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iiet. 1M. le comte de Btibna est reparti , le 4 de ce mois , pour, retourner auprès de sa cour. Il est revenu le lo à Dresde , et , sur riaterpellatîon qu! lui a été faite , il a déclaré être sans autorisation et sans pouvoirs/ , La question était cependant d'autant plus imporrtante.à décider, qu'elle est intimement liée à celle de la médiation.
S. M. avait dit à M. le comte de Bubna qu'elle ne verrait pas de difficulté à donner des instructions et des pouvoirs pour négocier , conclure et signer une convention par laquelle on traiterait:de la médiation de rAutrîche; mais qu'il importait de savoir, avant d'entrer en négociation, si l'alliance existait toujours, parce que , dans ce cas , l'Autriche , garante de l'intégrité du territoire actuel de la France , eôt à notre égard dans une position déterminée , tandis que, dans le cas contraire , on ne sait pas' dans quelle situation se trouvent respe^ctivement les deux puissances* Ce n'était ^donc pas une question étrangère au grand ôbjel; de la paix que cdle qui^avait pour but de déterminer si le traité de Paris existait encore.
Cependant S. M. voit renouveler', dans la note remisje le 1 1 par M. le comte de Bùbna , l'ofire de la niédiation de l'Autriche , sans qu'il se présente de sa part aucun plénipotentiaire autorisé à négocier, conclure et signer.: ....
I**. Une convention supplétive qui Constate et assure l'existence du traité d'alliance -,
2?. Une convention relative à l'acceptation de la médiation.
DE MIL HUIT CENT TREIZE. i^i
Une médiation ne peut être acceptée sans déterminer en même temps pour quel but , sur quel objet , et de quelle manière elle doit s'eSercer. II serait contraire à ce qui a été pratiqué par toutes les nations , et particulièrement aux usages du cabinet de France , de traiter d^une médiation autrement que par une convention discutée et librement consentie.
Le èoussigné est en eoniéquence charge de deinatider : '
i\ Que la cour de Yienne fasse connaître si le traité, d alliance de Paris est encore eicistant et continue à lier les deux puissances -,
2^. Et 9 dans le cas de l'affirmation , cpi'elle doniie des pouvoirs pour. négocier la nouvelle convention ^ui doit suppléer les articles secrets du traité de Paris considérés par elle comme Vêtant pas applicables à là çonjonettire actuelle ;
St. QuWle charge une personne munie de ses instructioQs et de ses pouvoirs de négocier, conclure et signer une convention relative à la médiation qu'elle a oSwte,
Lie soussigné , etc. ,' etc. /
Signé y le duc de Bassano
la*» MANUSCRIT
(N^ a.) Note du duc de Bassano au comte de •Mettemich^
Relativement à la mcdùUion proposée pour la paix.
Presde , le i5 join i8i3.
Le soussigné , ministre des relations extérieures , ayant reçu , par Tintermédiaire de M. le comte de Bubna , une note en date^du 1 1 du présent mois , s'est empressé de la mettre sous les yeux de S. M. I. étR. — S. M. lui a ordonné d'y faire la réponse suirante que le soUâ$igi||^ a Thonneur d adresser h son excellence M. le comte de Mettemich , ministre d'état et des conférences et des affaires étrangères de sa majesté l'empereur d'Autriche. -
Sa majesté l'empereur et roi n'a pas cessé d'expri^ mer le vœu de la paix , soit avant de recominencer les opérations militaires , soit depuis que les événemens de la guerre ont été favorables i ses armés. Il n'a point tenu d'autre langage dans les communications avec l'empereur d'Autriche et avec les agens qui ont été envoyés près de lui.
Son vœu est pour la paix générale , parce que , tant qu'elle pe sera pas conclue , aucune des puissances qui ont des intérêts maritimes ^ ne pourra jouir de ses droits et des avantages auxquels cette paix seule permettrait d'aspirer. La mission que la cour de Vienne avait donnée à M. de Wessemberg à Londres , et dont l'objet a été dans le tempà communiqué au soussi-
DE MIL HUIT CENT TREIZE. ja3
gné , fut accueillie par S. M. I. et R. comme un achemineraent vers la paix générale. M. le comte de Metternich joignît à une note , remise le 26 avril à l'ambassadeur de S. M. , un rapport par lequel M. de Wessemberg annonçait , le 6 du même mois , que sous peu de ^ours le ministère anglais pourrait s'expliquer. Depuis ce moment aucune communication n'a été faite , et Ton serait dans le cas de croire qu'après trois mois les choses sont encore dans le même état , s'il ne résultait de la note de M. le comte de Biibna que 1» cour de Vienne renonce à Tespérance qu'elle avait eonçue de la paix mÂritime.
Lorsque S. M. proposa à Dresde , par l'organe de M. le comte de Bubna , l'établissement d'un congrès où toutes les parties intéressées à la paix générale seraient appelées et où l'on poserait dea bases pour concilier toutes les prétentions , elle pensa qu'il était eo(nTenable que les États-Unis d'Amérique et les în- 9urgés espagnols y prissent part , parce que tous le^ pouvoirs maritimes avaient des intérêts à discuter. L'intervention dés États-Unis paraissait d'autant plus naturelle , que l'Angleterre venait de refuser de négocier sur la médiation proposée parla Russie , pour arranger les diiOTérens élevés entre TAmérique et la Grande-Bretagne.
Mais S, RL fit connaître en même tempe' que si la Russie et la Prusse voulaient traiter sans l'Angleterre, elle était également prête à y souscrire. Elle annonça qu'aussitôt que les dispositions des puissances belli- /Crawles ,îàoet égard, lui seraient connues, que des
plénipotentiaires auraient été nommés et qu'on se serait entendu sur le lieu de leur réunion en congrès , elle y enverrait les siens.
Il y a un mois que sa majesté a exprimé aussi formellement son vœu pour l'ouverture d'un-congrès. Déjà di^x^ours se sont écoulés depuis que l'armistice a heureusement suspendu l'effusion du sang , et aucune communication n'a encore fait connaître les dispositions des puissances belligérantes.
Sa majesté imputerait à regret la perte d'un tenfps si précieux et les lenteurs apportées à un objet d'un si grand intérêt pour lliiraianité , à des prétentions dont elle trouve cependant l'indice dans la note de M. de Bubna. Il semblerait , en effet , résulter de cette note que les puissances belligérantes doivent traiter et communiquer entre elles par l'organe de la cour de yienne.
Sa majesté n'hésiterait point à manifester son opinion sur cette prétention. Elle ne peut traiter de la paix saûs la négocier •, elle ne peut négocier que dans les formes consacrées par l'usage de toutes les nations et par des plénipotentiaires qui, réunis à ceux des puis-« sauces belligérantes , et après l'échange des pleinspouvoirs respectifs , entreront en explication.
Vouloir que sa majesté renonce au droit inhérent à Vindépendance des souverains , de faire traiter ses intérêts par ses plénipotentiaires , en se conforinant aux règles dont il n j a pas d'exemple dans l'histoire qu'on se soit jamais écarté, ce serait élever une prétention que repousserait tout Etat conservant le seu*»
DE MIL HUIT CENT TREIZE. laS
liment dé sa dignité. Sa majesté n'y consentira pas pour elle ; elle n'aurait pas le droit d'y consentir pour ses alliés.
Sa majesté , lors de la négociation de l'armistice , a déjà fait déclarer à la Russie et à la Prusse , par l'organe'du duc de Vicence , qu'elle était prêt» à traiter sur des bases honorables à toutes les parties.
Elle autorise le soussigné à insister de nouyeau sur l'ouverture immédiate, daùs un lieu intermédiaire du séjour des diverses cours belligérantes, d'un congrès pour la paix générale (et, dans le cas où l'Angleterre aurait refusé ou refuserait d'y adhérer, pour la paix continentale), et à faire la déclaration réitérée qu'aussitôt que ses ennemis et leurs alliés auront nommé leurs plénipotentiaires , et que le lieu de leur réunion en congrès aura été désigné !, elle y enverra les siens et invitera tous ses alliés à y envoyer les leurs.
Sa majesté , persévérant avec instance dans le désir d'entrer en négociation , se flatte que ce n'est pas à elle qu'on imputera ni l'intention d'éloigner la paix , ni les retards déjà apportés, au préjudice de Thumanité , à l'ouverture, du congrès , seul moyen de parvenir à l'accomplissement de cette oeuvre salutaire qui est l'objet de tous les vœux de sa majesté , et le but de toutes ses espérances. .
Le soussigné saisit avec empressement, etc.
Signe, le duc DK Bassako.
(N^ 3. ) Note de M. de Mettemich ,
Eri réponse à celle de M, de Bassano ^ /i**. i.
