DES ANTÉCÉDENTS GÉNITAUX
interroger la femme, mais la prier de se dévêtir et l’examiner dans le décubitus dorso-lombaire.
On s’enquerra du nombre des grossesses, et on refera l’histoire détaillée de chacune d’elles : Se sont-elles bien passées ? — accouchement avant terme ou à terme , normal ou anormal ; ne pas oublier que, chez une secundipare, le second enfant est, en général, plus volumineux que le premier. — Suites de couches — Refaire enfin l'histoire de ta femme entre la dernière grossesse et celle-ci.
On ajoutera à cette enquête l’Hisioire de la grossesse actuelle. — On rappelle tous les signes de présomption et de probabilité d’une grossesse — cessation persistante des règles (dont on précise les conditions) — troubles digestifs — troubles nerveux — gonflement et picotement des seins gonflement du ventre — mouvements du fœtus — et on s’enquiert ensuite rapidement s’il n’est pas survenu quelques troubles particuliers du côté des différents systèmes. (Voir Pathologie de la grossesse).
Ceci fait, on procède à l’examen direct suivant les règles prescrites.
A l'inspection , on constate le gonflement du ventre, les modifications cutanées — pigmentation — vergetures. L’on pourrait aussi constater l’aspect violacé de la muqueuse vulvaire : cet examen est, ordinairement, à cette époque, négligé ; il peut être désagréable à la malade, et il existe ailleurs des signes plus caractéristiques.
A la palpation , on limite la tumeur abdominale, on sent un contenu utérin qui souvent remue sous l’excitation de la main (mouvements actifs), et qu’on peut, d’un mouvement sec, éloigner de Ta paroi abdominale contre laquelle il revient frapper, transmettant le choc à la main qui explore (ballottement abdominal.)
A r auscultation, on recherche les hruits de souffle, les battements du cœur fœtal.
Au toucher , le doigt, introduit dans le vagin, sent un col plus ou moins ramolli, d’une longueur variable, dans l’intérieur duquel il ne peut pénétrer ou bien dans lequel il s’introduit plus ou moins profondément.
A travers le segment inférieur de l’utérus, on obtient le ballottement vaginal.
Cette femBiie est-elle enceinte? — Les signes recueillis par Y interrogatoire, importants à noter, ne permettent jamais d’affirmer ce diagnostic.
La suppression persistante des règles, les troubles digestifs peuvent exister sans qu'il y ait conception ; il n’y a pas jusqu’aux mouvements actifs racontés, perçus par la mère, et au gonflement du ventre qui ne puissent être le résultat d’une illusion et de phénomènes suggestifs, chez des personnes nerveuses et qui désirent fortement ou craignent une grossesse.
L’accoucheur ne doit croire qu’aux signes constatés par
lui.
Les mouvements actifs du fœtus perçus par l’accoucheur, le ballottement abdominal ou vaginal, et les battements du cœur fœtal sont des signes de certitude.
Ces signes constatés , l’on peut dire : il y a grossesse.
Quel est l'ùge «le lu grossesse? — On Se base pour fixer cet âge : 1° sur les renseignements fournis par la mère et 2° sur la constatation directe de l’état de l’utérus et du fœtus.
1° L’on calcule l’âge de la grossesse en partant de la dernière époque menstruelle ; ce calcul moyen peut être précisé, et l’on fixe le terme approximatif de l’état de gestation en comptant depuis le jour de la cessation des dernières règles augmenté de cinq jours’, il est plus rapide, après avoir ajouté cinq jours à la date de la fin des dernières règles de compter à reculons trois mois depuis ce moment.
Les mouvements actifs commencent à être perçus par la mère vers le quatrième mois et fournissent un autre point de repère pour la fixation approximative de l’âge de la grossesse.
2° L’exploration directe donne surtout la preuve des renseignements précédents : — la hauteur du globe utérin dont le fond atteint ou dépasse l’ombilic au cinquième mois et qui, au neuvième, est près de l’appendice xiphoïde; — l’état de Y engagement ; chez les primipares, au septième mois, la tête