PRATIQUE GÉNÉRALE DE L’ASEPSIE ET DE L'ANTISEPSIE
Microcidine (naphtolate de soude) (Berlioz) — -4gr./1000. Antiseptique énergique.
Nciphtol. — A prescrire de la façon suivante :
Alcool 100 grammes.
Naphtol S grammes.
2 cuillerées à café par litre d’eau bouillie.
On emploie encore le Benzoate de naphtolfi, comme antiseptique intestinal ; 3 à 4 grammes par jour en cachets de \ gramme..
Salol. — Antiseptique intestinal et urinaire 2 à 4 grammes pir jour par cachets de 0 gr. 50 centigr. ou 1 gramme.
Conservation de l’asepsie. — Par ces différents moyens on obtient l’asepsie. Mais cet état aseptique ainsi acquis peut se perdre aisément; il taut le conserver. On y arrivera en éloignant du milieu, des objets, des gens, tout élément de contamination. Plus particulièrement, pour protéger la plaie utérine, on utilisera la ouate hydrophile qui, sèche, joue vis-à-vis des microbes charriés par les poussières de l’air le rôle de filtre parfait (Tyndall-Pasteur) que la bougie Chamberlant remplit pour les éléments septiques de l’eau. Un tampon de ouate placé à l’orifice vaginal agira comme le bouchon de ouate posé dans le goulot d’un matras à bouillon de culture.
De la pratique générale de l’asepsie et de l’antisepsie.
Les précautions antiseptiques doivent s’appliquer à tout ce qui est en rapport avec l’accouchée, — 1° le milieu — 2° les gardes et en particulier l’accoucheur ou la sagefemme — 3° les objets et instruments qui servent à leur usage et à son usage.
Tout cet ensemble de précautions a pour but l’asepsie et l’antisepsie de la malade qui devra elle aussi être l’objet de soins spéciaux.
Nous ne donnerons ici que les règles générales.
1° Le milieu. — C’est, dans la pratique journalière, la maison ou la chambre. On n’a pas le plus souvent le choix, et il taut tirer le meilleur parti de ce qu’on possède. On doit
ASEPSIE ET ANTISEPSIE EN OBSTETRIQUE
se méfier surtout des maisons où existe une charcuterie, triperie, boucherie ; il y a dans l’exercice de ces différentes professions des causes multiples de foyers infectieux. On procédera dans ces cas et dans la limite du possible à la désinfection du local, par l’eau bouillante simple ou saturée de carbonate de potasse, par des lavages au sublimé ou à la solution phéniquée forte.
2° La garde, l’accoucheur et la sage-femme. — On a peu de prise sur les gardes; souvent encore ce sont de vieilles matrones qui ont d’autre expérience que celle de la propreté. Dans ce cas, il faut tout faire pour s’en passer, et si cela est impossible, on leur interdira les soins génitaux.
L’accoucheur et la sage-femme surtout seront l’objet de précautions minutieuses envers eux-mêmes.
Les vêtements en premier lieu, et particulièrement les dessous doivent être scrupuleusement propres. Les habits externes sont un réceptacle facile pour tous les germes; Budin raconte un cas d’infection dont une sage-femme a été l’auteur dans les conditions suivantes : elle avait eu un panaris, guéri au moment de l’accouchement, mais elle portait la robe qu’elle mettait lorsqu’il suppurait; quelques gouttes de pus étaient restées inaperçues sur ce vêtement et avaient servi de foyer infectant. Même en prenant des précautions il est bien difficile que dans les lavages, les injections, les habits, surtout les manches, ne soient pas souillés. La sage-femme ou /’ accoucheur devra procéder aux soins de la parturiente recouvert d’un peignoir ou d’une blouse de coutil ou de toile blanche qui a le double avantage de dénoncer immédiatement son manque de propreté et de se laver et de se désinfecter facilement.
En aucun cas on ne devra se rendre chez une parturiente avec des habits qui auraient été tachés par des matières infectées. Ceux-ci ne devront être repris qu’après désinfection.
L’accoucheur ou la sage-femme devra veiller tout spécialement à l’asepsie de sa personne.
Les avant-bras, les mains, les ongles, en particulier,