Le soussigné , ministre d'état et des afikirês étran-» gères de S. M. Tempereur d'Autriche ^ a reçu Tordre 4e faire la réponse sulTante à la note que Son Exe. M« le ministre des relations extérieures de France lui a fait Thonneur de lui adresser de Dresde, le i5 juin dernier.
L'Autriche et la France ont conclu ^ le i4 mars iSia^ une alliance dans le sens et dans Pc^sprit de celle de 1756. Cette alliance ^ purement défensive , est fondée sur le principe « du maintien de la paix du continent et du rétablissement de la paix maritime. » Elle repose donc sur la base la plus conforme à une saine politique, et ses stipulations renferment la réciprocité la plus parfaite entre les hautes parties con** tractante». Tout changement que Von voudrait apporter au traité patent ne pourrait être qu'au détriment de VvLït on de l'antre de ces principes^ Les articles séparés et secrets ont déterminé le genre de coopé* ration de rAutriche dans une guerre qui malheure^-* sèment n'était que trop à prévoir, et que tocts^ les efforts de conciliation de sa majesté impériale et royale apostolique n'ont pu faire éviter.
La guerre éclata en effet. Cependant l'empiereur , fidèle à ses principes, ne cessa pas, dans le cours
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 1^7 même de celle campagne de i8ia , marquée par les plus grands efforts des parties belligérantes et par une perte d'hommes dont Fhistoire ne présente guère d'exemples, de porter les regards sur le rétablissement le plus prompt de la paix*
Sa majesté impériale , pour rendre ee vœu pkià efficace , saisit le moment où, après une première campagne , il se présentait un intervalle sutisant pour s'expliquer avec les puissances. Elle offrit , dans le mois de février dernier , son intervention h la France , à la Russie et à ^Angleterre. Elle étendit cette offre à la Prusse , du moment que cette puissance parut en scène comme partie principale.
Toutes , à Vexception de l'Angleterre 9 accueillirent l'intervention de l'Autriche. Bientôt cependant il ne fut que trop constaté qu'une négociation uniquement appuyée de» bons offices de la cour de Vienne , ne suffirait pas pour rapprocher des puissances séparées par une grande diversité d'intérêts , et auxquelles tout sacrifice, tout effort devait paraître faible après ceux de l'année 1812.
L'empereur ne se découragea point. Il ne tarda pas à se mettre en mesure de soutenir ses paroles de paix en organisant des forces respectables ; et c'est arvèc satisfaction que sa miyesté impériale vit , par les ^ communications dont M. l'ambassadeur de France à la cour de Vienne s'acquitta dans le mois d''avril dernier , qu'à cet égard son opinion était partagée par S. M. l'empereur Napoléon. Le soussigné eut ordre de déclarer , en réponse à l'office de M. ]e comte de Nar-
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bonne, en date du 21 avril, qne sa majesté impe* riale élèverait sa simple intervention à une médi^* ùon , et que « désormais , elle paraîtrait en scène comme partie principale. Dès lors , l'Autriche ne pouvant pas agir à la fois comme puissance principale et prè'ter un secours limité , le corps auxiliaire autrichien reçut l'ordre de né plus risquer le sort des armes sut le territoire étranger, et de rentrer dans les frontières de l'empire* L'empereur déclara en même temps au gouvernement français que sa médiation ne devait aucunement préjudîcîer à la base de l'alHance avec la France, les deux hautes parties contractantes pouvant, de commun accord , placer sous une réserve les stipulations du traité du i4 marâ 1812 , qu,i ne se concilieraient pas avec l'attitude commandée par le besoin du rétablissement de la paix. Sa majeàtë impé* riale ajouta qu elle était prête à consigner dans un acte diplomatique cette réserve.
Les faits ainsi posés dans leur ordre naturel , il en résulte que l'Autriche est loin de regarder son alliance avec la France , cette alliance qui repose essentiellement sur le principe de la paix , comme inconciliable avec, sa médiation , qui ne tend qu'à ramener le repos en Europe. L'empereur n'eut jamais sanctionné une alliance qui n'eût pas porté sur la base de la paix. Il renoncerait à tout engagement qui s'opposerait à son rétablissement.
S. M. l'empereur des Français désirant., en outre , que l'offre et l'acceptation de la médiation autrichienne soient également consignées dans tm acte di-
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 129 plomatique , Tempereur d^Autriche n'a aucune, d^fi* culte de «e prêter à cette demande.
Sa majesté impériale a ordonné en conséquence au soussigné de déclarer à Son Ex. M. le duc de Bassano,
1°, Qu'ayant la persua;sion qu'il n'y avait pas opposition entre le traité du i4 mars 18 12 et la médiation de rÀutriche , elle autorise le soussigné à con-* venir , avec le gouvernement français , d'une réserve expresse à l'égard de celles de ses stipulations qui s'en trouveraient afTectées ;
2io. Qu'elle ne se refuse aucunement à passer une convention relativement à l'offre et à l'acceptation de lamédiation autrichienne \
3^. Que le soussigné , enfin , es^t chargé et muni de pleins-pouvoirs nécessaires pour régler les termes de ces deux actes et pour les signer.
Le soussigné saisit cette occasion pour renouveler à S. Exe. M. le duc de Bassano l'assurance de sa haute considération.
Gilscbio I le 23 juin l8l3.
^ . ' • Signe ^ MsTTSRificfl.
(N*. 4.) ISote de M. de Mettèrnich\ En réponse à celle de M. de -.Bassano y n'. 3.. .
Le soussigné , ministre d'état et des affaires étran-^ gères , a porté à la connaissance de l'empereur et rcti
TOMK II. V. tait, 9 *
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là "ùôte (}tie Soii Elcc. M. le duc deBàssaho , ministre des relations extérieures de France, lui a fait llionn^nt de lui adresser de Ûi'ësdé, le i^ de ce mois. Sa majesté im{>érik1ë Iiii a ordonné d j répondre par lés explications suivantes :
L'eniperéûr a fait parvenir , dans le mois de février "dernier , aux principales puissances belligérantes y Tofire de son intervention pour le rétablissement de la paix. Convaincue ffué, sans un juste équilibre politique , lé repos si nécessaire à FEurope ne pouvait être complètement assuré , et non moins convaincue que cet équilibre est directement lié à la paix maritime , les vœux de sa majesté impériale durent nécessairement porter sur cette paix \ elle eut la satisfaction de voir son intervention acceptée par les puissances auxquelles elle Favait offerte : l'Angleterre seule la déclina.
La marche de^ événemeus ccûduisît l'Autriche à étendre son intervention à une véritable médiation. L^empereur en «adressa Toffre au^ principales puissances belligérantes. Toutefois , sa msgesté impériale a cm devoir attendre Fépoque où la médiation serait formellement acceptée , pour faire une nouvelle démarche vis-i-vis du gouvernement britannique. Cette démarche a lieu dans ce mcmient.
Des forces immenses se trouvent cependant rapprochées ; Farmistice a un terme prochain , et des armées en présence s'opposent trop directement à la prolongation d^un simple armistice , poUr que rem-* perettr puisse admettre comme possible la réunion
DE MIL HUIT CENT TREIZE. i3i
^mifiédiate d'un congrès , atiquel seraient appelées toutes les puissances de FEurope , y compris des plénipotentiaires de la régence de Cadix et des États- Unis d'Amérique. Comment, en effet, supposer qne les préparatifs indispensables , la discussion sur les formes à donner au congrès , l'arrivée des plénipotentiaires et la négociation préalable âur les bases de la pacification , n'entraîneraient pas des longueurs tpn nécessiteraient une dislocation très-différente des armées ? Et comment admettre la possibilité que Tune ou l'autre des parties belligérantes voulût se dessaisi^/ -sans garantie , des avantages dont elle croirait avoir un gage assuré dans la position actuelle de ses forces?
Dans œt état de choses , l'empereur s'est attaché- à concilier les démarches en faveur d'une pacification générale, avec la conjoncture actuelle. Sa majesté impériale a proposé qu'il fut ni%ocîé , sous sa médiation, une paix entre les principales puissances du continent , qui , elle-même , servirait de base à la' pacification générale. Cette paix première replacera les puissances dans une attitude qui leur permettra "d^attendre la réunion d'un congrès général. Elle conduira directement à la paix maritime, en sorte que celle-ci sera le complément de la paix continentale. Nul doute enfin que cette négociation ne puisse facilement se terminer avant l'expiration de l'armistice.
Et ,^omme le château de Gitschin , en Bohème , se présente à la fois comme le lieu le plus rapproché et le plus central entre les deux grands quartiers-généraux , sa majesté impériale n'hésite pas à proposer
i3a MANUSCRIT
à S. M. Tempereur Napoléon d'envoyer un négociateur de sa part audit château de Gitschin.
