DIARRHÉES
rejeté a ses caractères normaux. Elle est sans douleur et sans fatigue pour l’enfant qui. tout au plus, s’engoue.
Cette régurgitation est souvent due à ce que le nourrisson tète trop gloutonnement, avale plus de liquide qu’il ne peut s’en écouler dans le temps qui espace deux succions. Elle peut être due à une lésion de la bouche ; l’enfant tète, mais le liquide lui causant une impression pénible, il le rejette.
11 faut en rechercher la cause : si l’enfant est trop glouton, cas le plus ordinaire, modérer sa tétée, le retirer du sein.
Vomissements. — Les vomissements se distinguent de la régurgitation en ce que le liquide rejeté a déjà pénétré dans l’estomac, qu’ils n’ont lieu que vingt minutes, une demi-heure, quelquefois plus, après l’ingestion; enfin le lait est altéré, formé d’une partie séreuse liquide et de grumeaux plus ou moins concrets; ils sont, de plus, acides.
En général, ils sont douloureux et fatiguent l’enfant. C’est le lait, le biberon, qui doivent être incriminés.
Diarrhées. — Diarrhée passagère. — Les selles deviennent plus liquides, plus fréquentes, moins jaunes, quelquefois un peu vertes. Cette diarrhée est due à une indigestion passagère causée par le froid, à une modification dans la composition du lait, etc. On la voit chez les enfante nourris au sein, et chez ceux qu’on élève à l’aide de l’alimentation artificielle. Elle ne s’accompagne pas de vomissement.
Tenir l’enfant bien chaudement, le mettre à la diète hydrique (eau de riz, eau d’orge) relative. Au besoin, on administrerait un petit lavement amidonné additionné à! une goutte de laudanum de Sydenham.
Diarrhée blanche, graisseuse, lientérie. — - Les selles sont formées surtout de lait caillé, d’une teinte vert-de-gris. On l’observe chez les enfants trop gloutons nourris d’un lait trop riche ou mauvais, chez ceux dont l’intestin est malade (syphilitiques, tuberculeux).
C’est l’alimentation qu’il faut surtout surveiller. Si le lait ëst trop riche, on le coupera ; dans ces cas, le coupage
A. Pozzi. — Man. d’accouchem.