M, DE METTERNICH A DRESDE
N***. I et 2. Notes de M. de Bassano à M. de Mettemîch, du i5 juin 181 3. — N<>". 3 et 4« Notes de M. de Metternich, eo réponse à celles de ^M. de Bassano, du ai juin. — N*». 5, 6 et 7. Notes du duo de Bassano , du 37 juin. — N»». 8 et 9. Notes de M. de Metternich , du 38 juin. •» N*». 10 et it. Répliques dvk dac de Bassano , du 99 juin.
(N<* I.) Note du duc de Bassano au comte de Metternich^
Relativement à ^alliance.
Dresde , le 1 5 juin 18 13.
Le soussigné , ministre des relations extérieures de S. M. Fempereur et roi , a ireçu Fordre de passer la présente note à S. Exe. M. le comte de Metternich, ministre d'état , des conférences et des affaires étrangères de S. M. l'empereur d'Autriche.
Le ' traître d'alliance conclu à Paris, le i4 mars 1812, a stipulé, article 3, §'2, Tobligation , pour' les deux puissances , de se secourir mutuellement
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dans le cas ou Tune ou Tautre viendrait à être atta« quée ou menacée. L^article 4 ^ réglé à trente mille hommes, dont vingt-quatre mille d'infanterie et. six mille de cavalerie , le secours stipulé par l'article 3. Les articles séparés et secrets , signés simultanément, ont fait Tapplication du traité d'alliance au cas actuel-^ lement existant de la guerre entre la France et la Russie,
Le 26 du mois d'avril dernier , M. le comte de Mçtternîch remit à lVTn^î?s9a4ç^P de sa mçyesté une note par laquelle il déelara que S* M- Fempereur d'Autriche ne pquvaitplus remplir les dispositions des articles 2 et 4 compris dans les articlessecrets annexés au ti:aité d*allîance et considérés comme n'étant point applicables à la conjoncture actuelle ; en conséquence l'Autriche relirait le recours auxiliaire stipulé par ledit traité.
S. M, dut être d'autant plus vivement affectée de ce changement opéré au moment où la campagne al-» lait s'ouvrir , que le prince de Schwartzenberg, avant de quitter Paris, lui avait réitéré l'assurance qu'elle pouvait compter que l'armée auxiliaire ne cessait point d^être sous ses ordres.
Cependant sa majesté l'eflERpeyeur et tm àcoueitUt , comme devant lui rendre moins péniblei eetjle déter-*" mina tion .inattendue , l'assuraBee doui^éè^n .même temps par M. le comte de Metteri^ich. « qu'elle »e pouvait être considérée comme un abandcai.de l'ulliance, -» et la ' déclaration faite par le prince de Schwartzenberg dans une notç verbale remise au
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 119 soussigné , à Paris , le aa avril , que « rien «Tétiiîk » préjugé sur les bases de l'alliance arec la France , » et que si l'empereur François trouvait un mot k >) changer à ces bases , il serait le premier à le dire. » Cet ambassadeur îyoutait que « Ton pouvait suspen- » dre d'un camroun accord , les restrictions portées, w d'après le texte du traité , aux rapports militaires » de l'Autriche. ^ M. le comte de Metternîch ne cessa depuis de manifester de son côté'à Tambassadeur de S. M. l'intention où était la eour d'Autriche , en xenonçant k quelques-unes des dispositions des articles secret», d'en souscrire d'autres plus adaptées aux circonstances*
Telle était la situation des choses , lorsque M. le comte de Bubna se présenta à Dresde, le 16 ^lai, devant S. M> I« et R. Elle lui fit connaître qu'il était nécessaire qu'il fût , ou toute antre personne > muni de pleina- pouvoirs pour négocier, conclure et signer de nouvelles stipulations secrètes , sans lesquelles on se dissimulait en vain que le traité de Paris serait annulé. *
M^ le comte de Bubna est revenu au quarUer-général de S« M. le 3o mai ^ et il a assuré que t sa )> cour était dispose a passer un acte qui , en établis- >» sant la validité du traité de Paris, renfermerait i> une réserve sur les stipulations qui ae troureraient » ne pas è|re applicables aux circonstances. »
Mais, lorsque le soussigné lui a demandé s'il était «nuUNrisé 4 iné^ciei^ une telle convention supplétive , il a répondu qu'il n'avait pas d'instructions à cet ef-