Le soussigné a ordre d'sgouter que la même, demande vient d'être adressée à S. M. Fempereur de Russie et à S. M. le roi de Prusse.
n suffit sans doute d^avoir énoncé le but de cette invitation , pour que S. M-Tempereur des Français ne puisse plus conserver le moindre doute qu'il n'entre aucunement dans les vues de l'empereur d'Autriche de confondre sa médiation , librement acceptée par les puissances , avec des formes qui emporteraient l'exclusion des négociateurs chargés de défendre directement les intérêts des hautes parties intervenantes. Sa migesté impériale, s'est toi^ours montrée. défenseur trop zélé des droits des souverains et du principe de l'indépendance des puissances , pour qu'elle croie avoir besoin dM^ssurer qu'elle respecte les uns et Ijes autres jusque dans leurs moindres nuances.
Le soussigné saisit cette occasion pour renouveler à S. Exe. M. le duc de Bassanp l'assurance de sa haute considération.
Gittchia , 1« 32 juinlSlS*
Signe y IflTTUNICJ!.
DE MIL HUIT CENT TREIZE. i33
{N<*. 5.) Note du duc de Bassano a M. h comte deMetternich^
Relafivement à V alliance^
Le soussigné 9 ministre des relations extérieures, a porté k la connaissance de S. M. Tempereur et roi la pr^inière note qui lui a été remise hier par S« Esc. M. le eomte de Mettemich , sons la date du aa de ce mois.
8* M. Fempereuf et roi a vu avec satisfaction <{ue S. M. Fempereur d'Autriche persiste dans les sentÎT mens et dans les dispositions qui ont dicté les stipur lations du traité d'alU^i^e d'il 1*4 ni^urs x8ift.
Mais S. M. l'empereur d'Autriche désirant unç réserye ^xfv^s$^ , à Tég^rd de pelles des conditions dudit traité qu'il ne j^ge pas applica)>les aux cir* confiances açtuelleii , et ay§nt m^ni M. Iç comte de Metternich des pouyoim nécessaires pour négocier i cet effet une çp^ventipi^ ayèc le gpure^emait franr çais y sa mtgesté ippériale e( rojide a ordonné au soussigné de déclarer qu'il est pareiUe^nent muni 4e pleins?pouvoirs pour négocier , conclure et ngner ladite convention*
Le soussigné , etc»
p^ttde , le .37 juin i Sfr3. ^
Signty le dac os Bassarp..
i34 MANUSCRIT
(N^ 6.) Note du duc deBassano à M. le comte de MeaernicJu
{Suite de la précédente,)
Le soussigné , etc. , ayant reçu des instructions et des pouvoirs pour négocier , conclure et signer les réserves que S. M. Tempereur d'Autrîdie juge con- Tenable de faire au traité d'alliance du i4 «lî^rs r8 ta , et voulant, conformément aux intentions de S. M^ l'empereur et roi , accélérer autant qu'il est possible cette négociation , entre sur-le-champ en matière , et prie, dès ce moment, S. Exe. M. le comte de Melternich de lui remettre Ife projet des réserves désirées jMiP sa cour.
Le traité d'alliance se compose de neuf articles.
Par Tart. i , les deux|hautes parties contractantes s'engagent à apporter la plus ^ratide attention à maintenir la bonne intelligence si heureusement établie entre elles , leurs états et sujets respectifs.
S. M. l*empereur d'Autriche e^t sans doute aujourd'hui dans les mêmes dispositions. 'Cependant la position de Tarmée autrichienne en Bohème, qui garde son cordon devant Tarmée française , et qui , jContre l'usage établi , interdit le passsfge aux officiers et agens français munis de passe-ports en règle, constitue un changement de relations essentiellement nuisible au but de cet article. Si cette stipulation doit subsister , il serait convenable de part et d'au-
DE MIL HUIT CENT TREIZE, i3$
ire 4e prendre » sans délai y des mesuve» pQiu? éviter tôm ce «juî pppryaiï altérer U ^oiuue mtç|Uge]}ge ^ ^ de 3'e^tçn4^ç ausi^ei; 4u plfççmept 4ç§ ^vpes siiv î<es frontière» ^espeotiyes.
Par Fart. 2 , les deux parUes çootractaotes €^^9^ rantissent rintégrité de leurs territoires actuels*
Sa majesté persiste dans cette .garantie en ce qui la concerne. Le soussigné allionneur de prier M. le comte de Mettemich de lui faire connaître si TAur? triche y persiste également , ou si l'article a du traité doit être placé dans les réserves.
L'article 3 stipule robli^ation pap les deux parties contractantes de se secourir mutuellement dans le cas où , malgré les bons offices employés par Tune ou par Tautre , Tunç ou ) VuUe viendrait i être atta- .<juée ou menacée.
Les art 4* ef 6 flétemi^^x |a qiiotj|4 4^ ^cpurs «trépoqi^e o^ildpit être fi^rni.
Sa majestjé, iconsunliç d^s.ips principe , f^^garde ces stipulations ^comnie utiles et dans Tespri^ de Tal-? liance. Toutefois le soussigné aura Thonneur de s^cxt pliquer sur ]es inQdificat^pn^ qife TA^t^îçhe auvait désirées aussitôt qu'elles lu,i se^oçt çonpues^
Lies as\. 6^7 spp^ reliatiis à la garantie r>écîiprpquo d/s Tintégfité de leinpif^ ^itoma^ et dçf {NPinçipes de la navigation desj^eiitres,
Le sojossigi^ désire ég^ens^ent /^onnal^e Jes réserves dont rA|a|xic}ie jugerait ces deux articles spfçep-^ . tibles.
Quant aux articles secrets , les réserves dont ils
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peuvent 'i^el'tibjëé seraient un corollaire de celles que ^devraient '^épïcfnvel* Ibs articles patens', et sur lesquels il est dès lors nécessaire de connaître préalablement les vues que S. Exe; M* le oonite de Metter^ nîch aurait à présenter. ' . ..,.•.'
Le soussigné , etc.
Dresde, le 27 juin i8i 3. .... i
Sigmy le duc ds Bassamo.
(N^. 7.) Note du'duc de Pa^sano à M. le co/nte^ r de Mettemich ,
Relativement à la médiatihn.
"Le soussigné, ministre des relations extérieures , a porté à la connaissance de S. M. l'empélreur et roi la seconde note qui' Ittf a été remise hier par S. Exe. M. le comte de Métternich^ sous la note du 22 de ce 'mois. ? jj .
Sa majesté impériale et royale a éprouvé une véritable satisfaction dés explications contenues dans cette note, en regrettant le temps qui s'est écoulé depuis la signature de larmistice , et qui aurait été si utilement employé à l'œuvre de la paix; elle' reconnaît, d'après la déclaration qui lui est faite des sentimens dont S. M. l'empereur François est animé pour les droits des souverains , que ces retards ne sauraient être imputés à l'Autriche.
DE MIL HUIT CENT TREIZE. iS;
^Sa majesté impériale et royale a été également sa* tîsfaite d'apprendre que Son Exe. M. le comte de Mettemich tétait revêtu des pouvoirs nécessarres pour néjfoder une 'convention relative à Facceptation de la médiation de S. M. Tempereur d'A^triche , et elle a en conséquence ordonné au soussigné de déclarer qu jL est pareiUôment muni de pleins-pouvoirs pour négocier , conclure et signer ladite convention.
Le fjoussigné , etc.
Dresde , le 27 juin l8i3.
' ' Signe y le duc DK Bassaho.
( N*. 8. ) JVote de M. le comte de Metternich au >, » . duc de Bassano ^
RelativetHeni à V alliance,
' Le soussigné , ministre d'état et des affaires étran-> gères de S. M. l'empereur d'Autriche, a reçu les deux notes que Son Exe. M. le duc de Bassano lui a fait Thonneur de lui adresser ce matin*
L'attitude dumédi^tear^ne peut sans. doute secon<* cevoir sans la plus entière, indépendance. Si l'indépendance politique de l'Autriche ne peut être affectée par l'esprit de l'alliance du 1 4 mars i8ia , alliance purement défensive et fondée directement sur la conservation de la paix du continent et sur le désir du rétablissement de la paix maritime , il n'en est cepen-* dant pas de même de la lettre de ce traité.
i38 RUNUSCRIT
Le soassigné ne pouvant que 9e tététev k s(i note du A2 Juin , et répondant à celle en date de ee joitir die M. le duc de Ba^^ftuo , propose k soa excelleDce d'écart f r , 4au3 un nionent aussi impoeta«t pour Thu-r mauité , toute disouarion sur le$ articles particuliers du traité du i4 mars i8ia ^ et de placer la réserve relative audit traité, dans une déclaration commune à FÂutriche et à la France, telle que pourrait être celle que le soussigné a l'honneur de joindre ici en projet.
