CAS SPÉCIAUX
difficultés d’introduction dues à la barre de la symphyse, est plus important encore que dans le cas précédent. On introduit la main et on saisit le pied de nom opposé (pied antéroinfér. appartenant à la fesse la plus élevée) au côté de la présentation.
La main passe en avant du fœtus.
Ex. : Ep. g. ( Introduction de la main droite.
Dos arrière. \ Saisie du pied droit (1).
Version dans les cas de Sommet (fléchi, défïéchi). — Elle est en général remplacée par une intervention instrumentale. Les règles sont assez simples. On se sert de la main homonyme de l’orientation, gauche ou droite, de l’occiput.
Ex. : O. g. = main gauche.
Cas particuliers.
I. On ne reconnaît pas le bon pied : dans ce cas on saisit les deux.
II. Par suite d'une erreur on a abaissé le mauvais pied. — Il faut alors, en saisissant le membre par la cuisse à pleine main, 'essayer de faire exécuter au fœtus un mouvement de retournement pour transformer ce mauvais pied en bon pied.
Le sens de cette direction est le suivant : on dirige le sens du retournement du côté du gros orteil du membre saisi, de façon à reporter progressivement le talon, qui est en arrière en avant.
(1) Les raisons de ces différentes règles ne sauraient trouver place ici. Leur théorie en a été magistralement établie dans l’Introduction à l 'Étude clinique et pratique des accouchements, de Farabeuf et Varnier. Nous dirons seulement qu’elles ont pour but : 1° d’empêcher la descente du sacrum foetal opposé au promontoire (position sacro-sacrée) qui aurait comme corollaire de reporter l’occiput en arrière et le menton en avant, mauvaises conditions pour l’évolution de sortie de l’extrémité céphalique ; 2° dans le cas de saisie d’un pied de porter le crochet formé par la cuisse relevée contre le rebord du détroit supérieur et du pubis ; c’est pour obvier à ce dernier inconvénient que l’on opère le retournement; 3° enfin, elles ont été démontrées comme facilitant le mieux l’évolution totale de l’extraction.
VERSION
Si l’on éprouve quelques difficultés à opérer ce retournement, on met un lacs sur le membre inférieur attiré et on va à la recherche du second pied.
Obstacles à la version. — Us peuvent se présenter :
Au moment de l’introduction de la main, — premier temps ; Au moment de la saisie, — deuxième temps;
Au moment de l’extraction, — troisième temps.
Fig. 103. — Recherche du second pied.
On a abaissé le mauvais pied, pied postérieur. On a appliqué un lacs sur ce pied et la main va abaisser le second pied.
Premier temps.
Etroitesse des voies vulvo-vaginales (atrésie, non-dilatabilité, œdème, tumeurs vulvaires). Avec de la patience, beaucoup de vaseline, on en vient à bout.
Sténose du col. — Si elle est due à la contracture du col, on l’anesthésiera localement et on fera la dilatation