‹ Manuel théorique et pratique d'accouchementsChapitre 159 sur 182 · CHAPITRE PREMIER FAIBLESSE CONGÉNITALE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER FAIBLESSE CONGÉNITALE

snfanis r

a état de

infé-

1 beaucoup à faiblesse congénitale.

Les uns sont nés à terme, mais le plus gwmft nombre sont yenus avant leur lîéveloppemeiil régulreï, 'Oe sont des préinalwéi.

En général, ils sont maigres, ot si leur x>tim est ordinairement flasrpje, ridée, ils soat quelquefois cepend;uit tuméfiés, œdémaleux ; leur voix est faible, d'un timbre particulier, ymT& moiBvei&e'nts sont lents, pénibles; la fré- i quence «t rR<ni|i>liibDde respiratoires sont diminuées. La I succion eSt très difficile; ils tètent par à-coup, superficiellement, et lorsqu'on les pèse après la lélée, on Toit qu'ils b'oHI rien pris ou à peu près rien. I

Un fait absolument remarquable aussi, c'est l'abaisse- 1 ment de leur température, l'hypothermie.

c*BdBii« jt tenir, — Combattre l'hypothermie menter^ voilà les deux indications à remplir.

1" Pour combattre l'hypothermie, autrefois on utilisait la j seul enveloppement ouaté.

Aetuelleraent on se sert de couveuses, dont le principe — entrelien d'une chaleur constante, et réchauffante i tour du nouveau-nô — a été appliqué pour la [ fois par lo professeur Paul Denucé, de Bordeaux. En 1857, ayant eu à soigner un enfant de six mois, il ima^na une baignoire h double paroi où circulait de l'eau chaude, et il pal ainsi le conserver à la vie pendant dix-sepl jonra.

4B2 FAIULËSSE CONGENITVLE ^^

La couveuse, inventée puis modifiée par le professeur Tarnierdatede 1880.

La coureuse la plus simple se compose d'une caisse en bois, longue de 65 centimètres, large de 36 cenlimètrea, haute de 50 centimètres {dimensions extérieures), l'épaisseur des parois étant d'environ 25 millimètres.

L'intérieur de la caisse est divisé en deux parties par ow 1 cloison horizontale incomplète située à environ 15 ccnlimë- Iresde la paroi inférieure.

Dans l'élnse inférieur, destiné à contenir des boules

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d'eau ch

ries, sont pant tou à couliss c'est la V des extr plèle, c' couvre, d certaine L'étag garni do

Fie. 'K, - Couvo«« (coupe).

nde en grès, connues à Paris sous le non pratiquées deux ouvertures, l'une lalér e la longueur de la paroi, fermée par

e et pouvant & volonté se tirer dans les de

oie d'introduction des boules ; l'autre, per mités de la lioite. obturée par une porl sl-à-dire moins grande que l'orifice q e mHuière à permettre toujours le pass

quantité d'air.

supérieur, disposé pour recevoir l'e

coussins à cet effet ; il s'ouvre en haut pa

de moile, occujne porte ox sens :

cée à une e incoml'elle rege d'une

fant, esl r un cou-

vercle vilré dont la rermeture est aussi complète que possible ; deux boulons permeltent de l'enlever facilemeot. Sur la paroi supérieure se trouve un orifice de sortie de l'air, muni d'une cheminée.

Dajis l'ouverture qui fait communiquer les deux compartiments, on place une éponge imbibée d'eau simple qui ser' à humidifier l'air ; enfin un thermomètre perniel de vérifier la température de l'appareil.

Fig. 136.

LeebaufTage se fait à l'aide d'un tbermo-siphon dans I plupart des appareils sortis de cbez les labrirants ; mais j oh peut Inès bien le faire h l'aide des boules en grès. On I tnet les boules remplies d'eau bouillante; on a d'autres J boules disponibles, do façon à pouvoir remplacer les pre- I mières sans perte du chauffage. On arrive ainsi facilement 1 JL obtenir une température de 31 à 32 degrés, nécessaire I pour l'enfant. Si la température menaçait de devenir trop 1 haute, on n'aurait qu'à ouvrir légèrement le couvercle. Pour 1 éviter le refroidissement de l'appareil, il faudra refermer 1 le couvercle dès qu'on aura pris l'enfaut pour les tétées.

tu FA[B[.I!SSI! CONGl!:<lTALI! ^^M

II est facile de faire construire partout cet sppared^^^| li devra être tenu dans un état de propreté eitrèin^^^| laré entièrement au Van Swielea, dès qu'on aura eSi^^ de s'en servir.

On coiislruil acluellement des couveuses formées d'une clmrponle métallique nickelée et de pnruis en glaces qui sont plus luxueuses, un peu plus fociles à aseptiser, naais qui n'ont pourtant pas une grande supériorité sur la couveuse en bois.