Le soussigné saisit cette occasion pour renouveler à Son Exe. M. le duc de Bassano l'assurance de sa haute considération.
Dresde, le 28 juin 181 3.
Signe y Mbttekmich.
La qualité de médiateur emportant la plus entière liberté et n'admettant aucune obligation qui pourrait se prouver en opposition avec les intérêts de Tune ou Tautre des parties intervenantes*, LL. MM. IL etRll. Tempereur des Français, roi d'Italie, et l'empereur d'Autriche, roi de Hongrie jet de Bohème, animés d'un ^gal désir de concourir , par tous les moyens en leur pouvoir , au réjtaUissement le plus prompt de la paîx'j savoir , S. M. l'empereur d'Autriche par l'offre qu'elle a faite de sa médiation aux puissances belli-f gérantes , et S. M. l'empereur des Français par l'acceptation, de la médiation de l'Autriche ; leursdites majestés impériales ne voulant , d'un autre côté, aucunement préjuger , par le tait de la médiation, contre ' l'existence de rallîanceétablîe entre elles par le traité
DE MIL HUIT CENT TREIZE. lîg du i4 nijars i8i!) , sont conyenues , d'uu commim accord , de déclarçr que les stipulations dudit traité qui affecteraient Tipipartialité du médiateur , seront suspendues pour tout le cours des négociations , se réservant expressément de- faire revivre lesdites stipulations , sauf les modifications que , d'un commun accord , elles jugeraient dev^ y apporter ensuite- de la pacification qui , dans le moment actuel , fait le premier objet des soins de leurs majestés impériales.
( N<^- 9- ) Note de M, le comte de Méttemich au ^duc dç Bassano^
BelaUvêmeMàlamé^kiliGn.
Le soussigné , ministre ii*état et des affaires éti;angères de S. M. l'empereur d'Autriche , a reçu la note que Son Exe, M. le duc de Bâssano lui a fait l'honneur de lui adresser en date d'hier.
Les dispositions de S. M. l'empereur des Français , v roi d'Italie, qui se trouvent exprimées dans cettenote en faveur de l'ouverture la plus prompte des négociations , et le désir du 'cabinet autrichien de seconder l'œuvre de la paix par tous les moyens en son pouvoir , déterminent le soussigné k adresser à Son Exe. M. le duc de Bassano , pour constater et l'ofire de la médiation de l'Autriche et l'acceptation de cette médiation pour la Prances, l'office ci-joint portant pu-
i4o MANUàCttlt
rement et slmplemebt roffre de la médiation de sa majesté impériale et royale apostolique. '
Le soHssigné saisit cette occasion pour renouveler à Son Exe. M. le duc de Bassanb Tassurance de sa haute considération. '
Dresde , le 29 juin i8i 3.
. Signé ^ le comte de Metternigh.
Le soussigné, ministre d*4tat et des affaires étran-t gères de S. M. Tempereur d'Autriche, en se référant au contenu de sa note du 22 juin , est autorisé à porter à la connaissance de S. M. Fempereur des Français , roi d!Italie , Toffre formelle de la. médiation 4^ S. M. l'empereur d'Autriche , roi de Hongrie et de Bohème , pour la paix.
S. M. I. de toutes les Russies , /et S* M. le roi de Prusse, ayant accepté la médiation de sa majesté impériale et royale apostolique , leursdites maj^estés l'empereur de Russie et le r^i à^ Prusse étant prêtes h, envoyer des négociateurs au château de Gitschin ei^ Bohème , le soussigné a l'houpeur de prier M. le duc de BassauQ de le mettre à même d'informer l'empereur , son auguste maître ^ de la détermination de S* M. l'empef^eur des Français , roi d'Italie.
Le soussigné saisit cette occasion- pour renouvelef* à Son Exe. M. le ministre des.rçlations l'assurance de sa haute considération.
Pr«^d«f 1« ^ ju^n i8i3.
Sign€\ le comte de ]M[sTTift]iiçiv
DE MIL HUIT, CENT TREIZE. i4t
(N". lo. ) Réplique du duc de Bassano, Relativement ' à V alliance .
;I^e soussigné, ministre des relations extérieures, a {ilacé sous les yeux de S. M. lempereur et roi la not0 de M. le comte de Metternich , eu date d'hier.
La proposition contenue dans cette note tend à mettre en réserve non quelques articles du traité d'alliance du i4 mars 1812^, mais le traité lui-même en son entier , ce qui parait en opposition avec les déclarations faites jusqu'à ce jour par la cour de Vienne , et même avec les dispositions exprimées par M .^ le comte de Metternich dans sa précédente note du 22 de ce mois.
n n'est au pouvoir de personne de faire que ce qui n'existe pas existe ; or on ne pourrait dire que le traité d'alliance existe , si toutes les stipulations étaient placées dans les réserves.
Sa majesté avait pti^sé que ces réserves , qui devaient être l'objet de la convenûon à conclure , ne se rapportaient qu'à quelques articles jugés par la cour de Vienne inapjdicaUes aux circonstance^ actuelles 3 mais puisqu'elles doivent embrasser , ainsi que la note de Son Exe. M. le comte de Metternich autorise à le croire, la lettre même du traité tout entier ^ saiu£y^esté ne peut considérer ce vœu de la cour de Vienne que comme l'équivalent d'une renonciatiqa à l'j^lligiTicf ^
i42 MANUSCRIT
Le traité du i4 mars 1812 avait cté conclu dans Topinion qu^il était favorable à toutes les parties. Sa msgesté , qui ne veut pas rendre son alliance onéreuse à ses amis , ne fait aucune difficulté de renoncer à celle qui la liait avec rAutriche , si tel est le vœu de S. M. l'empereur François. — Ce changement dans les rapports de la France et de T Au triche n'altérera en rien Famitié et la bonne intelligence résultant des derniers traités' qui ont rétabli la pai:it entre les deux puissances.
Le soussigné , etc.
Dcesd« , le 29 juin i8i3.
Signé j le duc db Bassaho.
( N®. II.) Réplique du duc de Bassano\ Rdativemml à la médiation.
Le soussigné , miiiistl*e des l^elations extérieures , a placé sous leï yeux de S. M. l'empereur et roi là note de Son Exe. M. le comte de M ettèrnich , en date de ce jour , et relative à l'offre que la icour de Tienne fait de sa médiation.
Sa majesté impériale et royale l'a chargé , en réponse à ladite note , de présenter le projet d'articles ci-joint comme un simple canevas pouvant servir à la négociation , pour laquelle M. le comte de Metter-
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 143 nich et le soussigné sont respectivement munis de pleins-pouvoirs.
M. le comte de Metiernich reconnaîtra dans le sens d^8 dispositions projetées le désir de sa majesté de replacer sur ses bases VEurope ébranlée par trente années de guerre , et de substituer à des paix partielles une paix générale , négociée non dans le cabinet , mais devant toute l'Europe , etien face de tous les peuples.
Cest ainsi qu'il en fut usé à Munster , à Nimègue , à Ryswick , à Utrecht 5 les puissances ne furent point arrêtées par la complication des intérêts et les lenteurs inséparables d'une négociation générale ; et même , lorsqu'à Osilabltick on avait de plus à concilier des idées de religion , toujours si délicates , et de leur natute si peu susceptibles de modification , toutes les difficultés furent surmontées avec le tempâ et la persévérance. Pourquoi , aujourd'hui qu'elles sont assurément moins grande^, désespérerait-on de parvenir à un heureux succès ?
Sa nîisgesté préfère , pour le lieu du congrès , Vienne ou Ptàguè , comme de grandes résidences où tous les négociateurs pourront se trouver réunis. Elle s'en rapporte au médiateur stir les mesures de police à prendre pour faire )Ouir les plénipotentiaires des privilèges et des honneurs qui appartiennent à leur caractère et à la dignité des souverains qu'ils teprc-* sentent.
Le soussigné , etc.
Dresde , le 29 juin l8i3.
Signe y le dtic de Bassano.
i44 MANUSCRIT
Canotas de conç^entîon.
Dresde, le 29 juio i8i5.
Art. !•'. S. M. l'empereur d'Autriche oflFre sa médiation pour la pacification générale.
Art. 2. Sadite majesté , en offrant sa médiation , n'entend pas se présenter comme arbitre, mais comme un médiateur animé du plus parfait désintéressement et de la plus entière impartialité , et ayant pour but de concilier les diâérens ^ et de faciliter , autant qu'il dépendra de lui , la pacification générale.
Art. 3. La médiation s'étendra à l'Angleterre , aux États-Unis , au roi d'Espagne , à la régence de Cadix et à toutes puissances des deux masses belligérantes.
