TOILETTE DU CORPS — INJECTIONS — BAINS
sans pointe, et ne doit posséder ni bnsc, ni ressorts, qui seront remplacés par des bandes de caoutchouc ou par un tissu élastique.
Il arrive même que l’accoucheur ne peut faire consentir à porter un tel corset ; qu’il exige et qu’il veille tout au moins à ce que le corset soit peu serré.
Toilette du corps. — Injections. — Bains. — Il faut conseiller les bains, que la femme peut prendre pendant toute la durée de la grossesse. Ces bains courts seront d’une température moyenne, 35 degrés environ. Mais il y a dans l’appréciation du degré de chaleur du bain, des variations qui dépendent des habitudes individuelles dont l’accoucheur doit tenir compte. En tous cas l’usage des bains, très recommandable, doit être réglé et surveillé. Le bain sera, autant que possible, pris à la maison pour éviter les occasions de refroidissement.
Les bains de pieds avec de l’eau chaude à 35 degrés sont sans inconvénients.
Pendant la grossesse, la femme doit être encore plus soigneuse que d’habitude de ses organes génitaux.
Les injections vaginales seront faites régulièrement; mais ces injections indispensables doivent être pratiquées en suivant certaines précautions particulières sur lesquelles l’accoucheur et la sage-femme insisteront en les recommandant : il faut éviter que le jet vigoureux ne vienne frapper le col utérin.
Les femmes qui ordinairement prennent leurs injections à califourchon sur un bidet ou accroupies sur une cuvette les prendront couchées au lit, le siège reposant sur un bassin. On peut aussi ajouter au bidet ordinaire une planchette de prolongement qui permet de faire ces injections dans le décubitus dorsal. Le bock à injection ne devra pas être trop élevé pour que la pression soit modérée ; la canule, en pomme d’arrosoir , introduite doucement dans le canal vaginal ne sera pas placée directement suivant l’axe de ce canal, mais inclinée tantôt vers la paroi supérieure, tantôt vers la paroi inférieure pour briser le jet.
Le liquide de l’injection sera tiède. De l’eau bouillie
A. Pozzi. — Man. d’accouchem.
additionnée d’un vinaigre de toilette, peut suffire dans les cas ordinaires, et pendant la majeure partie de la grossesse. Plus tard on fera pratiquer des injections antiseptiques soit à l’eau boriquée, soit avec une solution faible de bichlorure d’hydrargyre qu’on peut aromatiser.
Mutuelles. — Les glandes mammaires et surtout les mamelons sont à surveiller. Pendant la grossesse, particulièrement dans les derniers temps, il s’écoule un peu de colostrum dont quelques gouttes se dessèchent sur le mamelon, forment des croûtes et sont souvent l’origine de crevasses. Les bouts de seins devront être soigneusement lavés avec de l’eau boriquée et enduits de vaseline boriquée. Lorsque le mamelon est peu saillant, on tâche de l’étirer à l’aide de petits appareils aspirateurs dont on a construit diverses variétés. Un moyen moins commode, moins efficace, mais qui a l’avantage de la simplicité, c’est l’usage d’une pipe à large ouverture qu’on applique sur le mamelon : on fait l’aspiration par le tuyau qu’on bouche ensuite avec un doigt. Il faut user avec ménagement de ce& artifices, qui, du reste, échouent assez souvent.
Évacuations. — On veillera à l’accomplissement régulier des fonctions évacuatrices et on recommandera bien à la femme de ne pas rester constipée. Outre le régime alimentaire (usage d’épinards, de Salades cuites, de pruneaux cuits, etc.), s’il y a tendance à la constipation on peut faire prendre tous les soirs avant le repas une cuillerée à dessert de graines de lin ou de psyllium. Si cela ne suffit pas, on conseillera des laxatifs légers, un ou deux verres d’Hunyadi-Janos, un peu de Rhubarbe (50 centigrammes en cachets), des pilules d’Euonymine ou bien des lavements additionnés de deux cuillerées de glycérine. Les purgatifs drastiques, jalap, aloès, etc., sont rigoureusement interdits.
Dents. — Les dents devront être l’objet de soins et nettoyées avec un dentifrice antiseptique dont voici une bonne, formule :
Borax 1 gramme.
Thymol 0,50 centigrammes.
Eau 500 grammes.