PRONOSTIC
sente, on n’a qu’à attirer le bras : on rentre alors (jans le cas précédent et on fait le diagnostic comme devant.
Mais alors même que le bras n’est pas déplié, on peut, en se rappelant les démonstrations du paragraphe précédent, arriv.er à diagnostiquer l’épaule. Tout à l’heure on remontait de la situation et de la détermination de l’épaule au diagnostic de la situation du dos, maintenant, c’est de l’orientation du dos et de la position de l’épaule qu’on arrive à déduire le nom de l’épaule.
Pour trouver'la situation d’une épaule dans le cas présent, on glisse son doigt entre les deux cylindres et on le promène de gauche à droite et de droite à gauche jusqu’à ce qu’on trouve le creux de l’aisselle dont la situation, à droite ou à gauche, indique en même temps celle de l’épaule. Ceci fait, on cherche le dos; celui-ci trouvé, on peut compléter le diagnostic à l’aide des relations établies tout à l’heure.
Dans les dorso-postérieures le nom de l’épaule qui se pré sente est homonyme de la position.
Exemple : Une position gauche avec le dos en arrière est une présentation de l’épaule gauche.
P. g. + dos en arrière = A. I. G. ép. g.
Dans les dorso-antérieures le nom de l’épaule qui se présente est antonyme de la position.
Une position gauche avec le dos en avant est une présentation de l’épaule droite.
P. g. + dos en avant = A. I. G. ép. d.
Pronostic. — Le pronostic est très grave pour l’enfant : la mortalité infantile dans les présentations définitives, est presque de 50 p. 100; il est sérieux pour la mère, la mortalité, dans les présentations définitives étant d’environ 4 p. 100.
Mais ce pronostic est heureusement pour une grande part entre les mains de l’accoucheur; par une intervention opportune, « les présentations définitives de l’épaule doivent disparaître » ; il ne doit plus y avoir que des présenta
PRÉSENTATION DU TRONC
tâtions de l'épaule temporaires et transformées : l’on rentre alors dans le pronostic des présentations du sommet.
Conduite à tenir. — A. Pendant la grossesse; B. Pendant le travail.
A. Pendant la grossesse. — Il faut faire la version par manœuvres externes.
C’est le grand précepte : on ne doit jamais rester sans rien tenter devant une présentation du tronc reconnue pendant la grossesse. L’époque de choix est vers le huitième mois : à cette époque, cette transformation est toujours possible. L’intérêt à opérer cette mutation est considérable, comme nous l’avons vu au pronostic.
B. Pendant le travail. — La poche nest pas rompue . Quand la dilatation n’est pas complète, il faut attendre, mais attendre prêt à intervenir si la poche se rompait.
Dès que la dilatation est complète ou presque complète, on ri attend plus la rupture de la poche. On met la femme en position obstétricale et les précautions d’usage étant prises, on perce la poche des eaux et l’on pratique la version podalique.
La poche est rompue. — S’il n’y a pas trop longtemps, s’il reste encore un peu d’eau, on tente, mais avec précautions, la version qui réussit encore.
S’il n’y a plus d’eau, si l’utérus est rétracté tétaniquement sur le fœtus, tenter la version est une faute, car on échoue le plus souvent et, pour un cas où l’on peut réussir, on expose trop la femme à la rupture de l’utérus.
Deux cas peuvent se présenter :
1° L’enfant est mort;
2° L’enfant est vivant et vigoureux (1).
Si l'enfant est mort , on pratique l’embryotomie.
Si l'enfant est vivant , à l’embryotomie on doit préférer l’extraction par section abdominale.
(1) Ces questions d’intervention changent de physionomie très rapidement; l’embryotomie, dans le cas d’enfant vivant, est encore autorisée par Potocki (Thèse, Paris, 1888), et nous-même nous avions conclu à la nécessité possible de ce cruel sacrifice ( Nord-Est Médical, novembre 1890).
PRÉSENTATION DU FRONT