‹ Manuel théoretique et pratique d'accouchementsChapitre 210 sur 256 · TOILETTE · texte numérisé non relu

TOILETTE

on fait la ligature par un double tour du fil à environ trois centimètres de l’ombilic; dans les cordons gras, il faut serrer progressivement et lentement pour que le fil écrase bien toute la gélatine de Warthon.

On peut aussi faire usage dans les cordons gras du procédé de Yallumette de Tarnier. On place parallèlement à la direction du cordon une allumette qui lui fait attelle; on serre dessus le fil qui ne glisse pas, et le cordon s’écrase; au moment de serrer le second nœud, on fléchit les deux bouts de l’allumette qui se casse au niveau du fil, et celui-ci pénètre dans le cordon et l’étreint profondément.

On a aussi préconisé dans ces cas la ligature élastique.

Puis on coupe le bout trop long du cordon; il faut toujours faire porter la section à au moins 2 centimètres de la ligature (important).

La ligature du cordon faite, on procède à son pansement. On prend une feuille de ouate hydrophile de 10 centimètres carrés environ qu’on fend sur un de ses côtés jusque vœrs le milieu. On introduit le cordon dans la fente; on le penche, vers la gauche (pour ne pas comprimer le foie), et on l’entoure avec la ouate.

L’enfant est alors largement poudré surtout au niveau des organes génitaux, des creux axillaires, du cou, habillé, puis placé dans son berceau, avec une boule si l’on est en hiver.

On le montre à la mère, mais il ne faut pas lui permettre de le faire coucher à côté d’elle.

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