SYSTÈME CIRCULATOIRE PÉRIPHÉRIQUE
Varices.
Les dilatations reiDGiisfs peuvent Stre énormes et se voir non seuli^ment ans jambes mais au niveau des parlies génitales externes; on a même observé des varices du vagin et du col. Il se produit parfois alors des ruptures do varices et il sort en abondance un saag rouge. Ces hémorragies qui, laissées à eliea-ménies, peuvent être rapidement mortelles, sont facilement conjurées par la compression : un tampon posé sur la plaie et le sang s'arrête.
Ces varices penvents'enQammer et la plilébile amène des coagulalioDs veineuses. 11 faut alors condamner les femmes au repos le plus iibsolu.
Hémorroïdes.
Les bémoproïdes sont les varices des veines de l'anus el I l'eilrèmilé inférieure du rectum. Soit qu'elles existassent avant la grossesse, soit qu'elles n'aient apparu fpi'ad moment de la gestation, elles sont quelquefois inormes, formant des tumeurs violacées autour do l'anus, femme éprouve de la gène locale, des pesanteurs, elle ne peut pas s'asseoir; si ces hémorroïdes se compliquent de fissures, des douleurs vives apparaissent en allant à la selle et se continuent après. Ces varices peuvent se rompre — d'où écoulement sanguin abondant — <>Qfîn s'enflammer donner mémo lieu à des suppurations. Des bains, des lavements froids soulageront les malades.
SYSTÈME CinCl'LArOIRE CENTRAL. — CŒUR.
La femme enceinte possède une quantité pin? grande de liquide sanguin à laquelle il lui faut donner l'impulsion, Id'où hypertrophie et dilatation normale du cœur, ci inmlifications dans la circulation générale.
"'ais cet état est instable et s'il existe du cûlé du sys-
IS4 HAUDIES LOCALISEES
lème circulatoire soit périphérique, soit ceolral, nn locvs minoria resislentiœ, on voit surTenir en ce point des complications (pliënomènes cérébraux, albuminurie, etc). Il faut cousidérer:
A. L'inllueiice de la grossesse sur les maladies de cœur. /l. L'inllueiice des maladies de coeur sur la grossrsse. A. Influence de la grossesse sar les eardlopalhlcii. — Ollivier a le premier montré que la grossesse peut être l'occasion de poussées d'endocardite, et Bucquoy raogii les grossesses répétées parmi les causes d'affection cardiaque chez les Jeunes femmes; mais le plus souvent la grossesse est simplement une cause d'aggravation de cardiopathie préexistante par le surmenage i^ue cet État impose au myocarde déjà altéré.
Les affections mitrales, phis que les lésions aortiqoes en souffrent.
Le rétrécissement m'dral a une histoire toute particulière dans les rapports des cardiopathies arec la grossesse. Lo retrecisseinent unirai pur de Durozier est une affection spéciale à la jeune Ûile qui peut longtemps être parfaitement tolérée. Si la jeunu (ille devient enceinte, cette alfection laleùte se réveille, ou si elle eiislait, présente une aggravation rapide, des accidents surviennent et la mort peut s'ensuivre. Pronosiic maternel très grave.
Quels sont les accidents qui apparaissent dans ces conditions? Ce sont, à un degré atténué, des palpitations, dos suffocations par congestion et œdème pulmunaire, des hémorragies [épistaxis, hémoptysies, hématémèses), des embolies du foie, des reins, du cerveau, des poumons j la mort subite par embolie pulmonaire n'est pas rare.
La syncope cardiaque, l'asyslolie aigué sont parmi les terminaisons fatales des phénomènes gravido-cardiaques, soit pendant la grossesse, soit pendant le posi parlum.
B, Influence de la. cardiopulbie sur la grosscBHC. — Lavortement s'observe fréquemment ; lorsque la grossessa arrive â terme, l'enfant est souvent chélif, doué de pea j[ vitalité.
APPAREir, UniNAinE ISS
Condnlte A lonlr. — Prophj-Iaxle. Avant le mariage. — Il Taut le déconseiller formellemenl et se refuser à en preo- (Ire la responsabilité : < Avec un rétrécissement milral, ou n'a pas le droit d'élre mère, s (Laadouzy).
Après le mariage. — Interdire toute grossesse, en montrant la morlalilè énorme qui frappe les femmes dans ces conditions et le peu de chances d'avoir un enfant vivant. Si la femme a pu franchir un accouchement sans péril, il ne faut pas lui permettre de coarir une seconde fois le même danger. Si la femme vient d'accoucher, interdire l'allaitemenl.
Peter a résume ces règles dans la formule suivante: Pas de mar'tnge /low une jeune fille atteinte de maladie de i;œur, pas de maternité si la femme est manée, pas d'allailemenl si l'accouchement est terminé.
