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COMPLICATIONS SEPTIQUES DE L'ACCOUCHEMENT

Autrefois, et il n'y a pas encore si longtemps, ces complications étaient comprises sous la rubrique d'accidents puerpéraux ^ accidents dus, croyait-on, aune sorte de diathôse passagère, inconnue dans son essence — la puerpéralité — spéciale à la femme enceinte, créée par Tétat de gestation. Dès que chez Taccouchée le génie malin, ignoré et redouté, se manifestait, on voyait éclater des accidents de la plus haute gravité qu'on était le plus souvent incapable de conjurer. Ce qui faisait encore craindre d'une façon extrême rapparition de cette infection puerpérale, c'était sa facilité presque fatale à se répandre, la persistance dans le temps de ses effets, et Timpuissance presque absolue des praticiens à prévenir sa propagation et à combattre ses ravages.

Actuellement il n'en est plus de même ; sa nature n'est plus un mystère pour nous et l'acquisition de • notions pathogéniques précises, a permis au médecin de prévenir l'apparition de cette infection et de lui opposer une thérapeutique souvent efficace.

Les accidents puerpéraux sont des accidents septiques de la même nature que les autres accidents septiques des plaies, et ils sont dus à un agent virulent qui pénètre au niveau des plaies de l'accouchement, plaie utérine, déchirure du col, éraillures du vagin, de la vulve.

Si la femme accouchée, ou même enceinte, possède une susceptibilité toute spéciale à s'infecter, c'est que chez elle les portes ouvertes à l'infection sont largement béantes; les vaisseaux lymphatiques, canaux vecteurs par excellence

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des èlëmeiils virulents, les vaisseaux veineux et artériels, considérablement développés par l'hypertrophie gravidique, donnent à lonte la région, une e^iubérance de vitalité favo* cable à l'évolution des produits pathogènes.

Cette notion de l'iDfeclioD septique des femmes enceintes s'est fait jour lentement.

Il y a quarante ans Trousseau, il est ^Tai, pjsimilail, arec combien de raison, les accidents infectieux puerpéraux aux infeclions purulentes chirurgicales; mais il fautarriver jusqu'à Pusteur pour avoir la dëmonstralion de la nature même de ces infections et de leur identité avec les accidents septiques des plaies vulgaires. En ISTS Pasieur isole et décrit un microbe de la ûévre puerpérale; l'année suivante Doléris, dans sa thèse inaugurale, continue ses recherches; depuis lors les observateurs ont creusé ce filon; les derniers et les plus complets documents sur ce sujet sont dus à Feruand Widal.

ËMoiogie. — La femme : 1° s'infecte elle-même; 2*J infectée.

1° Celte première cause — l'aulo-infeclion — qui pai la plus rare, peut-être parce qu'elle est la moins soupçonnée, est très importante à connaître. On y trouvera souvent l'explication d'infections qui surprennent. Une femme atteinte de vaginite septique s'inoculera le microbe qu'elle a cultivé lorsque avec l'accouchement se produiront des plaies génitales. L'an to-infecl ion pourra se produire à la suite de la septicémie de Tœul. L'infection reste parfois canlonnée pendant un temps plus ou moins long, mais profile de la moindre solution de continuité pour pénétrer dans ['organisme maternel,

9° L'ini'eclion venue du dehors, apportée par l'accoucheur, par l'entourage, par les objets au contact de la femme est la plus commune.

Nous avons insisté sur ce mécanisme de l'infection puerpérale à propos de Vanlisensie en oùsiêlrique [V, p. 70).

Sjmpiomaioiogie. — Elle Bsl Variable suivant la virulence de l'infection, son origine, sa localisation, sa généralisaliun, etc. La description complète dea acciddala

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