S. M. l'empereur d'Autriche leur proposer^ les yilles de Vienne ou de Prague pour le lieu du congrès.
Art. 4* S. M. l'empereur des Français accepte po.ur lui et ses alliés la médiation de S. M. l'empereur d'Autriche , telle qu'elle est proposée par les articles ci-dessus.
Elle accepte également pour le lieu du cQngJcèç celle des villes de Vienne ou de Prague qui s^era le plus à la convenance des autres parties belligérantes.
Art. 5. Les plénipotentiaires français , russes et prussiens se réuniront , dans ladite ville , dans les cinq premiers jours de juillet, sons la médiation d«?
DE MIL HUIT CENT TREIZE. i45 rÂutriche , afin de commencer les négociations , et soit par des préliminaires, soit par une convention , soit par un traité de paix particulier, de faire cesser leffiision du sang qui afflige le continent.
Art. 6. Si , au 20 juillet , Tune des deux parties belligérantes dénonce Tarmistice , conformément à la convention du 4 jtiin 9 les négociations du céngrè$ n'éprouveront pour cela aucune interruption.
Art. 7. La présente convention, etc.
Second projet pour V application de la médiation de r Autriche à la paix générale.
Dresde, le 3o juin x8l3.
Leurs majestés , etc., etc., s'étant entendues "par la convention du 3ojuin, relativement aux négociations i faire sous la médiation de TAutriclie pour la paix continentale , et jugeant à propos de convenir également de ce qui regarde les négociations pour la paix générale , ont nommé , etc. , etc.
Art. Sa migesté l'empereur d'Autriche fera l'oâre de sa médiation à toutes les puissances belligérantes , pour la réunion d'un congrès de pacification générale , qui fixe sur des bases stables les intérêts de toutes les puissances de l'Europe , ébranlée depuis vingt-cinq ans.
Art* n sera convoqué à cet effet un congrès gêné rai dans les villes de Prague ou de Vienne , au choix des parties.
Tom II. a*. Édit. 10
i4Ç MANUSCRIT
Arlf Le»Éi«UrUni9 d* Amérique sont invites d'y ei^rqjer de» plénipotentiaires.
Il sera » pour VKipagne ^ admis deft pKaipote^tin-* res du roi d'Espagne e£ de)a régeofte de Cadix.
^rl.T^Vt pIénipol;antifûre'4es puiss^nfies belligérantes ayfknl.ace0p|ë la médiation de sa mijesté Fem^^ p^reur d'Autriche pour la pacification générale , qui se présentera nu^lioii des négociations avant k lo août, sera admis '.
I I^\ç99?;ciiti0n« qiû a été définitiyem«it «igné^pa^ suite <!«• d€ux projets ici-deMus, a été rapppi-téç 49^ la t6f t«| page li^.
DE MIL HBÏT Çpï^ TREIZE. i^^, S V. SUITE
lA PÏÉQQCIATÏON DE DRESDE-
W^ Mi DE piTTERJSflÇ^.
K^ I. Lettre de M. de Metternîcb à M. de Baftsano , da 3 juillet i8i3. — N". a. Lettre du même au même, du 8 juillet. — N<^. 3. Réponse de M. de Basçano , du 9 juillet. — N^ 4* Lettre . He M. de Metternich A M. de Buboa, du xa juillet. — N^ 5. Lettre de M. ^e l||I^tt^ch à M. ^p Bassano, flu i^ juillet. — N°. 6, Réponse ^e M. de B.assapo., dp ï6 jui|lçt* -;; Nj*. 7. Lettre de SI. dç IVietterpich, e% deux pièces jointes.
( N^ !• ) Lettre de M. de Mettemich A M., tU S4iSsano.
> ftift^A.J^JJlilW*»»^.
Monsieuir le duc ,
ie fais passer h 1\I. le comte de Btil)na deux lettre^ autographes de sa majesté impériale et royale apostoli-* que, dont Tune est en réponse à celle de S. M. l'empereur des Frqnçf is;^ en 4f te ^ 3o liiin, et Vautre pp^te yi*tificatiopj(}§lil^f?î%TSnjtîon ïq- jCetq^i/îrg^éraV
i48 MANUSCRIT
s'adressera à votre excellence pour la présentation desdites lettres et pour les faire parvenir à leur haute destination , suivant que votre excellence le trouvera le mieux convenir.
Sa majesté s^est fait un plaisir d^accéder au désir de l'empereur, relativement au lieu des négociations, et elle a donné sur-le-champ des ordres , afin que tout soit préparé à Prague pour la réception des négociateurs. Ces nouvelles dispositions exigeant toutefois quelques jours , la réunion ne pourrait guère se faire avant le 8 du mois. Je m'empresse de vous en prévenir, monsieur le duc, pour que larrivée simultanée des négociateurs puisse avoir lieu dans la journée du 8 de juillet. J'adresse la même information et invitation au ministère de S. M. Fempereur de Russie et à celui de S. M. le roi de Prusse.
Je prie votre excellence d'agréer, etc.
Si^nf^\ Mkttemiich.
(N^ a.) LeHre de M. de Metternich Au même.
' Èrandeis f le 8 Juillet lSi7.
Monsieur le duc ,, r'.
Pa* ma lettre tlu 3 de iée mois j'ai éuThonneùrde prévenir votre excellence de rînvitatioii q^ue nous
DE MIL HUIT CENT TREIZE. i4g adressons auministère de S. M. Tempereur de Russie, et à celui de S. M. le roi de Prusse , pour la réunion des négociateurs respectifs à Prague; les réponses de M. le secrétaire-d'état comte Nesselrode y et de M. le chancelier baron de Hardenberg, en date du 6^., me sont parvenues ici ce matin par estafette. Elles portent Tune et lautre que le terme du huit y que nous avions proposé , étant trop rapproché pour que cet inJ;erv£(lle. pût suffire au temps requis pour les expéditions ^. instructions et pour le voyage , les né<^ gociateurs russe. et prussien^seraient sans faute rendus à Prague dans la journée, du nouz^s. Je présume , d'après ce que votre excellence m'a fait l'honneur de me dire 9.qne cette époque de réunipn^sera également de vptre convenance,. Du reste ,.les^ arrangememi sont prêts de notre côté pour, laréceplion convenu hle des négociateurs au lieu de leur réunion. Agréez , monsieur le duc, etc.
Signe y IVfETTBRKic^.
(N?. 3. ) Réponse de M. de Bassano.
Dresde « le 9 juillet 181 3^
Monsieur le comte ,
M. le comte de Narbonne venait de partir pour se rendre auprès de vous , afin d'avoir des nouvelles
i5o MANUSCRIT
Mr la nomination des plënîpolentiàireft russe et ^rnssien , TouYertare des négociations et la proloh^ ^tion de ràrmistièé , loràqike M. le'cbhite de Bubna 4i-A ïétaiis la Ifettre l^tie vôtre èkcelléhcé m^ fait rhori-^ irii* de in'ëcKte Ker.
!^os ^lénipbtehliàires seraient kâhs aucrihe diffi-' \^Ultë i Pt^a^iite le ïi , quoique ceux de la kussie ne ttbus ftissent pai connus. Cél ofcjet test dé peu d'im-^ ipdi^ah'ce ; maïs il n'en est pas dé môliie de ce qui re- "gardé la prolohgatio'ù de rarmîstice : il est indispen- ^Ï^I\è que nous sachions à quoi nouk en tenir, et nous filtëtidroiis àvBc impàÛ'encé le retoui* du courrier l^ârg^ tfc cette lettre.
Sa Unajeslë avait pénsié qtié , corllTohnéihent & Tar^ \îcfe 4 ic là conventtdil dû 3o jùîh , S. M. Vempe^ î*eur d'AutHche ^"éiaht réservé de faîte agréer à la Russie ^et i !a Prii^sé 1 engagement que nous avions pris , vous vous seriez -chargé de cet objet , et vous auriez fait connaître Tarrangement adopté. La prolongation de Farmistice devait être publiée dans les places et à Farmée. Je prie votre excellence de me faire savoir ce qu'elle a fait et c6 qu'elle a appris à ce sujet. De notre côté le prince de Neufchâtel écrit à nos commissaires à ^eumarck , la lettre dont je vais donner communication à M. de Bubna. Nous aurions fait cette démarche dès le premier moment , si nous n avions pas cru que vous vous en étiez chargé. Étant engagés , il nous importe de savoir si nos ennemis le sont. S'ils ne Tétaient pas , et s'ils devaient refuser de prehdrè îe même engagement que nous , la position
DE MIL HUIT CEMT TREIZE. \5ï .que nous jAvîons voulu éclainrir .&e, trourendt ^mlirouillée de nouveau; Sa xnsyeste a lieu de regretter» anonsieur le comte , que votre excellence ne se soit .pas expliquée , s'il doit ea résulter ipe nduveDe perte de temps.