Th«Fttiieutiqiie. — Une cardiaque étant enceinte on recommandera d'abord un exercice très modéré, la crainle eitréme dos causes de refroidissement; inlerdiclion du thé, du café; vigilance particulière sur les fonctions émOQctrices, Le lait comme diurétique sera prescrit; on calmera les palpitations, les troubles douloureux du cœur par le bromure et l'iodure de potassium.
Arrivés la période de laite du cœur, on lui viendra en aide par ses toniques spécifiques, la digitale d'abord, puis la caféine en potion ou eu injection.
Enfin si les accidents menaçaient la vie de la femme, il faudrait, sans tarder, recourir à l'accouchemenl prématuré artificiel.
APi'.MieiL rRiNAins L'ai bniDinu rie peut exister avant la gestation ou n'appa raitre que pendant lu fîrossesse. Elle s'accuse par la présence d'albumine dans les urines, par l'œdème des membres inférieurs, la dyspepsie, la céphalalgie. L'albuminurie, par elle seule, est grave pour le foilus ; mais elle est surtout grave par l'appariliou possible de l'éclampsie que nous étudierons à propos des complications de l'accou-
IM MALADII'S LOC.\[,ISEKS ^^
chemenl. L'albuminurie doit être soigneusement recherchée pendaal la grossesse. Traitement. Régime lacté.
Rétention d'urine. — Cystite.
La rétention d'nploe par rumpression peut s'observer.
l.a cysilie est parfois très intense pendant la grossesse. Traileinent : régime lacté partiel, lavages boriques lièdes; 3 â 4 grammes de salol par jour, Evacuation vésicale.
T SÏSTËHK NERVEUX ^H
Ciiorée. ^J
La grossesse provoque quelquefois l'apparition de crises ehoréiques, en général chez des femmes qui en ont autrefois été atteintes et surtout chez les primipares.
Traitemcni. — Dans les cas ordinaires : bromure de potassium, inhalations de cliloruforme, médication tonique. Quelquefois la gravité des accidents est telle qu'on peut eire autorisé à pratiquer l'accouchenient prématuré.
TROUDLES MENTAUX
Chez les femmes enceintes, à pari les perversions goût et dn sentiment, à part les impulsions déjà signalées on observe parfois des troubles mentaux. Us se montrent surtout à la fin de la grossesse et plus tard après l'accouchement. Dans i'imtnense majnritè des cas il s'agit d'A^ réditairns, chez lesquelles l'i'lat gravidique a déterminé l'apparition d'un élat mental Inlent. Pronostic grave; mais il ne faut pas confondre la folie puerpérale avec le r/ë/'i'f puerpéral qui est un accident aigu souvent passager (état fébrile, albuminurie).
On observe du pruril vulvaire parfois intolérable, aarti in début et à la un de la grossesse. Traitement : lotions b
APrAREtL OSSEOX El LIGAMOTF.UX 181
l'eau hlHTirhe et badigeonnages avec nne solution de cocaTn h 1 /W.
Tsgiaits.
C'est assez souvent une vaeinile inreclieuse hlennorapîque, 'soit récente, Boit réveillée par l'élat puerpéral. Mais dans la grossesse, en dehors de l'infection gonorrhéique, on voit survenir une indammation du vagin accompagnée de granulations et de sécrétions,
Traliémrnt. — Pendant b grossesse, l'emploi de tampons est interdit. On fera deux fois par jour des lavages do liqueur Van Swieten chaude dédoublée el puis on insufflera de l'iodoforme dans le vagin. Si cela ne suffit l)<is, on fera des badlgeonnages avec une solution de nitrate d'argent (1/50"), et avec un soin tout particulier dans les culs-desac.
Dtâros.
Ces affections sont des causes de dyslocie que nous étudierons plus loin.
APPAREIL OSSErx ET L[GAMENTEDK
L'Astéomnlacte sera étudiée avec les rélrécissementa dn
Relâchenient des a^mphyses pelviennes.
Chez certaines femmes pendant la grossesse survient un relSchemenl delà symphyse pubienne, dont les extrémités articulaires chevauchent l'une sur l'autre. Les symphyses sacro-iliaques peuvent être prises, mais moins fréquemment.
Les femmes éprouvent alors des douleurs quand elles sa tiennent debout, la marche leur est très difficile. La symphyse pubienne est très douloureuse au loucher et l'on peut percevoir de la mobilité anormale, et quelquefois même l'on entend alors des craquements.
Le (ralieniepi consiste à condamner les femmes au repos
MALADIES LOCALISEES
plus ou moins absolu suivant l'inlensitè de la lésion, Rt ï maintenir la consigne après l'accouchemenl jusiju'à consolidation parfaite.