‹ Manuel théorique et pratique d'accouchementsChapitre 76 sur 182 · CONDUITE A TENIR · texte numérisé non relu

CONDUITE A TENIR

disposent aux faiblesses de la paroi abdominale, aux éventrations.

€ondalCe & lenlr. — 1° Tout se passe normalement.

Pour le premier accouchement on se comporte comme dans un accouchement ordinaire; de même pour le second lorsqu'il se présente immédiatement après.

Quand il y a deux poches, on laisse reposer la femme, on attend un quart d'heure, environ, puis, si la poche des eaux est encore intacte, on place la parturiente en position obstétricale et on rompt le sac amniotique : en agissant ainsi on peut séance tenante intervenir, s'il est nécessaire, pour corriger la présentation.

On ne laisserait tranquille la femme, — en admettant que les contractions aient cessé, — que si Ton était loin du terme, ou si l'enfant resté dans l'utérus était tout petit et cependant vivace.

Au point de vue de la délivrance on doit, le premier fœtus sorti, lier ou pincer avec soin le bout placentaire du cordon, de crainte d'une communication possible des deux placentas.

2® // survient des incidents ou des accidents.

A. Accidents d'ordre physiologique. — Le travail ne marche pas, par ce que les contractions sont peu intenses, ou que Tutérus est surdistendu par une hydramnios.

Dans le premier cas, si les enfants vont bien, on peut patienter, exciter l'utérus par des injections vaginales sur le col. Dans le second, il est indiqué, la femme ayant été placée dans la position obstétricale, de rompre la poche des eaux.

Quelquefois, au contraire, c'est par suite de la rupture prématurée que le travail est languissant.

Pendant la délivrance il n'est pas très rare de voir soit une rétention placentaire soit des hémorragies par inertie utérine. Il ne faut pas hésiter à faire la délivrance artificielle suivie d'injections très chaudes (voir Accidents de la délivrance).

Z?. Accidents d'ordre mécanique. — Les deux fœtus,

r,e GBOSSESSR Cii^UELLAIRI!

au lieu de sorlir successivement, tcndeul à s'engager

ensemblo.

Tantôt il s'agit de deux sommels. C'est un cas rare. Oa repousse alors uae des tètes, celle qui est la moins avancée, et ou extrait l'autre rapidement avec le forceps.

Tantôt il s'agit d'un sommet et d'un siège. C'est encore un cas rare. Lorsque la tète devance le siège dans l'enpgeraent, elle tend à l'éliminer, à le redresser, et l'accouchement se termine sans trop de difficultés.

Lorsque le siège passe au devant du sommet, cela va bien jusqu'au raoïnent où la tête du fœlus à présentation pelvienne arrive au niveau du détroit supérieur; mais, à ce moment, son menton accroche soit l'occiput, soit le menton de l'autre fœtus.

Quelle conduite tenir.

Il faut d'abord tout tenter, au moment de l'engagement, pour repousser la tôte fœtale et éviter cet accident.

Si l'on a échoué et que l'accrochcmenl se soit produit, on . essaye encore de désengréner les deus sommels mais sans grand espoir.

Alors on peut se trouver dans l'une des trois conditions suivantes :

1° Le pre'iiier fœtus est mort. — On n'hésite pas à pratiquer la décollation,

2" Les deux sièges tendent à s'engager en même temps. Il y a souvent alors chute de petites parties attenant ù la présentation [membres inférieurs) ou des petits membres supérieurs (procideuce des membres).

On cherchera avec soin la partie la moins engagée et, au début on essaiera de la soulever.

S'il y a procidence des membres, on tentera de la réduire,

S'il y a chute des membres inférieurs (siège mode des genouï, mode des pieds), on saisira un de ces membres pour hâter l'accouchement.

Mais il ne faut jamais tirer sur plusieurs membres inférieurs, quand plusieurs se présentent. On ne doit tirer que sur )(n seul et choisir le membre inférieur le plus engagé, le pins bas.

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