MALADIES DU CHORION
ragies post partum doivent donc faire réserver jusqu’à un certain point, le pronostic de l’hydramnios chronique.
Enfin les brides qui existent parfois dans l’hydramnios peuvent entourer un membre et l’amputer (amputations congénitales).
Traitement. — Hydramnios aigu. — Le danger vient SUTaigu d’une tumeur intra-abdominale: il faut y parer en la diminuant par la ponction. C’est le procédé d’extrême urgence.
Si l’on es arrivé à une période où l’on peut avoir un enfant viable, on provoquera l’accouchement prématuré.
Il ne faut pas amener une décompression trop brusque ; pour ce faire dans le premier cas on ne se servira pas pour la ponction d’un gros trocart, mais d’un trocart 2 ou 3 de Potain ou Dieulafoy; quand on provoquera l’accouchement lors de la rupture de la poche, on introduira la main jusqu’au niveau de la déchirure pour modérer le jet.
Hydramnios chronique. — On attendra patiemment le travail. Quand celui-ci sera arrivé à la période de dilatation presque complète, on n’attendra pas d’être surpris par la perte des eaux, mais on mettra la femme en position obstétricale, et on percera les membranes, de façon à pouvoir corriger, si besoin est, une présentation vicieuse et à tempérer aussi la sortie du liquide.
MALADIES DU CHORION Endométrite caducale.
Elle peut être aiquë , survenant en général dans le cours d’une maladie infectieuse, ou chronique, continuation d’un état préexistant à la conception : c’est une des causes de l’avortement.
Hydrorrhée.
C’est l’écoulement, hors des organes génitaux, d’une quantité plus ou moins considérable de liquide venant de
l’utérus.
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L’hvdrorrhée est plutôt un symptôme qu’une maladie, appartenant à des affections soit de l’amnios soit des caduques.
On distingue, au point de vue patliogénique, deux hydrorrliées.
1° Li hydrorrhée déciduale , due à l’endométrite des caduques, amenant entre les caduques utérine et ovulaire, une transsudation séreuse qui, lorsqu’elle est suffisamment abondante, écarte les deux caduques assez pour s’échapper et s’écouler au dehors; puis tout cesse jusqu’à formation d’une nouvelle quantité de liquide assez abondante pour être expulsée. L’œuf est intact.
2° L' hydrorrhée amniotique. — Ici, le liquide qui s’écoule est du liquide amniotique qui filtre par une perforation en un point quelconque de l’amnios; l’œuf est rompu.
Diagnostic. — Y a-t-il hydrorrhée? On peut la confondre avec l’incontinence d'urine, avec l’écoulement de glaires vaginales : il suffit d’être prévenu et d’ètre attentif.
L’hydrorrhée est-elle déciduale ou amniotique. Le diagnostic est délicat.
Une hydrorrhée franchement et à peu près régulièrement intermittente, d’une quantité petite et toujours à peu près égale de liquide, est très probablement déciduale.
Une hydrorrhée à début brusque par un grand flot liquide, (200, 300 grammes), suivi d’un suinlement presque continu de liquide, est très probablement amniotique. Le diagnostic est important, car il règle le pronostic. Hydrorrhée déciduale l’œuf intact : la grossesse pourra aller à terme et le travail se faire régulièrement. Hydrorrhée amniotique, œuf rompu : l’expulsion surviendra dans la quinzaine, bien que quelquefois elle se soit fait attendre bien plus longtemps. Enfin, l’œuf étant ouvert, les germes septiques peuvent y pénétrer : c’est là certainement l’origine d’un certain nombre de septicémies dont l’origine échappe.
Traitement. - — Hydrorrhée déciduale : attendre.
Hydrorrhée amniotique : il faut tout d’abord veiller plus soigneusement que jamais à l’antisepsie vaginale, et empêcher l’arrivée des germes septiques jusqu’à l’utérus; on fera
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donc des lavages vaginaux et on placera soigneusement sur la vulve- une compresse antiseptique large qui recouvrira un tampon de ouate hydrophyle vulvaire , mais non vaginal, car le tampon vaginal pourrait exciter les contractions utérines et provoquer le travail qu’on veut éviter. Pour remplir cette seconde indication on mettra les femmes au repos, et à la moindre apparition de contractions utérines, on leur administrera un lavement avec XX gouttes de laudanum de Sydenham, ou mieux une injection de morphine.
Môle hydatiforme.
C’est l’hydropisie des villosités choriales.
La môle hydatiforme se présente comme une masse volumineuse présentant un amas, en forme de frais de poisson, de vésicules transparentes de volume très variable; la plupart sont grosses comme des têtes d’épingle, d’autres ont le volume d’un raisin, d’une mirabelle; on peut en voir formant un kyste gros comme un œuf. A côté de ces grains, réunis en grappe serrée par des pédicules filiformes, on trouve des débris de caduque épaissie.
Ce qu’il y a de curieux c’est que, quelque procédé qu’on emploie, il est impossible de conserver ces vésicules : elles se désagrègent et disparaissent assez rapidement.
La môle hydatiforme peut seule remplir l’utérus, ce qui est le cas le plus fréquent; bien rarement, en même temps, coexiste un embryon. L’illustre Béclard était, s’il faut en croire Depaul, le produit d’une grossesse môlaire.
Symptômes. — Le phénomène dominant qui éveille l’attention consiste en hémorragies, à répétition, considérables; et cependant l’utérus ne se dévie pas, ne se contracte pas.
On a tous les signes rationnels d’une grossesse, et cependant si l’utérus est gros il est mollasse, et on n’entend ni souffle utérin, ni souffle fœtal.
Dans quelques cas, venant aider au diagnostic, des vésicules sont expulsées.
Le pronostic est grave, à cause des hémorragies et de
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la méconnaissance du diagnostic qui empêche un traitement congruent.
Traitement. — Il ne fautpas s’attarder aux petits moyens, comme les injections morphinées et les lavements opiacés, surtout pas d’ergot. L’indication consiste à provoquer le travail, et à nettoyer l’utérus à fond à l’aide de larges irrigations ou de la curette, car il reste souvent des débris de membranes.