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DILATATION FORCÉE DU COL

Le travail provoqué, marchant trop lentement, au gré des nécessités de l’accouchement, on peut être amené à dilate r, par des moyens artificiels, le col.

C’est dans ce but qu’a été construit Y Ecarteur du professeur Tarnier.

Cet instrument se compose essentiellement de deux tiges métalliques coudées, à angle très obtus vers leur milieu,

du col à l’éponge préparée, la perforation des membranes soit au doigt, soit à l’aide d’un instrument (la piqûre des avorteuses), i moyens efdcaces, mais dangereux; l’usage de la rue, de la sabine, ? du sulfate de quinine, de l’absinthe, moyens inefficaces, infidèles et dangereux!

(!) Adrien Pozzi. Nord-Est médical , 1890.

où elles s'articulent, sans se croiser. Une partie en constitue le manche et se termine par une extrémité arrondie. L'extrémité opposée est terminée par une ailette, en forme d’écarteur, à bords arrondis, et qui doit être portée audessus, soit de l’orifice externe, soit de l’orifice interne du col, suivant l’état d’intégrité ou d’effacement de ce dernier.

On peut même, au besoin, adjoindre à ces deux nrancbes une troisième ou une quatrième.

Les manches sont unis par un anneau de caoutchouc, qui tend à les rapprocher et, par suite, à écarter les extrémités utérines des branches. On peut ainsi exercer une dilatation lente, continue, et dont l’intensité est variable suivant la vigueur de l’anneau élastique.

Application. — La femme est mise dans la position obstétricale. Lavage vaginal, antisepsie personnelle et instrumentale. L’on introduit alors successivement chaque branche, qu’on place l’une à droite, l’autre à gauche, chacune d’elles étant guidée par l’index de la main do nom opposé (branche du côté droit par l’index du côté gauche et vice versa) jusqu’au-dessus lie l’anneau offert par le col.

Ceci fait, sur les manches, en avant, des crochets, on place un ou deux anneaux de caoutchouc.

L’instrument en place, il est ban, au niveau de l’orifice vulvaire, de l’entourer de gaze iodoformée, qui ferme ainsi antiseptiquement le canal génital.

L’engagement ne se faisant pas, le professeur Tarnier d’abord, puis le professeur Farabeuf, ont chacun construit un instrument pour amener cet engagement. Nous les décrirons l’un et l’autre.

Double levier de Taruîer. — Le double levier est un instrument d’engagement, dont l’application se trouve indiquée avant celle du forceps dans les cas où la tête reste élevée au-dessus du détroit supérieur, à plus forte raison quand cette tête est défléchie et inclinée sur le pariétal postérieur,

ACCOUCHEMENT FAVORISÉ

comme c’est la règle dans les bassins aplatis (Tarnier) (1).

Tandis que le forceps est un instrument d’extraction, le double levier « la prépare seulement en surmontant l’obstacle à l’accouchement ».

Nous empruntons à Tarnier la description suivante : Le double levier est constitué par « deux branches qui se juxtaposent et s’accouplent. Les deux branches ont des cuillers de môme forme, mais diffèrent un peu par leurs manches. Les cuillers, plus courtes et moins larges que celles du forceps, offrent une double courbure : une courbure céphalique, sur le plat, peu prononcée, et une courbure sur leurs bords, qui donne à l’intervalle compris entre les deux cuillers une forme elliptique quand les deux manches sont juxtaposés parallèlement.

(( ...On peut le comparer à un forceps à branches parallèles, dont les cuillers auraient été tendues de façon, non plus à se faire vis-à-vis, mais à se placer côte à côte.

<( Le manche de la branche droite présente, un peu audessous de la cuiller, une gorge destinée à loger et à maintenir en place la branche gauche. L’extrémité inférieure de la branche droite est, de plus, munie d’une petite tige en forme de clou, qui s’en dégage à angle droit; elle doit s’introduire sans frottement dans une mortaise, forcée sur l’extrémité inférieure de la branche gauche.

« Les deux poignées sont munies en bas de deux ailettes destinées à fournir arrêt et appui à la main; en haut, de deux gorges devant recevoir une tige mobile, indépendante, qui sert, au moyen d’une vis de rappel à volant, à rapprocher à volonté et à maintenir conjugués les deux leviers. »

Application . — La femme en position obstétricale, la poche des eaux rompue, on introduit une des branches (sans choix particulier), en se servant de la main libre comme guide, puis la seconde; on articule en fixant la tige à vis de rappel dans les gouttières destinées à la recevoir, et l’on conjugue les deux leviers à l’aide de cette vis.

Puis, saisissant les manches à deux mains, la droite

(1) Progrès médical , 5 avril 1890. Leçon clinique recueillie par Bonnaire.

placée à l’extrémité inférieure, la gauche placée sur la tige de l’articulation, on tire, en imprimant au manche un mouvement en rapport avec le déplacement à obtenir.

Levier-préhenseur de Farabeuf. — L’engagement est pro-

voqué à l’aide du mensurateur levier-pré henseur, déjà décrit.

La branche droite duite en arrière entre le promontoire et le pariétal postérieur qu’il embrasse.

La branche gauche — branche à cuillère mobile — est introduite ensuite ; la cuillère est préalablement abaissée, mise en ligne avec le manche ; puis l’instrument est introduit en arrière et sur le côté ; arrivé sur la tête on cherche à amener son bec en avant : dans ces essais la cuillère flexible sur sa char-

branche à cuillère fixe — est intro-

Fig. 109. — Levier-préhenseur de Farabeul.

nière se redresse et vient d’elle-même ou aidée par un doigt de l’accoucheur se mettre en place. On assemble alors les deux branches : la tête est casquée de près (Farabeuf) (1). On relève les manches et on engage la bosse pariétale postérieure; ceci accompli, on les abaisse, et on fait descendre l’antérieure; la tête est dans le bassin. On peut à l’aide du même instrument opérer la rotation. Puis on

(1) Farabeuf. — Gaz. hebdomadaire de Médecine et de Chirurgie juin 1894.

A. Pozzi. — Man. d’accouchem.

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désarticule. L’accouchement se fait seul ou on le termine par le forceps.

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