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DÉCLARATION DE NAISSANCE

Ce certificat doit constater si l’enfant est à terme ou non, viable ou non. Il sera rédigé de façon à ce que le médecin ou la sage-femme ne compromette pas le secret professionnel; il est bon de libeller tous ses certificats de la même façon, pour qu’une modification dans la rédaction n’éveille pas les soupçons et ne constitue pas une sorte de dénonciation indirecte.

Voici un modèle de déclaration :

Je soussigné (docteur en médecine ou sage-femme), déclare avoir, le (jour, mois, année, heure), assisté, au numéro** de la rue***, à (lieu de l'accouchement), à la naissance d’un enfant du sexe (masculin ou féminin (1), né (à terme ou avant terme), et viable ou mort-né. (Date et signature.)

Il peut arriver que le secret de l’accouchement soit demandé au médecin. Dans ce cas il devra lui-même présenter l’enfant, faire la déclaration, mais sans mention du lieu de naissance, du domicile et du nom des parents.

C’est en général le père ou un proche parent qui, accompagné de deux témoins, apporte le certificat et fait les déclarations.

A Paris, les formalités s’accomplissent d’une façon un peu différente lorsque la naissance est légitime. On déclare la naissance à la mairie de son arrondissement qui envoie le médecin de l’état civil faire les constatations ; celles-ci faites, le père ou un proche parent accompagné de deux témoins patentés se rend à la mairie pour signer le certificat de naissance.

(1) La déclaration exacte du sexe est très importante, toute erreur donnant lieu à des révisions d’état civil extrêmement compliquées ; or, malgré la simplicité apparente de la chose, il y a eu par inadvertance des erreurs, même dans les cas normaux. Il est enfin des cas douteux où il faut être très circonspect et faire appel au besoin à l’expérience d’un confrère.

A. Pozzi. — Man. d’accouchein.

TROISIÈME SECTION

Après l’accouchement, les organes maternels subissent une évolution en sens inverse de celle qu’ils ont accomplie, et qui doit les ramener à leur état normal.

Ce sont les phénomènes de ce travail de régression ou d Hnoolution qui portent le nom de « suites de couches ».

Les voies génitales externes, vulve et vagin, dilatées et éraillées, se rétrécissent et se cicatrisent.

L’utérus, le plus modifié pendant la grossesse, subit aussi les modifications les plus importantes : elle portent sur le corps et le col.

Le corps qui, peu après l’accouchement, a augmenté brusquement de volume (1), diminue progressivement jusqu’au retour à son état primitif : c’est ce qu’on appelle « l’involution utérine ».

Le volume de l’utérus les (réservoirs étant vidés) s’apprécie à l’aide du bord cubital de la main qui en recherche le fond.

L’utérus qui, après la délivrance, était un peu au-dessus de l’ombilic, au bout de la première semaine est à peu près à quatre travers de doigt au-dessous.

Au bout de la première quinzaine, il est à six ou sept travers de doigt au-dessus de la symphyse.

Ce n’est guère qu’un mois ou un mois et demi après l’accouchement qu’il est revenu à son point de départ.

Le col se reconstitue après l’accouchement ; immédiate-

1) Voir notre Anatomie et Physiologie génitales et obstétricales . Il ne faut pas confondre cette augmentation de volume avec celle qui est produite par la distension utérine due à une hémorragie.

ment après l’expulsion on peut sentir ses limites, mais il est mou et flasque et en large communication avec le segment inférieur.

Au bout de quelque temps, le col revient à sa disposition première, sauf certaines modifications : il est plus court, son orifice est devenu transversal, et présente une encoche cicatricielle.

Enfin la muqueuse utérine va se reformer.

Ce travail, surtout le travail utérin, s’accompagne d’écoulements composés de sang, de leucocytes, de débris épithéliaux, connus sous le nom de lochies.

Pendant les trois premiers jours, les lochies sont sanglantes, puis elles deviennent sanguinolentes, enfin muqueuses. Cet écoulement cesse d’être assez abondant à partir du dixième jour ; il n’y a en général alors qu’un simple suintement.

Les lochies ont une odeur fade particulière, sui generis; mais nullement forte, nauséeuse, à moins d’altération pathologique.

Parfois l’écoulement se prolonge, est plus sanglant qu’il ne devrait être; il y a alors défaut d’involution.

Les tranchées utérines ne sont pas un phénomène normal des suites de couches : celles-ci peuvent parfaitement se passer sans elles. Les tranchées à moins d’intensité spéciale, sont un simple incident; elles indiquent qu’il y a dans l’utérus un contenu, caillot, produit de sécrétions ou débris, dont il veut se débarrasser en se contractant.

Les annexes utérines subissent aussi ce travail de retour à l’état premier.

Six ou huit semaines après l’accouchement si la femme n’allaite pas, les règles reparaissent : c’est ce qu’on appelle le « retour de couches ».

Il n’est pas rare que les femmes, vers le .20, 25e jour, perdent un peu de sang sans que cette perte ait rien de pathologique. Il ne faut pas la confondre avec le retour de couches.

Les parois abdominales distendues reviennent aussi sur elles-mêmes, mais le plus souvent incomplètement; elles

restent affaiblies. La peau a perdu de sa tonicité, elle est ridée, les vergetures, la pigmentation persistent.

Les modifications de pigmentation cutanée qu’on observe aussi à la face sont rarement durables : elles finissent par disparaître

La sécrétion urinaire est activée pendant les premiers temps des suites de couches ; le travail d’élimination, ralenti pendant la gestation, est maintenant accéléré.

Du côté du système circulatoire on constate assez régulièrement, pendant les trois premiers jours, un ralentissement des pulsations.

Les fonctions digestives reprennent vite : mais les intestins sont en général paresseux.

Les mamelles subissent des modifications toutes spéciales ; c’est maintenant, alors que les autres organes se reposent, qu’elles fonctionnent. Nous les étudierons à propos du lait et de l’allaitement.

Très souvent après l’accouchement la femme fatiguée a un frisson sans élévation de température qui ne doit pas inquiéter, et qui était même considéré comme de bon augure par les anciens accoucheurs.

La température n’est normalement pas plus élevée et doit à peine atteindre 38 degrés centigrades : quand cela se produit il y a une complication infectieuse.

CONDUITE A TENIR VIS-A-VIS DE L’ACCOUCHÉE PENDANT LES SUITES DE COUCHES

Toilette. — Deux fois, et au bout de la semaine une fois par jour, on fera une toilette vulvaire et vaginale soignée : celle-ci terminée, on mettra une compresse de ouate hydrophile sur la vulve.

Nous rappelons que les éponges ont été proscrites et remplacées par des tampons de ouate hydrophile ou par des compresses antiseptiques.

La toilette vulvaire sera renouvelée après chaque satisfaction d’un besoin naturel.

L’on fera aussi la toilette des seins, renouvelée après

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