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ÉVOLUTION DU SOUVEAIJ-NÉ ^^H

Les instruments de succion varient aussi ; Buiilin a inTODtâ ongnlactophore spëciiil.Soxhlel se sort d'une simple tétine; d'autres fabricants font Jes tétines avec une petite soupaj)e en caoutchouc. Noos donnons la préférence à ces dernières quand elles sont bien faites.

Il faut aussi veiller à la qualité du caoutchouc dont sont fabriquées ces tétines.

On doit rey'elor tout caoutchouc contenant des oxydes métalliques dangereux. Un moyen simple et pratique de reconnaître les tétines fabriquées avec un c»ipBudin. , outchoQc inûffonsî/ est le suivant : les booœs tétines jetée^i dans l'eau flottent; les autres, de tissu pins lourd, tombent au fond. Les tétines sans oxyde présentent la trace nette d'une soudure, et à la coupe, le caoutchouc offre une surface brune brillante, tandis que les autres offrent une coupe mate, grisâtre, sur laquelle on voit un pieté blanchâtre. Les tétines, en bon caoutchouc, sont^^îus souples, plus extensibles, que celles qui sont de fabrication inférieure et nocive.

Kanael opératoire.

Les bouteilles bien nettoyées, et en nombre au moins égal à celui des tétées, sont remplies de la quantité de lait nécessaire à un repas; sur le goulot on place l'obturateur et on les range dans le support qu'on introduit tout chargé dans la marmite ; celle-ci est remplie d'eau froide de telle façon que lorsque le support plein y est introduit, l'eau monte aus deux tiers de la hauteur des bouteilles. Le couvercle est placé sur la marmite et le tout mis sur le feu. ^uaud l'eau du bain-marie est en pleine ébutlition, on ne

Fig. 133.

STÉEILISATION DL' LilT m

retire paa l'appareil, mats on laisse encore bouillir pendant unp demi-heure. Alors seulement on retire la marmite, on eolëve le couvercle, mais on ne sort pas de suite le support, le trop brusque changement de température risrjuant de faire craquer les bouteilles; on fait attention à ce que les obturateurs soient bien en place et on attend une dizaine lâe minutes, puis on retire le support. L'on voit alors, au tar et à mesure que le refroidissement se produit et que le ktde s'établit daus la bouteille, l'obturateur se creuser sous l'effort de la pesée atmosphérique.

. On place la provision en un lieu frais et on prend les îiouteilles au fur et à mesure des besoins.

La tétine bien ébouillantée, lavée à l'intérieur à chaque tétée, sera, dans l'intervalle des repas, placée dans un récipient plein d'eau boriquée.

S'il reste du lait, ou le jette. La bouteille sera lavée au plus t6t.

Ce système de stérilisation est excellent; mais pour qu'il donue les bons résultats qu'on est en droit d'attendre de lui, il faut qu'il soit minutieusement appliqué, et le mieux, t'est que la mère de famille s'en occupe elle-même ou en surveille de très prés la mise en œuvre.

On n'a pas besoin d'appareils spéciaux : une marmite quelconque, deti bouteilles en verre blanc, des rondelles de caoutchouc permettent d'arriver au même but. Il faut avoir soin, pour éviter de casser les bouteilles, de placer un corps intermédiaire, mauvais conducteur de la chaleur (un tampon de paille, par exemple), entre le fond de la casserole en contact avec le feu et les bouteilles.

Le lait, qui a été longtemps soamis à la température de 100 degrés, prend quelquefois une leÏMe un peu brunâtre qui ne doit pas inquiéter.

Budin a démontré que le lait ainsi stérilisé est plus digestif que le lait qui ne l'a pas été. On a reproché au lait de vache la coagulation de sa caséine en gros caillots; or, si le caillot du lait stérilisé n'égale pas le caillot ténu du lait de femme, il s'en rapproche.

La chauffe du lait à 100 degrés — c'est-à-dire un peu

m EvOLCTros dg nouvrau-sê

au dessous de son point d'ébullition (1°) — a modtfU moléculaire du caillot de caséine — et contriiiué i le rendre plus faille a digérer que les laits crus oub Daua la cooi' rallaitemeDtapï Il Taut se c suralimenlalîon, c se fréquente de (roubles digestifs. On donnera aux bébés uno quiirililédelait unpeu infi'rieure à celle ïndi(|uéeaulableaudoDné plus haut, en se rappelant que le lail de vache est plus riche que le lait de femme. Parfois, les enfants crieut — ^demandent à boire encore, il ne faut pas céder, c'est pour leur pluB grand bien.

Santé de l'enfiMt — L'enfant bien portant a des chairs plei-, nés, fermes; sesselleii sont régulières, d'une bonne mollesse Gl d'une belle coloratioD jaunâtre ressemblant, sunant l'expression classique, à des ceuft biouiltés. Ses cris, ra-i rea provoqués par U faim, par I irritation de ses langes souillés sont brefs, bien accentués et non faiblots et plamiifs. On reconnaît aussi la ■ bonne évululion de l'enfant à l'élat de ses sutures qu'on

Fig. 134 -

e pèaft-hifbii

Santé de l'enfânt 449

sent chez l'enfant bien portant assez larges, ne bombant pas, mais pourtant suffisamment tendues. Lorsque l'enfant se nourrit mal, le liquide céphalo-rachidien se résorbe, les sutures se rapprochent.

Un enfant au crâne étriqué, serré aux tempes, aux satures étroites, est un enfant de vitalité médiocre.

Pesées. — Un des meilleurs moyens de reconnaître si l'enfant profite, c'est de le peser. C^s pesées doivent être faites systématiquement tous les matins, et on tâchera autant que possible de se placer dans les mêmes conditions, c'est-à-dire dans l'intervalle des tétées, et en tenant grand compte de l'état de vacuité ou de réplétion du tube digestif et de la vessie. 11 est bon de dresser la courbe des pesées qui permet de suivre d'un coup d'œil l'évolution de la santé de l'enfant.

Un enfant augmente en moyenne par jour :

Le premier mois de 30 grammes.

Le deuxième

Le troisième

Le quatrième

Le cinquième

Le sixième

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