L'empereur désire que M. le pomte de Narbonpe reste à Prague ou aille i Bf andeîss , si S. M. Tempereur d'Autriche veut bien permettre qu'il soit dans le lieu ou .elle se trouve. Sa n^jesté a voulu , pour accélère;*, que son ambassadeur fut & portée de recevoir les cojDunv^ûcatijpns .que vous voudriez lui |aire.
jSigne' » le duc ïs Bassaik).
( N?. 4. ) LeUre de Jf. de Mettisrmch A M. de Bubna.
jprflgue, U la juillet i8i3.
Monsieur le çonirte ,
le reçois , dans le moment où j'allais e;ipédier le présent courrier, la note que M. le duc de Bassano iô'a adressée le 9 juillet. Pôtir lie jias arrêter la présenté fexpédittdri , je me fhers^ d*àvoir l*lionneùr de lui r^ottdre ôfficlellem:fsit demain. Je vôiis prie de ie prévehîr toutefois que , d'après un courrier qiiî m'ert arrivé k nuît dernière de 'Reîchenbacli , les
i5a MAJSTJSCRIT
cours de Russie et de Prusse ont reconnu officielle* ment le tertne du lo août prochain comme terme de %it£gQiciàtioii , et 'qù^ellès ne dénonceront point, de leur 'càtéi l'armistice avant celte époque. Il est tout simple que ce qui peut avoir trait à une prolongation d'ar-* luistice dans les formes militaires est du ressort de la commission à Neumarck. J^ai vu avec plaisir , par ce que me mande M. le duc de Bassano , que Ton y a déjà transmis Tordre aux commissaires français de s'entendre avec les commissaires ennemis.
Je vous prie, monsieur le comte, de vous acquitter sur-le-champ de cette commission vis-à-vis de M. le duc de Bassano , et de r^evoir Fassurance de ma considération très-distinguée.
Signé j MsTTKRificH.
(No. 5. ) Lettre de M. de Metternich
A M. de Bassano.
Prague , le i a juillet 1 8 1 3.
Monsieur le duc ,
Le comté de Narbonne m'a remis hier la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 9 de ce mois. Occupé de l'expédition d'un courrier pour le comte de Bubna , j'ai chargé ce général d'informer votre excellence que nous venions d'être préve-
DE MIL HUIT CENT TREIZE. tB^ mis officiellement, par les cours de Russie et de Prusse / qu'elles avaient admis le terme du lo août comme terme de négociation*
Le conseille^ privé d'Anstett est arrivé en atlen^ dant ici ce matin , et le baron de Humboldt s'y trouve également depuis midi. C'est avec regret que nous nous voyons privés encore de la présence de la personne chargée par S. M. l'empereur des Français d'assister aux négociations , et je me flatte de sa trèsprochaine arrivée»
L'empereur étant à Brandeiss dans Ie|plus strict in-* cognito , le séjour du corps diplomatique dans cet endroit , qui n'offre que le château occupé par sa majesté impériale , ne saurait aVoir lieu. Nous serons très-aises de conserver ici M. le comte de Narbonne, et je m'empresserai d'entretenir avec lui les rapports les plus suivis.
Je vous prie , etc.
Signe j METTlEBHicii.
( N®. 6. ) Réponse de M. de Bassano.
, Dresde, le . i6 juillet i8i3.
Monsieur le comte ,
J'ai reçu la lettre que votre excellence m'a fait l'honneur de m'écrire le la de ce mois. Je me proposais d'y répondre hier, mais des dépèches qui venaient de nous parvenir de Neumarck , et que je
i54 MANUSCRIT
m'empressai de c^&mmutiiqiier k M. l^comté de Btibnd, me portèrent à 4îâ<Srêr Jusqn^ntgvurdliili. De tiou-i> Telles lettres des mêmes eonnhissàiTes ahlvëut àTinstant , et no^ amtom^eitt ^ite !ftf Mt d;e Schôuvraloff et de Krus66iatH}k ^iit re^ en générât ein chef éei armées «omlNfiées lespouvdirs ttéce^fisiifes pont con-* clure la cûave»tk>ii relative à la pmoioïigation de Tarmistice.Il est 4€m€ prd>àble que dans la ji^urnée de demain. ceUe ftfilûre imjpcrrtafite âera termi^t^.
Sa majesté ayant appris que S. M. Tempeur d'Au-s tricke aurait pobr agréabfe que la tsondaite de la Rusr aie, dati^ la H^miitiatica de son plémpotentiaire, ne fût point imitée par nous^ sdohant^ d'«alleur& , hiôii^ieur le comte*» d^aprèè ce que vous mWez ^ait i'kohnétii' dem'éu-ire te 8» que le |)rojèt dencMiiiiietlMt. ledae de Vicenoe ayai:t été agréé par ybtre auguste mtà.tate , il n'en a pas fallu davantage pour fi^eet lis cbdiic de l'empereur. Je présente ce soir àJa signâtQ]% le6 pouvoirs qui dèivetit être remis à M. le duc de Vicence et à M. le comte de Narbonne , pour la négociation de la paix.
M. le duc de Yiceuce iiyao^^ réMi provisoirement ^ son service de grand-écuyer celui de grand-maréchal dtt pélaid , leb 'i^rangemens qu'il doit prendre au moment de son absêncie /exigeront qu'il séjourne encore ici. Son départ i^e sera pas longr lémpâ diSlété.
Jurées > monsieitir le comte ^ «te.
SigFté\ le duc i)« Ba^sanq.
DE MIL HUIT CENT TREIZE. i55
( N". 7. ) Lettre de M. de Mettemich A M, de Bassano,
^ Prague, le l5 juillet l8i3.
Monsieur le di^c , ^
Désirant accélérer par toutes les mesures en notre pouvoir la plus prompte réunion des négociateurs à Prague , je m'empresse de prier votre excellence de porter à la connaissance de S. M. l'empereur des
Français les déclarations officielles du • «it et
Il juillet coùratit , que je viénS de recevoir par un eourrîer e:xpëdi^ de Trachenber^ le 1 1 juillet , lesquelles portent, de k part de S. M. I. de toutes les ilùssies, par Torgane de S. Exfe. M. le secrétaire dMtat comte de Nesselr'ode , et de la )pa'rt de S« M. lé roi de Pïusse > par S. Exe. M. le tîhancelier barou de Hardenberg , Taccèptation la plus formelle de là prolongation de i'armistiée jdsqù'au 10 août prochain.
La déclaration préalable que 1$I. le lîeutenaiit général comte de Bubna a été chargé de transmettre A ce sujet à votre excellence se trouve donc recevoir , par l'office que j'ai en l'honneur d'adresser à votre excellence le 12 de ce mois , ainsi que par le présent, là confirmation la plus authentique de l'entière exécutiën du sens et de la lettre de rengagement pris par
i56 MANUSCRIT
nous en suite de Tart. 4 de la convention du 3o juin
dernier.
Je prie votre excellence d'agréer, etc.
Signé y Mkttkbnich.
Lettre de M. le comte de Nesselrode
A M. le comte de Stadion,
T«chenb«rg,le,^^iî;;;,l8i3.
Monsieur le comte ,
Dès mon retour de Ratisbonne , je n'ai pas manqué de soumettre à S. M. l'empereur la proposition que votre excellence a été chargée de nous faire relativement à une prolongation de l'armistice jusqu'au 10 août. Fidèle aux principes de ne prendre aucune détermination mr des objets d'une telle importance, sans^ s'être concertée préalablement avec des alliés , sa majesté impériale a différé d'y répondre , parce qu'elle allait avoir une entrevue avec le prince royal de Suède , fixée au 9 de ce mois. Son altesse royale est arrivée avant-hier à Trachenberg. Sa majesté impériale a eu la satisfaction de trouver le prince dans des dispositions entièrement conformes aux siennes envers l'Autriche. En conséquence ^ les deux cours alliées se sont décidées , avec lui , à donner à S. M. l'empereur François une nouvelle preuve d'amitié et de confiance , en prolongeant , au détriment même de leurs intérêts militaires, Farniislice jusqu'au lo
DE MIL HUIT CENT TREIZE. iS;
août. MM. d'Anstett et de Humboldt recevront aujourd'hui Tordre de régler , sous la médiation de TOtre cour , tout ce qui a rapport à cette prolongation. J'ai rhonneur d'être , etc.
Signé ^ le comte de Nesselbods.
Lettre de M. le baron de Hardenberg
A M, le comte de Stadion,
Trachenberg, le II jaillet i8l3,.