L'enfant placé dans la couveuse sera surveillé de près. La longueur du temps où on le gardera ainsi variera suivant son étal; les enfanis, du reste, qui n'ont pas besoin de la couveuse y séjournent difGcilement et crient quand □n les y met.

La lempéruttira moyenne de la couveuse est de 32"; chez les enfant.-* cyanoses, chez les sclùromateux, les œdémateux, on peut l'ôjever à 33, 34°; quand, aucontraise, l'enfant est mioux parlant, on peut i'abaÎHSer à 30, 28° (2).

jjbuenuuioN. — Ces onlQnls no se nourrissent pas tout seuls, il faut les nourrir. On peut les élever aAhicuillérê: on tient l'enfant la tête inclinée et l'on enfonce aasez profondcraenl la cuillère, qu'on relève alors, versant te con-

(1) Voe aage-remme Établie prt^s de Ctiâteiuroui, sortant de la AIsleroitÉ, avait emporté un module en carton de U couveuse. Il lui eervit à faire fiibriquer psr le menuisier de la commune une couveuse, grâce â lacji'iillo elie put Élever un prématuré de sept mois. (Cité par Berlhod lu Mse, iSSI.)

(2) D'apréa les relevés de Berlhod, la couveuse donne coiuma résultats chez les prématurée :

( alors qu'avant son nn^ I A eix mois 30 /lOD de survie plol la mortatitâ MÉbJ

( <iu lUD O/O. '^^M

A. six mois et demi . S» /IDO — ^^M

A !^B|)I mois Si.lj\OIS — ^^M

A sept mois et demi. 13,7/100 ~ J^^

I et dans ces deux CU 11 \ huit mois 8S9/10O — 1 s'agit d'enfants mal

{ maliirès.

Berlhod. La couveuse et le gavage à in ilutei'nUÉ de Parî#|,J|

B dans le pharynx. Cette méHiode peut servir même chei

les ddJibité^, qui ont des vices de coarornialioii

l'enfant parfois n'a même pas la force de déglutir. faut alors le gaver.

UitTage. — L'inatrumenlation nécessaire se compose. d'une sonde en caonlfhouc rou^e du calibre 14 ou 16 Charrière, munie soit d'un entonnoir en. verra, soit tout siniplement d'un bout de sein artilii:iel du D'' Bailly.

Manuel opératoire. — L'enfant emmailloté est retiré de son berceau ou de sa couveuse, en veillanl bien d ce qu'il ne se refroidisse pas, et maiolenu coL'ché sur les genoux : le tube, rendu aseptique et pour cela, conservé dans l'intervalle des repas dans une solution d'acide borique , i„ est introduit ploiu '■'■ delaitetvided'air.

On guide la soude a main gauche, introduit comme conducteur profondément, jusqu'au niveau du vestibule du larynx; du reste, cette introduction est toujours simple. L'cnfanl est alors relev(^ et maintenu assis. On adapte à la sonde le petit entonnoir. On y verse le lait nécessaire à un repas (voir plus bas). Puis.en élevant et abaissant successivement le récipient, on règle la vitesse de descente du liquide qui doiij s' écouler lentement.

Comme méthode d'urgence on peut employer le procè( suivant: on place dans une des narines du ai:' 1ère à café remplie de lait et on attend un d'inspiration; le liquide est aspiré, entraîné

ose.^H

Fia. 13f

Sun'

sur son indes d

«56 FAIBLESSE C0NGË>1T<ME ^^M

rines, glisse le loDg <lu plancher des fosses nasales, tombe dans le pharynx et va dans l'œsophage sans qu'il es résulta aucun trouhle respiratoire. (Procédé de Henriette.)

Choix du l>li. — Coupage. Dose. Fréquence. — Le lait employé doit être du lait de femme, qu'on traie dans la cupule et qui passe ainsi directement par une sorte de létèe artiGcielle dans l'estomac de l'enfanl.

On peut se ser?ir de lait houilli et sucré, comme il a dit, mais dont le coupage doit être modiGé ainsi ponrl prémalwés.

Première semaine. . . . t partie de lait, 4 d'eau. '

Deuxième seniaiae. . . . l — 3 —

Troisième et *' semaine, i — 2 —

Après le premier mois. .1 — t —

(TarDier.)

La quantité de lait nécessaire est moindre pour les matures. Un prématuré de six ou sept mois ne preû guère qu'une dizaine de grammes, deux cuillerées à café par repas (Berlhod).

Mais il faut, suivant le conseil du professeur Taraier, multiplie! les repas, un toutes les heures pendant le jour el toutes les deux heures la nuil.

Plus lard, ou suivant l'âge, la quantité de lait pourra être de 20 à 40 grammes el à inlervalles plus éloignés.

Œdème du gavage. — Avec des gavages copieux, il atrive que l'enfant gonflé rapidement, devient bouffi, œdémateux. C'est un œdème dû à une hypernutrition ; il " ' alors simplement diminuer la quantité alimentaire.

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