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MANUEL OPÉRATOIRE

sans violence. Saisissant alors la pince, on la fait glisser sur les deux doigts, formant gouttière ; très doucement la pousse, le bec de la pince longeant l’utérus, craignant de percer les membranes, et on arrive ainsi jusqu'à 8 à 10 centimètres audessus de l'orifice externe.

Un aide, alors, remplit le ballon, tandis que l’opérateur, dès qu’on pousse le liquide, ouvre les mors de la pince.

L’on gonfle le ballon, et puis, quand celui-ci a atteint des dimensions suffisantes, variables suivant les cas, on désarticule la pince et on retire les branches, mais avec de grandes précautions, de peur d’entraîner le ballon; un aide ferme le robinet et ligature le tube avec un fil. Ceci fait, on bourre le vagin de gaze antiseptique.

On est assez souvent obligé d’appliquer plusieurs ballons, celui qu’on avait placé tombant lorsque la dilatation s’est faite; il faut le remplacer par un ballon plus gonflé.

L’accident à craindre, c’est la rupture des membranes; on n’en doit pas moins continuer à appliquer le ballon, mais on prendra des précautions aseptiques et antiseptiques encore plus minutieuses, car l’œuf est ouvert.

Lorsque le travail tarde à se produire, on peut, en même temps, admi- Fig> 107> pince de nistrer des douches chaudes vagina- champetier.

i / j » Le ballon de Champe-

îeS (1). tier, plié, est pris entre

Le temps nécessaire à la provoca- ipéSe.0*168 de 14 pmce

(1) Outre ces procédés, nous citerons pour mémoire la dilatation

ACCOUCHEMENT FAVORISÉ

tion du travail est variable ; il est en général de quelques heures. 11 faut parfois un temps très long : vingt-quatre, quarante heures (A. Pozzi) ; trois jours (Pajot) (1).

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