Monsieur le comte ,
Je me suis empressé de mettre sous les yeux de S. M. le roi mon maître, dès mon retour de Ratisbonne, la proposition que votre excellence k été chargée de nous faire relativement k la prolongation ( de l'armistice jusqu'au lo août. Sa msgesté a différé d'y répondre avant d'en avoir conféré avec S. A. R. le prince royal de Suède , avec lequel elle devait avoir une entrevue à Trachenberg , le 9 , et avec le fAinistre anglais. De concert avec les deux cours alliées , elle est charmée de donner à S. M. l'empereur ïAù-. triche une nouvelle preuve d'amitié et de condescendance , en prolongeant l'armistice jusqu^au 16 août , ce dont M. de Humboldt va être informé en' conséquence.
Je prie votre excellence , etc.
Signe y Hardenberg.
i58 MiU!ïtJSCIQT
S VI. NÉCMDeiATION DE NEUMARCK,
POUR LA PROLONGATION DE L'ARaPWîCÇ. ^
N^ !• Lettre des commissaires français, da ii juillet i8i3. — N*. 9. Réponse des commissaires alliés , da ii juillet. — N*. 3. Lettre des commissaires français au prince de NeufchÀtel » du 17 juillet — N".. 4- Lettre des mêmes au même , du a6 juillet. — N^ 5. Texte de la prolongation de Tarmistice, ' du a6 juillet — N% 6. Lettre de M. de Mettemich à M. de Bas*' •anoy du a» juillet. » N^ 7. Réponse de M. de Bassano, du
* ^4 juillet.
Lettre deg conmi^si^re^Jraf^çffff fi JSfeupuw^x
Aux commissaires russe et prussien.
l^eninarck , le i< jaiUet i8i3, à deux heur^ qjt demie du soir.
Messieurs,
rfous avons Thoimeur de vous provenir ^pe §., if ^ ie prince vice-connëtaLle m^jor géi^^f al ooi^s ia^|riij)^ que S. M. l'empeteur d'Autriche ayajat pflferî sa qa^.-^ diation , et Vouverture des x^f^gociations à Bca^u^ 1^ la courant , et la prolongation de l'armistice ju^^cju'au ïo août , afin qu'il y ait un intervalle ^e qua^apte jours entre les négociations et leur terme, S. M. Tempereur et roi a accédé à cette proposition.
Nous sommes donc autorisés , Messieurs ^ à voù»
DE MIL HUIT CENT TREIZE. m 5g proposer qu^il soit sigaé entre tous et nous une convention rdalf vû 4 U ]gfçj(Q^g%4f^^ i^ Yafvtà^^^ jusqu'au lo août.
Agréez , Messieurs , etc.
Signe' y Flahaut, Dumoustiib.
( V^. i. ) Réponse des commissaires aUiés.^
Neumarck , le 1 1 juillet i8id.
Messieurs ,
Nous avons reçu la lettre que vous nous avez fait rkonneur de nous adresser aujourd'hui à deux heures de Taprès-midi. N'ayant aucun ordre où autorisation quelconque qm ait rapport à Fimportant objet dont vous nous donnez oonnais^ance , nous devotifsn ous .borner à y^\^ a^^urer q]i^ ijuou^ i^p^s empresserons de transmettre sans perdre de temps votre lettre & S. Exe. M. le général en ^f.
Agréez, etc. , etc.
Signe y le comte Schocwaioff et ^russmark.-
i6o MANUSCRrr
( N^. 3. ) Lettre des commissaires /rançàis
Au prince de Neufchatel,
Heumarck , le ^7 juillet iSld*.
Monseigneur ,
Nous avons rkonneur de vous remettre la copie dWe Jiettre que M. le général en chef des armée» combinées a écrite à MM. les généraux russe et prussien. Votre altesse y verra que le général en chef n'admet point la prolongation de Farmistice jusqu'au 10 août.
Agréez, monseigneur, etc..
Signe y DuMousTisK , le général Flas^k.;
Extrait de la réponse de M. le général en chef des armées combinées
A MM, les commissaires russe et prussien.
Aeichenbach , le jL juillet 18 i3.
Messieurs ^
J'ai eu l'honneur de recevoir votre lettre en date
des w de ce mois , ainsi que le projet de convention
qui s'y trouve joint.
Je vois que deux difficul.tés en arrêtent la conclusion.
DE MIL BtJIT Cfâît TREIZE. 161 La première est celle qui regarde le jour où les hostilité» pourront rec<»nii|eiieer« Gomme j>l teça, à cet ëgard > de S. M. Tempereur, avant son départ de l'armée , des ordres très positifs , je ne puis que m'y conformer exactement. Nous ne saurions consentir à dépasser le terme du 10 août (n. st. ) pour la reprise des hostilités , si les préliminaires de là paix n^étaient pas signés à cette époque. Les deux manières de rédifer ce qui eonoeme ce Jmnt amit, ou do stipuler t;e -qui eét fifearqué dans Fart. r^'. de TOtve projet , et de ne point faire mention de dénonôiation ^ ou d^«ijduter que Ton s'oblige de dénoncer l'armistice le 4 août ( n. st. ) pour pouvoir recommencer les hostilités le 1 1 août ( n. st. ) , c'est-à-dire que , passé le moment dé minuit , entre le 10 et le 11 , l'armistice aura ces* se 9 et que Ton sera en droit d'agir hostilemebt. Je ne suis point le maître de rien changer à ceci, fût* ce même mon désir , comme ce ne Test pas. "Éa conséquence , il est inutile de revenir eut ce point.
La secondé difficulté concerne les officiers i envoyer aux places occupées pai^ ks ti^oupes françaises , etc. , etc. , etc.
Signe j le général en chef Bauciat DE^Tour.
TOMK II. 2«.Édit.
i6a MANUSCRIT
•' (N®. 4-) Lettré des commissaires français
Au prince dcNeufchâteL
Neumtrck , le a6 juillet l8i3.
Monseigneur,.
Nous avons rhonnenr de tous remettre le traité Supplémentaire relatif à la prolongation de larmisr tice jusqu'au lo'août.
Agréez,. ètc,
SignB\ les généraux Dumoustier et dk Flahaut.
( N^ 5! ) Texte de la prolongation de F armistice.
I*es puissances belligérantes ayant jugé nécessaire ""
de prolonger larmistice conclu à Plesswitz le y . .
dernier , ont nommé à cette fin , pour leurs plénipotenliaires •
Le baron Dumoustier , général de division , colonel en second du corps des chasseurs à pied de la garde impériale , chambellan de S. M. l'empereur et roi , l'un dés commandans de la légion-d'honneur \
Et le baron Flahaut , aide de camp de S. M. l'empereur et roi , général de brigade , officier de la lé-
DE MIL HUIT CENT TREIZE. i63
gion-d*honneur, commandeur de Tordre d«Sl.-Henri de Saxe , munis de pleins-pouvoirs de son altesse le prince de Neufcbâtel, vice-connétable , major général de Tarmée ;
Le comte de SchouvaloflF, lieutenant général , aide de camp , général de S. M, l'empereur de toutes lesRussies, grand-croix de Tordre de Wolodimîr de la deuxième classe, grand-croix de Tordre de Sainte-Anne , chevalier de Tordre de St.-George de la quatrième classe, commandeur âe Tordre de St.- Jean de Jérusalem , et grand^croix de Taigle rouge de Prusse ; .
Et le baron de Krusemarck, général-major au service de S. M* le roi de Prussse, grand-croix dc^ Tordre de Taigle-rouge , chevalier de Tordre du mérite*, munis de pleins-pouvoirs de S. Exe. monsieuq le général d'infanterie Barclay de Tolly , génér-al en. chef des armées combinées ;
Lesquels après avoir échangé leurs pleins-pouvoirs à Neumarck , en Silésie » le 'g juillet i8i3 i
sont convenus des articles suivans :
Art. I. L'armistice signé à Plesswitz est prolongé
, 20 juillet, jusquau ^'^ a, *• ^ 10 août.
Art. 2. Aucune des parties contractantes ne pourra dénoncer l'armistice avant ladite époque.
Art. 3. Si, ce terme expiré , l'armistice est dénoncé . par Tune d'elles , elle en fera , six jours d'avance , la notification au quartier-général de l'autre partie.
i64 MANUSCRIT
Art. 4* Lm hosiilitës ne pourront , en conséquence , recommencer que six jours après la dénonciation de Tarmistice aux quartiers«généraux respectifs.
Art. 5. Ladite convention sera renvoyée par des oiBciers français , à Stettin et à Cuatrin , et quant aux places de Dantzick , Modlinet Zamosck , les dépêches cachetées du major général de Tarmée française, et le traité pour la prolongation de Farmistice f seront portés par na officier russe aux gouverneurs de Dantzick, Modlin et Zamosck, qui en rapportera les réponses cachetées dans huitj ours.
