnés du crâne, par exemple avec le plan médian antéro-postérieur? Comment les dessiner? On oriente d'abord le plan médian antéro-postérieur comme pour le dessiner. Puis on exécute une rotation, par exemple autour de l'axe antéro-postérieur (sagittal) d'une ouverture d'angle déterminée. A ce moment, le nouveau plan est parallèle au plan de la planche à dessiner. Mais on se trouve dans de mauvaises conditions, parce que, maintenant, le plan qu'il s'agit de dessiner n'est pas marqué sur le crâne, et, comme l'appareil à dessiner possède une certaine élasticité, il pourrait arriver que le plan que l'on va prendre ne soit pas un vrai plan, un plan pur. Il serait donc bon qu'avant de procéder au dessin, on visât au télescope un grand nombre de points, et qu'on les marquât sur le crâne afin d'être certain que l'on ne s'écarte pas, en maniant la pointe du pantographe, du plan en question.

D'ordinaire on exécute sur le même côté de la même feuille plusieurs dessins du même plan, en imprimant à cette feuille diverses révolutions, ou en l'assujettissant à diverses hauteurs. Pour les dessiner à 1/2, 1/3 de grandeur, on n'a besoin que de déplacer l'appareil à dessin le long du cadre longitudinal du cathétomètre afin d'avoir de la place.

ARTICLE IV. — Symboles.

Les jalons précis qui sur le crâne et la face doivent servir de pivots en céphalométrie clinique ou en cathétométrie ont, ainsi que nous l'avons montré le cas échéant, leurs symboles ; les initiales à l'aide desquelles on les

établit sont natui'elleinent empruntées aux mots allemands dont les expressions sont composées. 11 y a avantage, dans ce nouvel ordre de i-eclierches, à procéder avec la même brièveté que lorsqu'on procède à la notation chimique. Aussi, tout en les ayant relégués à la fin, de peur de nous montre)trop abstraits, croyons-nous nécessaire de les enregistrer sous la l'orme du tableau synoptique suivant. Il va de soi que, tout en adoptant nos points de repère et notre méthode, chaque nation peut substituer à nos initiales celles qui se rattachent aux mots et expressions correspondantes en sa langue. Exemple : grande circonférence horizontale (Horizontal — Um — Fang. HUF) deviendrait en l'rançais GCH; grande circonférence longitudinale (Langs — Um — Fangsbogen. LU F) sappellerait G CL et ainsi de suite.

L Technique cépualométrique.

Grande circonférence liorizontale

— — longitudinale....

— — transversale

Arcs ?ta; np : d'oîi l'arc a[3.

Diamètre longitudinal maximum

— transverse —

Indice transverso-longitudinal

Diamètre bimalaire

— bizygomaticoradiculaire (axe).

— bi-auriculaire (axe)

Hauteur faciale maxima (de la racine

du nez, au point médian le plus bas

du maxillaire inférieur)

Distance, hauteur nasale

— naso-maxillaire

— , hauteur frontale

Arc frontal

Distance de l'extrémité de chaque côté de l'axe 00 aux divers points frontaux et faciaux ou au bregma

Distance naso-bregmatique

Arc —

Distance du point 0 à l'extrémité supérieure du diamètre de hauteur maximum

Distance du point n à l'extrémité supérieure du diamètre de hauteur maximum

Arc correspondant

Distance du point 0 au point a

— du point n au point a

Arc correspondant

Distance du point 0 au point o

— du point n au point o

Arc correspondant

Distance du point 0 au point t

— du point n au point t

Arc correspondant

Rayon

HUF LUE JJUF

LBrT JoQ

JJou irh les indices indiquant le point J de droite (r) ou de gauche {l).

00 ou OrOl K

nx nm

nk{nf) arc nh

Om \ avec les indices ?• et l indiquant Oo; I s'il s'agit du côté droit (r) ou On 1 gauche (/).

Op ; Ex. : Op, Opi np

arc np

Ou Ex. : Ovr Ovi

nv

arc nv

Oa Ex. : Oar Oa

na.

arc na

Oo Ex. : OOr Oo;

no

arc no Ot

arc nt

In

1 On prend aussi les circonférences passant) transversalement par les extrciuitcs de ces axes; la hauteur et la largeur (diam. transverse) de l'orifice orbitaire.

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