CHAPITRE PREMIER DES AFFECTIONS CHIRURGICALES
Optfraiions. — Peul-on opérer une femme enceinte. Pour les anciens auteurs, l'état de grossesse était un cas absolu de nolime langere, c'était un état éminemment favorable à provoquer l'apparition de phénomènes infectieux. Actuellement on est moins rigoureux et l'on sait que 1 plaies guérissent fort bien pendant la grossesse ; peut-être pourtant dans les plaies osseuses le cal se forme-t-ll ud peu plus lentement.
C'est cependant, à moins d'urgence naturellement, une indication de relard de l'intervention, surtout pendant les
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l'élévation de la température, et de la durée de celte va lion.
Après l'accouche ment l'enfanl peut être infeclé, Le pi-onosiic pour la mtre est réservé; celle-ci est alors particulièrement exposée auï accidents puerpéraux infectieux.
Variole. m
La variole bénigne a peu d'inQtience sur le produit d^fl conceplion. "^Ê
La variole coniluenla provoque ordinairement rinlerpii|? lion de la grossesse.
Quand la grossesse continue, l'enfaiil en général naît indemne de toute trace de variole; pourtant il semble avoir subi une sorte de vaccination préventive et être dorénavant particulièrement réfractaire à la variole.
Dans quelques cas rares, l'enfanta été atteint dans l'utérus par l'infection et naît avec une éruption.
Fièvre typhoïde.
La fièvre typhoïde maladie essentiellement hyperthi inique, provoque l'avortement dans les 2/3 des cas. Donc son pronostic est très grave pour l'enfant,
La grossesse par contre n'aggrave pas sensiblement le pronostic de la femme atteinte de fièvre typhoïde.
Le traitement ne doit pas être modifié par l'étal gravidique.
iSÊ
«ALAIIIES INFECTIEUSES A ÉVOLUTION SUBAlGtK ^^Ê OU CHRONIQUE ^^|
Paludisme. ^^|
Les accès de flèvre intormittenie sont assez rares pendant
la grossesse.
Par contre l'accouchement est une cause déterminante
active des manifestations fébriles de l'infection palustre,
Duhouè [de Pau) a cité le cas d'une femme qui n'avait
d'accès paludéens qu'après ses couches.
Le ■pniiV'Siic des suites de couches ne semble pas aggravé
par l'apparition d'accès intermiiienls. 11 faut être bien
M.VUDItS I.MECTltL'SES A ÉVOLUTION SOBAIGOE 173
averti de la possibilité de leur èclosion seulement pendant les suites de couches, pour ne pas les confondre avec les phénomènes fébriles d'une infeclion puerpérale.
Le pronostic pour l'enfant est grave; pendant la grossesse l'avorlemenl est la règle, et l'enfant qui vient au monde vivant est toujours chélif. On n'a pas encore vu d'accès pernicieux chez le nouveau-né
Traiiemeni. — Pendant la grossesse — sans se préoccuper de l'enfanl — on donnera du sulfale de quinine.
Pendant les suites de couches la question est plus discutable. La décision de choix à prendre consiste h faire nourrir l'enfant par une autre nourrice que la mère, les médicaments passant, on le sait, dans le lait maternel.
Cependa''! pour Bureau (1 ) la crainte de l'intoxication de l'enfant par le sulfale de quinine est exagérée. Si on veut essayer l'administration de ce médicament, il faut le faire suivant la méthode de Burdel : petites doses, 10 à 15 centigrammes, administrées au moment des repas, et trois heures après, on vide les seins.
Syphilis.
Le *pranoHilc fœial, le plus important, dépend de conditions multiples.
Trois cas peuvent se présenter :
Le père seul est syphilitique;
La mère seule est syphilitique;
Les deux sont contaminés.
A. Pèpc sepi. — L'influence possible dii père seul, sans contagion de la mère, a été niée par des syphiliographes autorisés, Cullerier, Langlebert : elle existe mais est beaucoup moins certaine que l'influence maternelle; aussi le professeur Fournier a-l-il pu écrire : « Etant donnés d'une part un man syphilitique, et d'autre part une femme saine, il y a toutes chances pour que l'enfant issu de ce couple naisse exempt de syphilis (2) ».
\l) Bévue de médecine el de chirurgie, 19* (2) On a en eiïet reproctié aux cas attrib
i l'inlluence paler-