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MALADIES DU CHOR

Endamàtrtte cadncalo.

Elle peut être aiguë, survenant en général dans le cours d'une maladie infectieuse, ou chronique, continuation d'uo état préexistant à la conception : c'est une des causes de Tavortement.

Hydrorrhée.

C'est l'écoulement, hors des organes génitaux, d'une quantité plus ou moins considérable de liquide venant de l'utérus.

19! Maladies des ËNvt:t,oppEs

L'hydrorrhèe est plutôt un sjniplôme qu'une maladie, apparlenaDt à des affections soil de l'amnios soit des caduques.

On disliague, au point de vue palliogéoique, deux faydroirhéea,

\' L'hydrorrhèe dêclduale, due à l'endomèlrite des caduques, amenant entre les caduques utérine et ovulaire, une transsudalion séreuse qui, lorsqu'elle est sul'lisamment abondante, écarte les deux caduques assez pour s'échapper et s'écouler au dehors; puis tout cesse jusqu'à (ormalion d'une nouvelle quantité de liquide assez abondante pour être expulsée. L'œuf est intact.

2° L' hijdrorrhèe amniotique. — Ici, le liquide qui s'écoule est du liquide amniotique qui filtre par une perforation en un point quelconque de l'amnios ; l'œuf est rompu.

Dlagaoniic. — Y a-t-il hydrorrhée? On peut la confondre at'ec l'incontinence d'urine, avec l'écoulement de glaires vaginales : il sufQt d'être prévenu et d'être attentif.

L'hydrorrhèe esl-elle déciduale ou amniotique. Le diagnostic est délicat.

Une hydrorrhée francliement et a peu près régulièrement intermittente, d'une quantité petite et toujours à peu près égale de liquide, est très probablement déciduale.

Une hydrorrhée à début brusque par un grand fioi liquide, (200, 300 grammes), suivi d'un suintement presque continu de liquide, est très probablement amniotique. Le diagnostic est important, car il règle le pronostic. Hydrorrhée déciduale l'œuf intact : la grossesse pourra aller à terme et le travail se faire régulièrement. Hydrorrhée amniotique, œuf rompu : l'expulsion surviendra dans Ea quinzaine, bien que quelquefois elle se soit fait attendre bten plus longtemps. Enfin, l'œuf étant ouvert, les germes septiques peuvent y pénétrer : c'est là certainement l'origine d'un certain nombre de septicémies dont l'origine échappe.

Trallemcnl. — Hydrorrhie déciduale : attendre.

Hydrorrhée amniotique : il faut tout d'abord veiller plus soigneusement que jamais à l'antisepsie vaginale, et empêcher l'arrivée des germes sepliques jusqu'à l'utérus; on fera

donc des lavages vaginaux el on placera soigneusement sur la vulve une compresse anllsepllque large qui recouvrira un (ainjion de ouate hjdrophjle vulvaire, mais non vaginal, car le tampon vaginal pourrait exciter les contractions utérines et provoquer le travail qu'on veut éviter. Pour remplir celle seconde indication ou mettra les femmes au repos, et à la moindre apparition de contractions utérines, on leur administrera ua liivement avec X\ gouttes de laudanum de Sydeuham, ou mieux une injection de morphine.

Hûle bydatitorme.

C'est Vhydvopisie des villosilés choriules.

La môle hydotirarme se présente comme une masse volumineuse présentant un amas, en forme de frais de poisson, de vésicules transparentes de volume très variable; la plupart sont grosses comme des télés d'épingle, d'autres ont le volume d'un raisin, d'une mirabelle ; on peut en voir formant un kyste gros comme un œuf. A c6té de ces grains, réunis en grappe serrée par des pédicules filiformes, on* trouve des débris de caduque épaissie.

Ce qu'il y a de curieux c'est que, quelque procédé qu'on emploie, il est impossible de conserver ces vésicules : ellea Be désagrègent et disparaissent assez rapidement.

La mule hydaliforme peut seule remplir l'utérus, ce qui est le cas le plus fréquent ; bien rarement, en même temps, coexiste un embryon. L'illustre Béclard était, s'il faut en croire Depaul, le produit d'une grossesse molaire.

Sympiames. — Le phénomène dominant qui éveille l'atlention consiste en hémorragies, à répétition, considérables; et cependant l'ulérus ne se dévie pas, ne se contracte pas.

On a tous les signes rationnels d'une grossesse, el cependant si l'utérus est gros il est mollasse, et on n'entend ni soufUe utérin, ni souffle fœtal.

Dans quelques cas, venant aider an diagnostic, des vésicules sont expulsées.

Le proiioitic est grave, à cause des hémorragies et de

Traiit^ment. — Il ne Taut pas s'attarder aux pelils moyens, comme les injections morphinëes et les lavements opiacés, surtout pas d'ergot. L'indication consiste h provoquer le travail, et à netloyer l'utérus à fond à t'aide de larges irrigations 011 de la curette, car il reste souvent des débri» "" membranes.

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