Art. 6. Quant aux difficultés survenues sur la quotité des subsistances à fournir aux garnisons des places pendant la durée delà prolongation de Farmîstîce, on convient de s^en référer de part et d^autre aux plénipotentiaires des puissances belligérantes à Prague , aous la médiation de TAutriche , et en prenant pour base ce qui est pratiqué en pareille occasion.
Art. 7. Toutes les clauses et conditions de la convention de Plesswita seront exécutées pendant la prolongation de Tarmistice, telle quelle est réglée cidessus.
Fait et arrêté le présent acte en sept articles et en double expédition , les jour , mois et an que dessus.
(Suivent les signatures',)
DE MIL HUIT CENT TREIZE. i65
(N°. 6.) Lettre de M. de Metternich A ilf . de Bastano.
Pra^U«, ie àa jutllel tdi4.
Monsieur le duc ^
M. le comte de Narbonne m'a communiqué In dépèche que voire excellence lui a adressée, en date " du ig de ce mois , ainsi que les pièces y annexées concernant les discussions qtd onl eu lieu à Neumarck relativement à l'armistice.
J'ai rendu compte à Tempereur du nouveau relai'd qu'éprouve l'arrivée de M. le duc de Vîcence. C'est d'ordre de sa majesté impériale que j'écris dî- ^ecteméat à votre excellence pour la prier de porter à la connaissance de S. M. l'empereur des Français la pénible impression que ce retard a produite 9ur elle.
L'empereur, en adressant Toffre de sa médiation aux puissances belligérantes , n'a pas été seulement mù par le désir di^ la paix -, il y a été également déterminé par le besoin de faire cesser le plus tôt possible les charges qui, souvent, plus que la guerre même , s'appesantissent sur les peuples , pendant cet état intermédiaire qui n'est ni la guerre ni la paix.
Sa majesté impériale n'a pas demandé la prolongation de l'armistice de Pleissvvitz. Elle n'a cepen-
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dant pas hésité à employer ses bons offices pour faire admettre par les puissances alliées un terme additionnel de vingt jours à ajouter au terme présumé des négociations, lesquels, attendu les distances des quartiers-généraux respectifs et les pourparlers nécessaires pour faire agréer à ces mêmes puissances la prolongation de Tarmistice , ne pouvaient guère s^ouvrir que le 12 juillet.
L'engagement que , par l'article 4 de la convention du 3o juin dernier , S. M. Tempereur des Français avait pris envers la puissance médiatrice , de ne pas dénoncer avant le 10 août l'armistice existant , fut transmis par nous aux puissances alliées. LL. MM. l'empereur de toutes les Russies et le roi de Prusse accédèrent à la proposition de rAutriche , et nous n'a* vons pas tardé à faire parvenir à S. M. l'empereur des Français l'information officielle de leur engagement formel à ce sujet. Que pouvait-il rester à désirer aux puissances belligérantes pqur entrer en négociation à Prague ? Par quelle autre voie plus légale l'engagement de la France et le contr'engagement des alliés de ne pas dénoncer l'armistice avant le 10 août pouvaient-ils être même rendus obligatoires de part et d'autre? Quel surcroît d'assurances la France pouvait-elle attendre sur la détermination des puissances alliées? Quelle garantie plus certaine pouvait-elle enfin recevoir d'une sincérité entière et parfaitement réciproque jusqu'au terme convenu?
Des ordres cependant furent expédiés au quartier-général français, aux commissaires à Neumarck.
DE MIL HUIT CENT TREIZE. 167 Une noavelle discussion s'établil , de cette ntÀnière , à côté des garanties les plus formelles. Ce fait avait de quoi surprendre , mais nous étions loin de soupçonner qu'il entraînât les retards les J>lus précieux à> la cause de la paix. Comment prévoir la possibilité que les plénipc^entiaires de la puissance médiatrice et des puissances alliées réunis à Prague dès le 12 juillet, jour convenu pour l'arrivée des plénipotentiaires de part et d'autre , s'y trouveraient le 22 du mois , non seulement sajls que le plénipptealîaire français y fût , mais même dans l'incertitude la plus complète sur l'époque de son arrivée ?
Un office que vieut de m*adresser le baron d'Anstett ne me laisse point de doute qu'à Neumarck même le différent qui s'était élevé entre les commissaires doit y être aplani. Dix jours précieux ne sont pas moins perdus pour les négociations de Prague; ils né pourront être mis ni sur le compte de l» puissance médiatrice, qui a rempli dans la plus grande étendue» les engagemens qu'elle avait contractés envers la France , ni imputés aux alliés qui ont accepté dans les formes diplomatiques la prolongation de IWmistice , et dont les négociateurs sont arrivés ici le jour, convenu. /'
. La réunion des plénipotentiaires respectifs eut sans doute suffi pour ne pas laisser s'établir ailleursdes discussions sur des questions décidées d'avance entre les cabinets.
Il me reste à prier voire excellence de vouloir bien me faire connaître, le plus tôt possible le terme
i68 MâiroSCRIT
auquel «dront rendus ici le^ pUnipoleiitiftireB fran«
çdi»., sa mi^esté imp^ak 4é^ir^i|t YÎvenient de ne
pluB voir, de iiouyei^u^ «iiçid^sa^ servir de motif k une
perte de tpmps irréparable*
^ Je prie votre excellence , etc.
&îgne\ Mkttsrnicr.
( N°. 7.) Réponse du duc de Bassano.
Monsieur le comte y
M. le général de Bubna vient de me faire remettre If lettre de votre excellence , en date du %% de ce mois. Ayant envoyé le même jour à M. de Narbonne &ea pouvoirs et ses instructions , j^avais si&iiafait d'avance k la demande que vous me faites llionneur de mVdresser par cette lettre» Elle se trouvait ainsi sans oly et , et je n'ai point été dans te cas de la placer sous les yeux de sa majesté.
Quant aux détails dans lesquels vous avez jugé à propos d'entrer 1 monsieur le comte , je prie votre excellence d'agréer que je me borne , pour y ré-> pondre , à lui rappeler les faits au moyen de la notice ci<jointe«
J'ai l'honneur de vous offrir ^ etc*
Dresde , le 24 juillet x8i3 , au soir.
Si^ndy le duc 1» Bas&auq.
DE MIL mnr GÊN^T treize. i€ô t8i3 3o juin- Convention qui fixe an 5 jaillet le jour de l^ réunion des plénipotentiaires et la prolongation de rannisiîce au lo août. • 3 juillet. Lettre de M. le comte de Metternich. Son excellence propose que la réunion n'ait lieu que le 8.
8 id. Lettre du même. Son excellence propose
que la réunion n'ait lieu que le 12.
9 iV/. Départ de M. le comte de Narbonne
pour presser les réponses sur tout ce qui avait été convenu avec M. le comte de , Metternicli.
t) «jf. *ïjettre du duc de Bassano à M. le comte de Metternich. Il annonce la démarche faite k Neumarck.
12 m/. Lettre de M. le comte de Metternich. Il donne avis de la nomination des plénipo*tentiaires russe et prussien, et de leur arrivée à Prague.
12 û/. Lettré du même à M. le général de
Bufona. Il voit avec plaisir Tordre donné à Neumarck.
i5 14. Envoi des déclarations des ministres russe et prussien , sur la prolongation de larmistice.
16 id. Lettre dja duc de Bassano , annonçant a M. le comte de Metternich la nomination du duc de Vicence et du comte de Narbonne comme plénipotentiaires français.
170 MANUSCMT
1 7 juillet. Correspondance de Neumarck. Lescommissaires russe et prussienne veulent pro-* langer Farmistice que jusqu^au 4 août-
19 id^ Lettre d'envoi de ces pièces à M. le comte de Narbonne, pour les communiquera M. le comte de JVIetternich.
22 id. Correspondance de Neumarck, Les commissaires russe et prussien annoncent quHls . . sont autorisés à convenir de la prolongation de l'armistice , aux termes de la convention du 3o juin. Ils élèvent desdifficultés sur Tenvoi d^officicrs français aux gouverneurs des forteresses et sur la fixation des quotités pour l'approvisionnement des places.
aa m/. Eiivoi des pouvoirs et des instructions de M. le cpmie de Narbonne.
aï id* Envoi à M. le comte de Narbonne de la correspondance de Neumarck et des instructions du prince de Neufchàtel , pour lever, les dernières difficultés existantes,. :
a5 iV/, Signature présumée des arrangemens à Neumarck.
a6 id. Départ du duc de Vicence pour Prague , en conséquence de la conclusion desdits, arrangemens.